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lundi 20 février 2017
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En exil, le 20 Mai 1979

Histoire : La lettre de Léon Degrelle au Pape Jean-Paul II

par Léon DEGRELLE


A Sa Sainteté le pape Jean-Paul II

Cité du Vatican

Très Saint Père,

Je suis Léon Degrelle, le chef du Rexisme belge avant la Seconde Guerre mondiale, et, durant celle-ci, le commandeur des Volontaires belges du Front de l’Est, luttant au sein de la 28e division des Waffen S.S. « Wallonie ». Ceci n’est certainement pas aux yeux de tous une recommandation. Mais je suis catholique comme vous et me crois, de ce fait, autorisé à vous écrire, comme à un frère dans la foi.


Léon Degrelle

Voici de quoi il s’agit : la presse annonce que lors de votre prochain voyage en Pologne, entre le 2 et le 12 juin 1979, vous allez concélébrer la Messe avec tous les évêques polonais à l’ancien camp de concentration d’Auschwitz. Je trouve, je vous le dis tout de suite, très édifiant qu’on prie pour les morts quels qu’ils soient, et où que ce soit, même devant des fours crématoires flambant neufs, aux briques réfractaires immaculées.

Jean-Paul II à Auschwitz, en Pologne, le 7 juin 1979

Mais j’éprouve des appréhensions tout de même.

Vous êtes polonais. Cette appartenance réapparaît sans cesse, et c’est humain, dans votre comportement pontifical. Si vous impressionnaient trop fortement d’anciens ressentiments de patriote qui participa de tout près, dans sa jeunesse, à un dur conflit belliqueux, vous pourriez être tenté de prendre parti, devenu Pape, dans des bagarres temporelles que l’Histoire n’a pas encore suffisamment décantées. Quelles furent les responsabilités exactes des divers belligérants dans le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale ? Quel fut le rôle de certains provocateurs ? Votre président du Conseil le colonel Beck, dont tout le monde sait qu’il était un personnage plutôt douteux, agit-il, en 1939, avec toute la pondération voulue ? Ne repoussa-t-il pas avec trop de hauteur certaines possibilités d’arrangement ?

Józef Beck, ministre polonais des Affaires étrangères de 1932 à 1939

Et après ? La guerre fut-elle vraiment comme on l’a dit ? Quelles furent les fautes, voire les crimes des uns et des autres ? A-t-on toujours soupesé avec objectivité les intentions ? N’a-t-on pas, à la légère ou avec mauvaise foi, parce que la propagande le réclamait, dénaturé la doctrine de l’adversaire, lui prêtant des plans, lui endossant des actes dont la réalité pouvait être sujette à caution ?

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