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Bocage, 19 septembre 2014

Histoire : Des chambres à gaz à Sobibor ?

Suivi d’un commentaire


Vue du camp de concentration de Sobibor, en Pologne

Comme la légende des chambres à gaz d’Auschwitz ne tient plus qu’à un cheveu, que les recherches archéologiques sur Treblinka n’ont pas apporté la moindre preuve de la moindre installation de gazage, les organisations juives se sont repliées sur Sobibor, autre camp de Pologne, et claironnent abondamment, le 18 septembre 2014, qu’au bout de 8 ans de recherches des archéologues ont trouvé huit chambres à gaz dans ce camp !


L’archéologue Anna Zalewska sur son chantier, dans le camp de concentration de Sobibor, en Pologne

Aucun des sites annonçant la nouvelle n’apporte la moindre photo, la moindre preuve, la moindre description, rien : seulement l’annonce d’une découverte de... quatre murs de brique qui auraient été ceux de chambres à gaz, et quelques objets ("bijoux, parfums, médicaments, ustensiles"...). Mais les différents sites qui traitent le sujet auraient dû se concerter :

- dans l’un, Reuters, il est dit : "the Nazis bulldozed the area and planted it over with pine trees to conceal their crimes" (les nazis ont fait sauter la zone au bulldozer et l’ont plantée de pins pour dissimuler leurs crimes ) ;

- dans un autre, du "Jerusalem Post", il est dit : "The Nazis demolished the gas chambers and an asphalt road was later built over the top". (Les nazis détruisirent les chambres à gaz et une route d’asphalte fut plus tard construite au-dessus).

Mais l’essentiel n’était-il pas qu’on en parle ?

Bocage

Un pendentif censé prouver la présence de chambres à gaz homicides à Sobibor

Commentaire

Au camp de concentration de Treblinka, une catelle découverte dans le sol, sur laquelle figurait une étoile de David, était censée prouver qu’une chambre à gaz se trouvait là et que des juifs y ont été gazés. En réalité, il s’agissait d’une catelle provenant de la fabrique Dziewulski Lange dont l’étoile de David est le logo...

On relèvera que le travail de ces prétendus archéologues est biaisé, car ils partent d’un a priori -l’existence de chambres à gaz homicides dont ils sont incapables de produire ne serait-ce qu’un plan-, et qu’ils interprètent n’importe quel vestige (des catelles, les fondations d’un quelconque bâtiment, un simple pendentif) en sorte de conforter cet a priori. Tout ce qui contredit la thèse d’un camp d’extermination et de chambres à gaz homicides est systématiquement passé sous silence.

Ainsi, par exemple, le fait que les déportés arrivant dans un camp de concentration étaient dépouillés de leurs bagages, de leurs vêtements civils, et qu’ils étaient tondus, est présenté comme une preuve de l’extermination de ces déportés. Or, les détenus des bagnes français, par exemple, étaient eux aussi dépouillés de leurs bagages, de leurs vêtements civils, et tondus. Cela n’impliquait absolument pas l’existence d’une volonté d’exterminer ces bagnards. Il s’agissait là de pratiques parfaitement banales. Les vêtements des déportés des camps de concentration étaient redistribués à des Allemands qui avaient tout perdu dans les bombardements alliés. Quant à la tonte des cheveux, elle visait à lutter contre les poux vecteurs du typhus. Les cheveux étaient recyclés dans la fabrication d’une sorte de tissu.

De même, les tas de cadavres squelettiques découverts dans certains camps de concentration à leur libération ont été présentés comme des preuves d’une volonté systématique de faire mourir de faim les déportés. En réalité, cette situation était très récente et il s’agissait d’une conséquence directe de la guerre. L’évacuation des camps de concentration de l’Europe de l’Est face à l’avance des armées soviétiques s’était traduite par une surpopulation des camps en Allemagne. Les bombardements alliés empêchaient l’acheminement des vivres et des médicaments, si bien qu’il devenait impossible de nourrir convenablement les déportés et de lutter contre les épidémies. Cela n’avait rien à voir avec une quelconque volonté d’extermination. A la même époque, les civils allemands étaient eux-mêmes réduits à des rations de famine.

La mort de n’importe quel déporté est présentée comme la preuve d’une politique allemande d’extermination, alors même que la plupart des déportés mouraient de maladies ou étaient victimes des bombardements alliés dans les usines où on les contraignait de travailler.

Le terme de « camp d’extermination » n’a jamais été utilisé par les Allemands et ne figure ni dans les Mémoires de Winston Churchill, ni dans ceux de Charles de Gaulle ou de Dwight Eisenhower. De même qu’aucun des trois mémorialistes ne fait la moindre mention d’un génocide ou de chambres à gaz. Pourtant, les Britanniques interceptaient et décodaient toutes les communications radio des Allemands. Si un projet de génocide avait été simplement discuté, ils n’auraient pas manqué de le savoir et de le dénoncer publiquement.

Au demeurant, à supposer que les Allemands aient voulu exterminer des déportés, on ne voit pas dans quel intérêt ils les auraient transportés, pour ce faire, sur des centaines de kilomètres, en mobilisant des trains nécessaires au transport et au ravitaillement des troupes, alors que ces déportés pouvaient aussi bien être abattus dans un bois à proximité du lieu de leur arrestation.

Frank BRUNNER

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source