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16 octobre 2014

Histoire : Combien de « juifs de France » (français, étrangers ou apatrides) ont-ils survécu à la guerre ? Les trois quarts ou les quatre cinquièmes ?

par Robert FAURISSON


Le mur des noms du Mémorial de la Shoah, à Paris, en France

J’ai autrefois constaté et décrit les erreurs commises par Serge Klarsfeld à la fois dans la première édition de son Mémorial de la déportation des Juifs de France (1978) et dans ses Additifs, mais, pour commencer, je n’ai jamais trouvé, preuves à l’appui, combien de « juifs (français, étrangers ou apatrides) déportés de France » sont morts en déportation et, encore moins, combien d’entre ceux-ci sont morts de causes soit naturelles, soit autres.

Le « Mur des noms » situé à l’entrée du Mémorial de la Shoah à Paris, 17 rue Geoffroy-l’Asnier dans le 4ème arrondissement, comporte les noms de tous les juifs déportés, y compris ceux de survivants connus. Pour un « mémorial » ou « monument commémoratif », le procédé manque de probité et il est à craindre que beaucoup de visiteurs ne s’imaginent qu’il s’agit là d’une liste de morts ou de tués alors qu’il n’est question que de déportés.


Un fragment du mur des noms du Mémorial de la Shoah, à Paris, en France

Dans Vichy-Auschwitz (Le rôle de Vichy dans la solution finale de la question juive en France – 1943-1944), Fayard, 415 p., S. Klarsfeld écrivait déjà en 1985, soit il y a près de trente ans : « Trois-quarts des Juifs de France survivaient en France à la Libération » (Introduction, p. 8). Cette courte phrase doit être lue avec attention : l’auteur n’y mentionne pas tous les « survivants » juifs mais seulement ceux qui « survivaient en France ». A ces trois quarts de survivants il convient donc d’ajouter les juifs qui, dans les années d’après-guerre, n’ont pas regagné la France (ne fût-ce que parce qu’ils n’étaient pas français ou qu’ils avaient décidé de ne pas retourner dans le pays qui les avait déportés) ; ceux-là ont gagné soit des pays européens autres que la France, soit les Etats-Unis, le Canada ou l’Argentine, soit d’autres pays encore, soit surtout la Palestine qui allait prendre, en 1948, le nom d’Etat juif ou d’Etat d’Israël. Il est donc probable que, si l’on tenait aussi compte de ces « survivants », « rescapés » ou « miraculés », on pourrait, corrigeant la phrase de S. Klarsfeld, écrire : « Quatre cinquièmes des juifs de France survivaient en France et ailleurs à la Libération ».

Scène de la libération du camp de concentration d’Auschwitz, en Pologne, le 27 janvier 1945

Le nombre des juifs qui vivaient en France en 1939 est généralement estimé à 300000 et, à ce compte, les survivants juifs, juste après la guerre, auraient été au nombre d’environ 225000 (dans l’hypothèse des trois quarts de survivants) ou d’environ 240000 (dans l’hypothèse des quatre cinquièmes de survivants). Les morts (pour toutes sortes de raisons) et les disparus auraient alors été au nombre de 75000 ou de 60000. De telles conclusions excluraient que les Allemands aient pu observer une politique d’extermination systématique des juifs d’Europe mais encore faudrait-il prouver la justesse de ces chiffres. Ceux qui en ont les moyens craignent-ils de trouver les chiffres exacts ?

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