retour article original

jeudi 27 avril 2017
Vous êtes ici Accueil Le lobby juif Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression
11 octobre 2014

Le lobby juif : Attaque contre la liberté d’expression (26ème partie)

par Frank BRUNNER


En date du 7 octobre 2014, la Cour de Justice de Genève a rendu, à mon encontre, un jugement me condamnant à 5 mois de prison ferme dans le litige qui m’oppose, depuis fin janvier 2009, à la Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation (CICAD), une organisation du lobby juif opérant depuis Genève.


Suisse

Ce qui est frappant, quand on lit cet arrêt long de 51 pages, c’est que l’argumentation repose sur des fragments de mes articles et commentaires systématiquement présentés comme étant mensongers. Il en a été de même tout au long de cette procédure judiciaire. Pourtant, deux gros classeurs de preuves ont été remis à la Cour afin d’attester de la véracité de mes critiques. Encore ne s’agissait-il que d’échantillons de toutes les preuves qu’on aurait pu produire dans chaque cas. A aucun moment il n’est tenu compte de ces preuves. Aucune de ces preuves n’est jamais citée, alors même que la Cour soutient que je mentirais, voire que je calomnierais.

S’agissant du révisionnisme, la Cour de Justice refuse explicitement d’entrer en matière sur les preuves. Elle se retranche derrière un arrêt du Tribunal fédéral suisse selon lequel le génocide des juifs est un fait notoire dont la véracité n’a pas à être prouvée. C’est-à-dire que, quelles que soient les preuves qu’ils puissent produire à l’appui de leurs thèses, les révisionnistes n’ont aucune justice à attendre des tribunaux. Quant à ceux qui traitent les révisionnistes de « faussaires de l’histoire », ils n’ont jamais à prouver que leurs allégations sont fondées. Ils peuvent affirmer que 6 millions, 60 millions ou 600 millions de juifs ont été exterminés ici ou là-bas, jamais aucune preuve ne sera exigée d’eux. On est vraiment aux antipodes de la justice telle que la conçoit le sens commun.

Par ailleurs, en lisant l’arrêt de la Cour de Justice, on relève un certain nombre d’allégations totalement infondées. Ainsi, par exemple, page 22, chiffre e, : « De son avis [Frank Brunner], la CICAD avait pris le contrôle du gouvernement [genevois] et écartait quiconque voulait critiquer l’Etat d’Israël et les juifs ».

Je n’ai jamais rien écrit de tel et j’ignore sur quoi repose cette allégation.

Page 36, la Cour cite une série de mes critiques à l’égard des juifs ou du lobby juif et conclut : « Pour toutes ces raisons, il [Frank Brunner] considère que l’extermination des juifs serait un bienfait pour l’humanité et que ces derniers devraient être expulsés des administrations et gouvernements ».

En réalité, si je préconise l’expulsion des juifs des administrations et des gouvernements, c’est en raison du comportement des sayanim -les juifs collaborant sur demande avec le Mossad-, dont la Cour affecte d’ignorer l’existence, en sorte que mon propos apparaisse comme une volonté de discrimination dénuée de fondement. Or, à mon sens, ce n’est pas plus discriminatoire que le fait de refuser d’embaucher dans la police une personne titulaire d’un casier judiciaire. On considère a priori qu’une personne titulaire d’un casier judiciaire ne serait pas un policier fiable. Dans le cas des juifs, le risque d’espionnage est manifestement très élevé. La plupart de leurs organisations et ceux qui sont censés représenter leur communauté font ostentation de leur allégeance à Israël.

Quant à mon texte de 2009 sur les causes de l’antisémitisme, il énumère toute une série de faits (manifestations de soutien à Israël dans le monde entier, tentatives de réduire au silence les pro-Palestiniens, calomnies, agressions à leur encontre, etc...), ayant suscité d’abord mon indignation, puis mon aversion, et enfin un sentiment de haine à l’encontre des juifs dans le contexte de la guerre de Gaza à l’époque. Il est vraisemblable que mes sentiments, tels que je les décrits, ont été largement partagés au sein de la population. Les comportements que je dénonçais alors ont à nouveau été constatés à l’occasion du dernier carnage dans la bande de Gaza. Or, la Cour présente un sentiment suscité par des circonstances particulières et effectivement révoltantes comme s’il s’agissait d’un état d’esprit permanent. C’est comme si on affirmait qu’une personne qui, dans un contexte de massacre, a critiqué « les Boches » au cours de la seconde guerre mondiale, éprouve encore actuellement de la haine à l’égard des Allemands.

Toujours à la page 36, la Cour m’accuse de propager une idéologie pour le motif que j’ai écrit que l’antisémitisme est suscité par le racisme juif. Le fait que le Talmud soit effectivement un torchon raciste et qu’on ne compte plus les déclarations racistes -y compris et surtout de rabbins- et les manifestations racistes de juifs, est complètement passé sous silence par la Cour. A l’en croire, le fait que les non-juifs soient assimilés à des animaux à l’égard desquels le Talmud autorise même le meurtre n’est pas censé expliquer l’aversion que les juifs ont suscitée depuis que le judaïsme existe. Selon la Cour, ma prétendue idéologie serait prouvée par une volonté de « rabaisser et dénigrer systématiquement les personnes de confession juive », alors même que je publie continuellement des articles dont les auteurs sont juifs et que je prends la défense des juifs persécutés par leurs coreligionnaires.

Toujours à la page 36, la Cour m’accuse de développer « la thèse de la conspiration juive contre l’Occident », alors que je n’ai jamais usé de cette formule. J’ai écrit que le lobby juif constitue une menace pour la démocratie, parce qu’il s’efforce systématiquement de corrompre les élus de tous bords afin d’imposer partout une politique pro-israélienne. Les preuves abondent et des juifs antisionistes dénoncent eux-mêmes continuellement cette politique. Au demeurant, la Cour semble confondre mes écrits avec ceux d’une autre personne évoquée dans un arrêt du Tribunal fédéral où il est question d’« Occident chrétien ». Elle mentionne cet arrêt à la page 33.

A la page 37, avant-dernier paragraphe, la Cour affirme que j’aurais reconnu, devant le Tribunal de police, « être motivé par des mobiles de haine et de discrimination raciale », alors que je n’ai jamais rien dit de tel. Il semble, là encore, qu’on fasse une extrapolation à partir de mon article sur les causes de l’antisémitisme pour présenter les sentiments décrits en 2009 comme un état d’esprit permanent.

A la page 39, la Cour mentionne certaines de mes critiques relatives à la CICAD et à ses dirigeants, en présentant ces critiques comme des calomnies, alors que les preuves de leur véracité ont été produites, ce que la Cour s’abstient évidemment de mentionner. Ces preuves figurent dans un mémoire de 12 pages qui énumère des calomnies avérées des dirigeants de la CICAD, soit dans leurs plaintes pénales, soit dans leurs déclarations aux magistrats. Encore ce mémoire ne couvre-t-il qu’une partie de la procédure.

En résumé, l’arrêt de la Cour de Justice genevoise est un cas d’école en matière d’appréciation arbitraire des preuves. De toute évidence, les juges ne veulent pas savoir et ferment délibérément les yeux sur tout ce qui contredit les allégations de l’accusation. Le fait que je produise les preuves de la véracité de mes écrits est retenu comme une circonstance aggravante. En effet, à la page 46, on peut lire : « Il [Frank Brunner] ne cesse de s’ériger en victime et refuse de remettre ses agissements en question, s’entêtant à vouloir prouver la véracité de ses propos ».

Frank BRUNNER

AUTEURS 

  • Frank BRUNNER

  • Accueil

    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source