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vendredi 24 février 2017
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La bombe atomique et la capitulation du Japon


Un B-29

Peu avant Noël 1944, les services de renseignement américains ont reçu le rapport d’un agent diplomatique bien informé vivant au Japon et disant qu’un parti pacifiste était en train d’apparaître et de gagner du terrain. Cet agent annonçait que le gouvernement du général Koiso -successeur, depuis juillet 1944, du gouvernement du général Tojo qui avait entraîné le Japon dans la guerre- serait bientôt remplacé par un gouvernement pacifiste présidé par l’amiral Suzuki, qui prendrait l’initiative de négociations avec l’appui de l’empereur. Cette prédiction s’est réalisée en avril 1945.

Danshaku Suzuki Kantarō


Déjà en février 1945, à l’initiative de l’empereur Hirohito, des démarches avaient été entreprises, auprès de l’Union soviétique, lui demandant, comme « neutre », de tenir un rôle d’intermédiaire pour conclure la paix entre le Japon et les alliés occidentaux. Ces démarches ont d’abord été menées par les soins de l’ambassadeur soviétique à Tokyo, puis par ceux de l’ambassadeur japonais à Moscou. Mais rien n’en est sorti. Les Soviétiques n’avaient pas soufflé mot de ces démarches à leurs alliés.

Ce mois-là, à la conférence de Yalta, où se sont réunis Winston Churchill, Joseph Staline et Franklin Roosevelt, le Soviétique s’était engagé à entrer en guerre contre le Japon, à condition d’obtenir les îles Kouriles, toute l’île de Sakhaline, et une position prédominante en Mandchourie.

Winston Churchill, Franklin Roosevelt et Joseph Staline à la conférence de Yalta, en Union soviétique

A la fin mai 1945, Harry Hopkins, envoyé personnel du président Truman, s’est rendu à Moscou pour s’entretenir de l’avenir avec Joseph Staline. Ce dernier a abordé la question du Japon. Il a informé Harry Hopkins que les armées soviétiques d’Extrême-Orient se déploieraient le 8 août pour attaquer les Japonais sur le front de Mandchourie.

Harry Hopkins

Joseph Staline a poursuivi en disant que si les alliés persistaient dans leur exigence de « capitulation sans condition », les Japonais se battraient à mort jusqu’au bout, alors qu’en atténuant cette exigence les alliés encourageraient les Japonais à se rendre, et qu’ils pourraient alors imposer leur volonté et obtenir des résultats sensiblement identiques. Il a souligné que l’Union soviétique entendait prendre une part effective à l’occupation du Japon.

C’est au cours de cette conversation que Joseph Staline a révélé que « certains éléments japonais » étaient en train de « tâter le terrain en vue d’une paix éventuelle ». Mais il n’a pas précisé qu’il s’agissait d’initiatives officielles par l’intermédiaire des ambassadeurs.

Le 1er avril 1945, les Américains ont débarqué sur Okinawa. Le choc de cette nouvelle, associé à une note soviétique inquiétante annonçant la fin du pacte de neutralité soviéto-japonais, a précipité la chute du cabinet Koiso, le 5 avril 1945. L’amiral Suzuki est alors devenu premier ministre.

Le dilemme de l’amiral Suzuki

Bien avant la fin des combats sur Okinawa, le résultat ne faisait aucun doute. Il était également évident qu’une fois l’île conquise les Américains pourraient rapidement intensifier leurs bombardements aériens sur le Japon proprement dit, puisque les aérodromes d’Okinawa étaient situés à moins de 650 kilomètres du Japon -soit à peine le quart de la distance séparant le Japon des îles Mariannes.

Le caractère désespéré de la situation était évident pour l’amiral Suzuki, dont les opinions pacifistes avaient amené les extrémistes militaires à le menacer de mort dès 1936. Mais bien que les chefs du parti de la paix soient désormais majoritaires dans le gouvernement, ils étaient très embarrassés quant à la procédure à suivre. Aussi impatients qu’ils pouvaient être de conclure la paix, l’acceptation de l’exigence alliée d’une « capitulation sans condition » apparaîtrait comme une trahison des combattants résolument décidés à se battre jusqu’à la mort. Ces forces, qui tenaient encore entre leurs mains la vie de milliers de prisonniers civils et militaires alliés à demi-affamés, pouvaient refuser d’obéir à un ordre de cessez-le-feu si elles en jugeaient les conditions trop humiliantes. Et surtout s’il était question d’exiger le départ de l’empereur qui, à leurs yeux, n’était pas seulement le souverain mais un Dieu.

L’empereur Hirohito

C’est l’empereur Hirohito qui a pris l’initiative de trancher ce dilemme. Le 20 juin 1945, il a convoqué en conférence les six membres du cabinet restreint, formant le Conseil directeur suprême de la guerre, et il leur a déclaré : « Veuillez examiner les moyens de mettre un terme à la guerre dès que possible. » Les six membres du Conseil étaient tous d’accord sur ce point. Mais, alors que le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Marine étaient prêts à capituler sans condition, les trois autres -le ministre de la Guerre, et les chefs d’état-major de l’armée et de la Marine- étaient en faveur de la poursuite de la résistance jusqu’à ce que des conditions moins draconiennes puissent être obtenues. Il a finalement été décidé d’envoyer le prince Konoye en mission à Moscou pour négocier en vue de la paix. En privé, l’empereur lui a donné des instructions pour qu’il ramène la paix à n’importe quel prix.

Fumimaro Konoye

Joseph Staline

Le 13 juillet 1945, en guise de préliminaire, le ministre japonais des Affaires étrangères a informé officiellement Moscou que « l’empereur désire la paix. » Le message a atteint Joseph Staline au moment précis où il partait pour la conférence de Potsdam. Il a envoyé une réponse glaciale disant que la proposition n’était pas assez catégorique pour lui permettre d’agir ou même d’accepter la mission.

Cependant, cette fois, Joseph Staline a parlé à Winston Churchill de cette initiative. Dans ses Mémoires, Winston Churchill mentionne qu’à l’occasion de la conférence de Potsdam, trois semaines avant l’explosion de la première bombe atomique sur Hiroshima, Joseph Staline lui a déclaré en privé avoir reçu un message de l’ambassadeur japonais à Moscou exprimant le désir de paix de son pays. Winston Churchill ajoute qu’en transmettant cette nouvelle au président Harry Truman il a suggéré d’atténuer quelque peu l’exigence alliée de « capitulation sans condition », afin de rendre la capitulation plus facile aux Japonais.

Joseph Staline, Harry Truman et Winston Churchill à Potsdam, en Allemagne, en 1945

Quinze jours plus tard, le gouvernement japonais a envoyé un nouveau message à Joseph Staline, essayant de rendre encore plus clair le but de la mission. Mais il a reçu une réponse négative identique.

Entre-temps, le gouvernement de Winston Churchill avait été vaincu aux élections générales britanniques, si bien qu’à Potsdam, le 28 juillet 1945, lorsque Joseph Staline a informé la conférence de cette nouvelle initiative japonaise, Winston Churchill avait été remplacé par Clement Attlee.

Clement Attlee

Réaction des Américains

Cependant, les Américains étaient déjà informés du désir des Japonais de mettre un terme à la guerre, car leurs services de renseignement avaient intercepté les messages chiffrés envoyés par le ministre japonais des Affaires étrangères à son ambassadeur à Moscou.

Le président Truman et la plupart de ses principaux conseillers étaient maintenant aussi fermement décidés à utiliser la bombe atomique pour accélérer l’effondrement du Japon que Joseph Staline l’était à entrer en guerre contre le Japon avant la fin du conflit pour obtenir une position avantageuse en Extrême-Orient.

Toutefois, certains hommes éprouvaient des doutes à propos de la nécessité d’utiliser la bombe atomique.

Parmi ces derniers figurait l’amiral Leahy, chef d’état-major du président Roosevelt, puis du président Truman. Il répugnait à l’idée d’employer une telle arme contre la population civile : « Mon sentiment intime était qu’en l’employant les premiers, nous avions adopté une morale semblable à celle des barbares de l’Age des Ténèbres. On ne m’a pas appris à faire la guerre de cette façon, et les guerres ne se remportent pas en massacrant des femmes et des enfants. » L’année précédente, il avait protesté, auprès du président Roosevelt, contre une proposition suggérant d’employer des armes bactériologiques.

William Daniel Leahy

Les savants atomistes eux-mêmes étaient divisés. Une commission scientifique créée par le ministre de la Guerre Stimson, pour examiner l’éventualité de l’emploi de l’arme atomique contre le Japon, a fortement recommandé d’utiliser la bombe dès que possible et sans aucun avertissement préliminaire quant à sa nature, de crainte d’un raté.

Par contre, un autre groupe de savants atomistes, dirigé par le professeur James Franck, a présenté au ministre de la Guerre Stimson, vers la fin juin 1945, un rapport exprimant des conclusions très différentes : « Les avantages militaires et l’économie de vies américaines obtenus au moyen de l’emploi subit de bombes atomiques contre le Japon risquent d’être contrebalancés par la vague d’horreur et de répulsion qui se répandra sur le reste du monde [...] Si les Etats-Unis devaient être les premiers à déchaîner ce nouveau moyen de destruction aveugle sur l’humanité, ils renonceraient à la sympathie populaire dans le monde entier, précipiteraient la course aux armements et nuiraient aux chances d’arriver à un accord international sur le contrôle de ces armes dans l’avenir [...] Nous pensons que ces considérations rendent inopportun l’emploi de bombes nucléaires, dans un futur rapproché et contre le Japon. »

James Franck

Les savants qui étaient les plus proches des hommes d’Etat avaient de meilleures chances d’être écoutés. Leurs arguments pressants ont emporté la décision, aidés par l’enthousiasme pour la bombe atomique qu’ils avaient déjà éveillé chez les hommes d’Etat en la présentant comme un moyen rapide et facile de mettre un terme à la guerre.

Pourquoi la bombe atomique a-t-elle été utilisée ? D’une part, il s’agissait, en provoquant une capitulation accélérée du gouvernement japonais, de dissuader les Soviétiques de participer à l’attaque et l’occupation du Japon. D’autre part, la mise au point de la bombe atomique avait coûté 2 milliards de dollars et il paraissait inconcevable de renoncer à son expérimentation après l’avoir enfin réalisée. Il fallait s’assurer qu’elle marche. On n’avait pas du tout la certitude que les bombes exploseraient comme prévu.

Les bombardements atomiques

Les conseillers militaires ont suggéré cinq objectifs possibles pour les deux bombes qui avaient été fabriquées et, parmi ces différentes villes, Hiroshima et Nagasaki ont été retenues, car elles présentaient à la fois des installations militaires et des « maisons et autres édifices particulièrement susceptibles d’être endommagés. » Le choix final a été déterminé par les conditions météorologiques au-dessus des divers objectifs sélectionnés.

La bombe atomique Little Boy sur l’île de Tinian, dans l’archipel des Mariannes, début août 1945

La bombe atomique Fat Man sur l’île de Tinian, dans l’archipel des Mariannes, début août 1945

Le 6 août 1945, la première bombe atomique a été larguée sur Hiroshima, détruisant la plus grande partie de la ville et tuant 80000 personnes, soit le quart de sa population. La nouvelle du bombardement de Hiroshima a atteint le président Truman alors qu’il revenait de la conférence de Potsdam, en bateau. Selon les témoins de la scène, il s’est exclamé d’un air triomphant : « C’est le plus grand événement de l’histoire. »

Hiroshima, au Japon, avant l’explosion de la bombe atomique

L’explosion atomique au-dessus de Hiroshima, au Japon, le 6 août 1945

Hiroshima, au Japon, après l’explosion de la bombe atomique

Hiroshima, au Japon, après l’explosion de la bombe atomique

Hiroshima, au Japon, après l’explosion de la bombe atomique

Un soldat japonais à Hiroshima, en septembre 1945

Le retour du B-29 Enola Gay sur l’île de Tinian, dans l’archipel des Mariannes, après le bombardement de Hiroshima

Le 8 août 1945, l’Union soviétique a déclaré la guerre au Japon.

Le 9 août 1945, la seconde bombe atomique a été larguée sur Nagasaki.

Nagasaki, au Japon, avant l’explosion de la bombe atomique

L’explosion atomique au-dessus de Nagasaki, au Japon, le 9 août 1945

Nagasaki, au Japon, après l’explosion de la bombe atomique

Les ruines de Nagasaki, au Japon, en août 1945

Des rescapés du bombardement atomique, à Nagasaki, au Japon, en août 1945

Les ruines d’une église après le bombardement atomique, à Nagasaki, au Japon

Une victime de la bombe atomique, en août 1945

Une jeune victime de la bombe atomique, en août 1945

Une rescapée du bombardement atomique de Nagasaki, au Japon

Réaction du gouvernement japonais

Cependant, les effets des bombardements atomiques sur le gouvernement japonais ont été bien moins importants que ce que les Occidentaux ont imaginé à l’époque. Les trois membres du Conseil des six qui étaient opposés à la « capitulation inconditionnelle » n’ont pas été ébranlés. Ils ont continué d’insister pour que certaines assurances puissent être obtenues quant à l’avenir, en particulier en ce qui concernait le maintien de « la position souveraine de l’empereur ». Quant au peuple japonais, il a ignoré, jusqu’à la fin de la guerre, ce qui s’était passé à Hiroshima et Nagasaki.

Ce même 9 août 1945, les troupes soviétiques avançaient en Mandchourie.

Toujours le 9 août 1945, une réunion du cabinet restreint s’est tenue en présence de l’empereur Hirohito. Il s’est montré tellement clair et véhément dans la démonstration du caractère désespéré de la situation, et dans sa demande d’une paix immédiate, que les trois opposants sont revenus sur leur position et ont accepté la réunion d’un Gozenkaigi -sorte de Conseil des anciens- au cours duquel l’empereur en personne pourrait prendre la décision finale.

De son côté, le gouvernement japonais a annoncé à la radio qu’il était prêt à capituler à condition que la souveraineté de l’empereur soit respectée -point sur lequel la déclaration de Potsdam faite par les alliés, le 26 juillet 1945, avait gardé un silence inquiétant.

Après quelques discussions, le président Truman a accepté cette clause qui restreignait de façon notable la notion de « capitulation sans condition ».

Malgré cela, les opinions étaient encore très partagées au Gozenkaigi réuni le 14 août 1945. Mais l’empereur a mis un terme aux débats en déclarant de manière irrévocable : « Si personne d’autre n’a d’opinion à exprimer, nous aimerions exprimer la nôtre. Nous vous demandons donc de vous y rallier. Nous ne voyons qu’une seule façon pour le Japon de se sauver. C’est la raison pour laquelle nous avons pris la détermination d’endurer l’inendurable et de supporter l’insupportable. » La reddition japonaise a alors été annoncée à la radio, malgré la tentative désespérée de quelques extrémistes qui ont tenté de s’emparer des disques sur lesquels le discours de l’empereur avait été gravé, afin de les détruire.

La réunion du Gozenkaigi présidée par Hirohito, à Tokyo, au Japon, le 14 août 1945

Hirohito enregistre son discours annonçant la capitulation du Japon, à Tokyo, le 14 août 1945

Des prisonniers japonais écoutent la déclaration radiodiffusée de Hirohito annonçant la capitulation du Japon, sur l’île de Guam, le 15 août 1945

Un prisonnier japonais pleure en écoutant la déclaration radiodiffusée de Hirohito annonçant la capitulation du Japon, sur l’île de Guam, le 15 août 1945

L’utilisation des bombes atomiques n’était pas indispensable

L’emploi de la bombe atomique n’était pas réellement nécessaire pour obtenir ce résultat. Avec les neuf dixièmes de sa marine marchande coulés ou hors de service, sa flotte et son aviation paralysées par manque de pétrole, ses industries en ruine, et le ravitaillement alimentaire de sa population en voie de tarissement rapide, l’effondrement du Japon était déjà certain.

Le rapport du US Strategic Bombing Survey mentionne : « Le laps de temps séparant l’impuissance militaire de l’acceptation politique de l’inévitable aurait probablement été plus court si la structure politique du Japon avait permis une détermination plus rapide et plus décisive de la politique nationale. Néanmoins, il nous semble que, même sans les bombardements atomiques, la suprématie aérienne aurait exercé une pression suffisante pour entraîner une capitulation inconditionnelle et épargner tout besoin d’invasion. »

L’amiral King, commandant en chef de l’US Navy, a déclaré qu’à lui tout seul le blocus naval aurait « soumis les Japonais par la faim » -faute de pétrole, de riz et d’autres denrées essentielles- « Si on avait eu la patience d’attendre. » On relèvera, toutefois, qu’une telle méthode aurait transformé l’ensemble du Japon en une sorte de gigantesque camp d’extermination où tout le monde serait mort de faim jusqu’à ce que les dernier fanatiques militaires se suicident d’une manière ou d’une autre. Pensons aux scènes de cannibalisme qui ont eu lieu à Leningrad, quand la ville était assiégée par les Allemands. Cette méthode visant à affamer les Japonais impliquait, notamment, le sacrifice délibéré de tous les prisonniers alliés détenus au Japon, car ils auraient été les premiers à être privés de nourriture.

Selon l’amiral Leahy : « L’emploi de cette arme barbare sur Hiroshima et Nagasaki ne nous apporta aucune assistance matérielle dans notre guerre contre le Japon. Les Japonais étaient déjà vaincus et prêts à capituler à la suite du blocus naval efficace et de la réussite des bombardements conventionnels. »

Dans ses « Mémoires », Winston Churchill écrivait : « Ce serait une erreur de croire que le sort du Japon fut décidé par la bombe atomique. Sa défaite était certaine avant le largage de la première bombe et elle fut la conséquence d’une supériorité navale écrasante. C’est grâce à celle-ci qu’il fut possible de s’emparer des bases maritimes permettant de lancer l’attaque finale et de forcer son armée métropolitaine à capituler sans frapper un seul coup. Sa marine marchande avait été détruite. »

Signature de l’instrument de capitulation

Le 2 septembre 1945, les plénipotentiaires japonais ont signé « l’instrument de capitulation » à bord du cuirassé USS Missouri mouillé en rade de Tokyo. La seconde guerre mondiale s’est terminée ainsi, six ans et un jour après qu’Adolf Hitler l’ait déclenchée en attaquant la Pologne, et quatre mois après la capitulation de l’Allemagne. Ce fut une conclusion de pure forme, une cérémonie servant à consacrer la satisfaction des vainqueurs. En effet, la guerre a cessé le 14 août 1945, lorsque l’empereur Hirohito a annoncé la capitulation du Japon et que les combats se sont arrêtés.

La délégation japonaise venue signer l’acte de capitulation, à bord du cuirassé USS Missouri, dans la baie de Tokyo, au Japon, le 2 septembre 1945

Suite dans Le Tribunal militaire international pour l’extrême-orient

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source