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vendredi 24 février 2017
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AP, 8 août 2004

Irak : L’usage de la torture a été réintroduit par le gouvernement d’Iyad Allawi, avec la complicité de l’occupant et de l’ONU

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PORTLAND, Oregon (AP) - Des soldats de la Garde nationale de l’Oregon ont tenté d’arrêter les exactions infligées par des geôliers irakiens sur des prisonniers mais se sont vus ordonnés d’escorter les prisonniers vers leurs bourreaux puis de prendre congés, indique un rapport publié, dimanche 8 août 2004, par "L’Oregonian".


Le Capitaine Jarrell Southall a remis au journal un texte écrit racontant qu’il avait vu un homme battre un prisonnier dans un jardin proche du ministère de l’Intérieur irakien le 29 juin 2004. Ces affirmations concordent avec les propos d’autres gardes nationaux ayant raconté au journaliste de "L’Oregonian" embarqué avec eux en Irak, qu’ils avaient vus des prisonniers battus et des objets ayant servi à les torturer.

L’ambassade américaine en Irak a informé le journal qu’elle interrogeait le ministère de l’Intérieur irakien à propos de la "brutalité" du passage à tabac du 29 juin. Elle a ajouté que les soldats américains avaient "agi avec professionnalisme et calme afin d’apaiser les tensions et de protéger les prisonniers."

L’incident du 29 juin 2004 est survenu après que les autorités irakiens ont annoncé des mesures énergiques contre le crime. La police avait alors arrêté près de 150 personnes dans un quartier de Bagdad, précise le journal.

Associated Press

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Ces témoignages s’ajoutent à ceux, recueillis par des journalistes australiens, accusant Iyad Allawi d’avoir personnellement assassiné des résistants irakiens prisonniers, en présence de nombreux témoins. Selon ces témoignages, Iyad Allawi a alors incité ces témoins à imiter son exemple et promis de les "couvrir".

On relèvera que l’ONU s’est soigneusement abstenue d’ordonner une enquête sur les crimes d’Iyad Allawi, alors que son gouvernement opère sous la responsabilité du Conseil de sécurité.

On relèvera également qu’au Soudan l’ONU s’abstient soigneusement d’évoquer le trafic d’esclaves organisé par le gouvernement de Khartoum, et ne dit pas un mot à propos des dizaines de milliers d’esclaves captifs dans le nord du Soudan. L’esclavage étant un crime contre l’humanité, on constate ainsi que l’ONU n’hésite pas à couvrir des crimes contre l’humanité par opportinisme et lâcheté. Elle ne saurait mieux saper sa propre autorité morale.

Frank BRUNNER

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