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samedi 25 mars 2017
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30 mai 1992

Histoire : A propos de l’arrêt Touvier, l’affaire des « juifs bruns »

par Robert FAURISSON


Scène de l’épuration à Chartres, en France, en 1944

Près de cinquante ans après la guerre, l’Épuration se poursuit en France et à l’étranger. Animée par Serge Klarsfeld, Simon Wiesenthal, Élie Wiesel et un grand nombre d’organisations juives dont le Congrès juif mondial, dirigé par Edgar Bronfman, et, en France, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) dirigé par Jean Kahn, cette Épuration suscite encore aujourd’hui de nombreuses procédures judiciaires à l’encontre d’individus réputés avoir commis des « crimes contre l’humanité », c’est-à-dire, pour parler clairement, des crimes contre les juifs. Ces procédures donnent lieu, sur le plan médiatique, à des « affaires » : affaire Demjanjuk, affaire Finta, affaire Arthur Rudolf, affaires Barbie, Leguay, Papon, Bousquet, Touvier... La liste est longue. Les pays les plus concernés par ce type d’affaires sont les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Angleterre, l’Écosse et l’Australie. La chasse aux « collabos », comme on appelle ceux qui ont collaboré avec l’Allemagne nationale-socialiste, reste ouverte mais la chasse aux « collabos » juifs, la chasse aux « juifs bruns » reste obstinément fermée.


Scène de l’épuration à Bordeaux, en France, en 1944

Les historiens juifs accusent la terre entière d’avoir soit commis, soit laissé se commettre de 1941 à 1945 le plus grand crime de l’histoire : le prétendu assassinat programmé de millions de juifs, notamment par le moyen de gigantesques abattoirs chimiques appelés chambres à gaz. Le musée du Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles illustre le sens et la portée de cette accusation. Le visiteur du musée est d’abord conduit à voir dans Hitler et les siens les auteurs mêmes du crime. Puis, poursuivant sa visite, il découvre les complices du crime : Roosevelt, Churchill, Staline, le pape Pie XII (et le Comité international de la Croix-Rouge). Par la disposition des lieux et par la mise en scène, c’est plus sur les complices que sur les auteurs du crime que l’attention du visiteur est appelée par les organisateurs du musée. Nous sommes ainsi invités à comprendre que « sans l’indifférence et le silence du monde entier » génocide et chambres à gaz n’auraient pas pu exister. Il est de fait que Roosevelt, Churchill et Staline, non plus que Truman, de Gaulle ou Eisenhower, n’ont dénoncé l’existence et le fonctionnement de chambres à gaz homicides dans les camps de concentration du IIIe Reich. Certes, ils ont décrit l’Allemagne nationale-socialiste comme l’empire du mal et, selon l’usage, ont accusé l’ennemi de pratiquer une politique d’extermination mais ils ne sont jamais allés jusqu’à mentionner les « chambres à gaz » ; un chef d’État responsable sait à quoi s’en tenir sur ses propres services de propagande et ne va pas en entériner les inventions et les fabrications. Quant au pape Pie XII et au Comité international de la Croix-Rouge, ils étaient trop informés de la situation réelle des camps de concentration allemands pour cautionner un mythe qui n’était, après tout, que le produit de recyclage d’un bobard de la première guerre mondiale : celui du gazage des civils serbes par les Allemands, les Autrichiens et les Bulgares [1].

Il reste que, dans leur volonté de chercher partout des suspects à traduire devant les tribunaux, les justiciers juifs s’abstiennent de mettre en cause ce que Maurice Rajsfus a pu appeler « une véritable internationale juive de la collaboration nécessaire [selon les Conseils juifs] avec les nazis [2]  ».

A l’exemple de Philippe Pétain et de Pierre Laval, beaucoup de responsables juifs ont collaboré par nécessité. La France avait, avec l’Angleterre, pris l’initiative d’entrer en guerre contre l’Allemagne ; l’Allemagne nous avait d’abord vaincus puis, deux ans plus tard, elle appelait tous les Européens à la croisade contre le communisme international qui, il faut bien le reconnaître, était largement d’inspiration juive [3]. La signature d’une convention d’armistice, la nécessité de survivre, la pensée lancinante des Français retenus prisonniers en Allemagne, la lutte contre le communisme et ses méthodes terroristes, toutes ces raisons et quelques autres encore conduisaient Pétain et Laval à pratiquer une politique faite de constantes tractations avec plus fort que soi. De son côté, l’Union générale des israélites de France (UGIF) cherchait, elle aussi, à composer avec les Allemands.

Pendant l’été 1944, alors que se poursuivaient les exécutions sommaires des « collabos », commença la saison des juges, avec une justice à plusieurs vitesses : rapide pour la collaboration politique, lente pour la collaboration économique, nulle pour la collaboration juive.

Exécution de six miliciens à Grenoble, en France, en septembre 1944

Pendant qu’une justice expéditive permettait de fusiller notamment des écrivains et qu’une justice selon les normes prenait tout son temps pour examiner le dossier des constructeurs du mur de l’Atlantique, de Gaulle et les communistes toléraient qu’à de rarissimes exceptions près les juifs se jugent entre eux pour faits de collaboration. Des « tribunaux d’honneur » étaient constitués pour juger et finalement acquitter tous les juifs. Dans ces tribunaux figuraient des juifs qui avaient passé toute la guerre aux États-Unis ou en Suisse.

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source