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vendredi 18 août 2017
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La seconde guerre mondiale en photos 64

Le Tribunal militaire international pour l’extrême-orient


Des prisonniers chinois sont tués à la baïonnette par des soldats japonais, à Nanking, en janvier 1938

Durant la guerre du Pacifique, entre le 7 décembre 1941 et la capitulation du Japon, l’Armée japonaise s’est comportée conformément aux méthodes qu’elle pratiquait déjà, précédemment, en Chine.

Les lignes suivantes sont extraites du jugement du Tribunal militaire international pour l’Extrême-Orient :


« Un cas de mutilation de prisonnière vivante, cette fois non par un officier médical, mais par un officier combattant, a été rapporté depuis Canangay, aux Philippines : « Une jeune femme (...), âgée d’environ vingt-quatre ans, a été capturée alors qu’elle se cachait dans l’herbe. L’officier qui commandait la patrouille lui a arraché les vêtements, tandis que deux soldats la tenaient. Il l’a ensuite faite emmener vers une petite hutte, mais sans murs (...), puis l’officier s’est servi de son sabre pour lui couper les seins et la vulve. Les soldats la tenaient pendant que l’officier faisait cela. Au début, la fille hurlait. Finalement, elle est demeurée tranquille et silencieuse. Ensuite, les Japonais ont mis le feu à la hutte.

Le boy philippin

A Manille, un témoin a décrit comment son boy a été attaché à un pilier. Les Japonais lui ont sectionné les organes génitaux et ont enfoncé le pénis dans sa bouche.

Les fonctionnaires hollandais

D’autres cas de mutilations de prisonniers, dans les mains de soldats japonais, ont eu lieu à Balikpapan, à Bornéo. Le cas a été relaté par un témoin, comme suit : « J’ai vu un officier de district (hollandais) en uniforme et un inspecteur de police (hollandais) en uniforme. Un officier japonais a engagé une conversation avec l’officier de district. (...) J’ai vu que, pendant cette conversation, l’officier japonais maltraitait l’officier de district en le giflant. (...) L’officier japonais qui avait engagé la discussion avec l’officier de district a brandi son sabre et lui a sectionné les bras, un peu au-dessus du coude, puis les jambes, à la hauteur des genoux. L’officier de district a été entraîné vers un cocotier, on l’y a attaché, puis on l’a frappé à mort à coups de baïonnette. (...) Ensuite, le même officier japonais s’est rendu vers le policier en uniforme ; (...) il a été frappé de la main et du sabre. Ensuite, l’officier japonais lui a sectionné les bras sous les coudes et les jambes vers les genoux ; j’ai entendu le policier crier encore « Dieu sauve la Reine ! ». A coups de pied et de baïonnette, le policier a été contraint de se redresser sur ses moignons de jambes, et là il a été achevé à coups de baïonnette. »

Le navire hôpital australien Centaur a été torpillé par le sous-marin japonais I-177, à l’Est de l’Australie, le 14 mai 1943. Au cours des trente heures suivantes, avant d’être secourus par le destroyer USS Mugford, les rescaprés du naufrage ont été attaqués par des requins

Hong Kong

Pendant les massacres, à Hong Kong, les troupes japonaises sont entrées dans l’hôpital militaire de St. Stephens College, elles ont tué à la baïonnette les malades et les blessés, dans leur lit, puis elles ont violé et assassiné les infirmières qui étaient de service.

Malaisie

Pendant la bataille du Nord-West Jehore, en janvier 1942, un convoi d’ambulances transportant des malades et des blessés a été capturé par les soldats japonais. Le personnel et les blessés ont été sortis des ambulances et tués à coups de feu, de baïonnette, ou brûlés vifs après avoir été arrosés d’essence.

A Katonga, en Malaisie, en janvier 1942, des mitrailleurs japonais ont tiré sur un convoi d’ambulances. Le personnel et les blessés ont été retirés du convoi, attachés ensemble et on leur a tiré dans le dos.

Le cadavre d’un prisonnier de guerre dépecé et dévoré par des soldats japonais, en Nouvelle Guinée, en 1943

Singapour

L’hôpital Alexandra, à Singapour, a été capturé, par les forces japonaises, le 13 février 1942. Les troupes japonaises ont traversé le premier étage de l’hôpital et tué, à la baïonnette, tous ceux qui se trouvaient là. Elles sont entrées dans la salle d’opération, où un soldat était chloroformé, alors qu’on l’opérait, et elles ont tué, à la baïonnette, le patient, le chirurgien et l’anesthésiste. Ensuite, les Japonais sont allées au second étage, et dans d’autres parties de l’hôpital, en ont expulsé les malades et le personnel médical et les ont massacré.

Java

En mars 1942, quand les troupes japonaises sont entrées à Soebang, dans l’île de Java, ils ont expulsé une infirmière et ses patients de l’hôpital militaire et les ont massacré avec des femmes et des enfants de la population civile.

Méthodes

On relève des méthodes similaires dans la plupart des massacres. Les victimes étaient d’abord attachées puis on leur tirait dessus, on les tuait à coups de baïonnette ou on les décapitait au sabre. Le plus souvent, les victimes se faisaient tirer dessus, puis des soldats japonais achevaient les survivants à la baïonnette.

Dans plusieurs occasions, les victimes étaient rassemblées sur une plage, le dos à l’océan, ou au sommet d’une falaise, et on les tuait.

En janvier 1942, à Tarakan, sur l’île de Bornéo, des prisonniers de guerre hollandais ont été embarqués sur un croiseur léger japonais, emmenés jusqu’à l’endroit où ils avaient tiré sur un destroyer japonais, décapités et jetés à l’eau.

En mars 1942, une combinaison de noyade et de fusillade à été utilisée à Kota Radja, en Indonésie, où des prisonniers de guerre hollandais ont été placés dans des sloops, emmenés dans l’océan, puis jetés à l’eau après qu’on leur ait tiré dessus.

Un massacre a eu lieu au St. Paul College de Manille de la façon suivante. Environ deux cents cinquante personnes ont été enfermées dans le bâtiment, dont les portes et les fenêtres étaient solidement condamnées. Au plafond, trois lustres étaient empaquetés de papier noir et des fils électriques, partant de là, passaient à l’extérieur. Plus tard, les Japonais ont apporté des biscuits, des sucreries et des liqueurs, les ont placées au centre de la pièce et ont déclaré aux captifs qu’ils étaient en sécurité et qu’ils pouvaient manger et boire ce qu’on leur avait apporté. Les captifs ont commencé à se servir et, quelques instants après, il y a eu trois explosions. Les lustres contenaient des explosifs. Beaucoup de captifs ont été projetés au sol et il en est résulté une panique. De l’extérieur du bâtiment, les Japonais ont ouvert le feu à la mitrailleuse et ont lancé des grenades. Ces explosions ont détruit les fenêtres et une portion des murs, par où les captifs qui le pouvaient ont tenté de s’échapper. Plusieurs d’entre eux ont été tués à l’occasion de cette tentative.

Un officier américain et un officier australien exhibent les restes d’un officier américain tué, puis dévoré par les Japonais, près de Sanananda Point, en Nouvelle Guinée, en 1943

Le 14 décembre 1944, un massacre de prisonniers américains, prémédité et particulièrement cruel, a été commis dans un camp de prisonniers de guerre, au-dessus de la baie de Puerto Princesa, sur l’île de Palawan, aux Philippines. Il y avait environ cent cinquante prisonniers dans ce camp. Leurs gardes les avaient précédemment averti que, si le Japon gagnait la guerre, ils seraient renvoyés en Amérique, mais qu’ils seraient tués si le Japon était vaincu. Avant le massacre, des raids aériens américains avaient eu lieu sur cette île. Dans le camp, un certain nombre d’abris antiaériens avaient été creusés. Vers 14h00, le 14 décembre 1944, les prisonniers ont reçu l’ordre de se rendre dans ces abris. Des soldats japonais, armés de mitrailleuses et de fusils, étaient postés autour du camp. Quand tous les prisonniers étaient dans les abris, de l’essence y a été versée, puis des torches allumées y ont été lancées. Des explosions s’en sont suivies et les prisonniers qui n’étaient pas trop gravement brûlés se sont efforcés de s’enfuir. Ils ont été tués par les mitrailleuses et les fusils. Certains ont été tués à la baïonnette. Il n’y a eu que cinq survivants. Ils ont survécu en s’enfuyant à la nage, à travers la baie. A la tombée de la nuit, ils ont gagné la jungle et ils ont finalement rejoint la guérilla philippine.

En février 1945, au German Club de Manille, aux Philippines, des fugitifs s’étaient réfugiés au sous-sol du club, afin d’échapper au bombardement et aux tirs d’artillerie en cours. Les soldats japonais ont entouré le club avec des barricades de matériel inflammable, puis ils ont arrosé ces barricades d’essence et y ont mis le feu. Les fugitifs étaient contraints de s’échapper à travers les barricades enflammées. La plupart ont été abattus, ou tués à la baïonnette par les soldats japonais qui les attendaient. Quelques femmes ont été violées et leurs enfants tués à la baïonnette dans leurs bras. Après avoir violé ces femmes, les Japonais ont versé de l’essence sur leurs cheveux et y ont mis le feu. Certaines femmes ont eu les seins tranchés par les soldats japonais.

Des noyades massives ont été perpétrées, en août 1945, à Port Blair, aux îles Andaman, où des internés civils ont été placés sur des bateaux, emmenés dans l’océan et jetés à l’eau.

Les aviateurs capturés

Dans les territoires occupés, l’une des méthodes utilisées pour tuer les aviateurs capturés était la décapitation au sabre, par un officier japonais.

Une autre méthode d’assassinat a été employée à Hankow, en Chine, en décembre 1944. Trois aviateurs américains, dont l’avion avait été abattu et qui avaient été capturés quelque temps auparavant, ont été exhibés dans les rues et ridiculisés, frappés et torturés par la populace. Après avoir été affaiblis par les coups et la torture, ils ont été arrosés d’essence et brûlés vifs.

La décapitation du sergent australien Sergeant Leonard G. Siffleet par le soldat japonais Yasuno Chikao, à Aitape, en Nouvelle Guinée, le 24 octobre 1943

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source