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mercredi 29 mars 2017
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Le Monde diplomatique, novembre 2003

Proche Orient : Dans la prison secrète d’Israël

par Jonathan COOK


L’établissement 1391 : c’est ainsi que l’on appelle cette forteresse de béton plantée sur une colline dominant un kiboutz, dans le centre d’Israël, presque entièrement cachée par des murs élevés et des sapins. Deux tours de guet permettent aux gardes de surveiller les vastes étendues de champs environnants.

De l’extérieur, les bâtiments ressemblent aux dizaines de postes de police, dits Taggart, que les Britanniques ont construits dans les années 1930 à travers la Palestine mandataire. Beaucoup ont été reconvertis en bases militaires, qu’indiquent des panneaux comportant un simple numéro.

Pourtant, l’établissement 1391, proche de la Ligne verte, la frontière d’avant 1967 entre Israël et la Cisjordanie, est différent. Il ne figure pas sur les cartes, il a été effacé des photographies aériennes et le panneau qui indiquait son numéro a été récemment enlevé. Les censeurs ont retranché des médias israéliens toute mention de sa situation géographique au nom du secret qui, selon le gouvernement, est essentiel pour « empêcher qu’il soit porté atteinte à la sécurité du pays ». D’après certains avocats, les journalistes étrangers qui divulgueraient l’information risquent de se faire expulser du pays.


Malgré les efforts acharnés du gouvernement pour imposer un black-out, les faits horribles dont ce lieu a été la scène pendant plus d’une décennie commencent à faire surface. Un journal hébreu a qualifié l’établissement 1391 de « Guantanamo d’Israël », en référence à la prison américaine de Camp X-Ray, dans l’enclave américaine de Cuba, où sont détenus les prisonniers talibans et membres d’Al-Qaida.

En octobre 2003, une commission d’experts juridiques internationaux dirigée par M. Richard Goldstone, juge auprès de la Cour constitutionnelle d’Afrique du Sud et ancien procureur général du Tribunal international pour l’ex-Yougoslavie et le Rwanda, a qualifié Camp X-Ray de « trou noir » dans lequel les détenus disparaissent et sont dépouillés de leurs droits les plus fondamentaux aux termes des conventions de Genève. « Les Etats ne peuvent pas maintenir les détenus, dont ils sont responsables, hors de la juridiction de tous les tribunaux internationaux », ajoutaient ces experts dans leur rapport.

Ce qui se passe entre les murs de l’établissement 1391 représente une violation du droit international bien plus flagrante encore. Contrairement à Camp X-Ray, la situation géographique de la prison militaire israélienne n’est pas connue publiquement et on ne dispose même pas de photographies de prisonniers prises à distance, comme celles que nous connaissons à Guantanamo Bay. Contrairement, encore, à la prison américaine, l’établissement 1391 n’a jamais fait l’objet d’une inspection indépendante, pas même par la Croix-Rouge. Ce qui se passe là-bas relève essentiellement du mystère insondable.

Si le juge Goldstone a pu déclarer que « 662 personnes privées de tout accès à une procédure régulière » étaient détenues à Camp X-Ray, personne en Israël, hormis une poignée de hauts responsables du gouvernement et de la sécurité, ne sait combien de personnes sont incarcérées dans l’établissement 1391. Des témoignages d’anciens détenus laissent entendre qu’il est bondé de prisonniers, dont de nombreux Libanais capturés pendant les dix-huit ans d’occupation israélienne du Sud du pays du Cèdre.

Quatre mois après les premières révélations sur l’existence de cette prison secrète, il reste à la justice israélienne à faire en sorte que le gouvernement livre à son sujet des informations substantielles.

« Quiconque entre dans cette prison est littéralement susceptible de disparaître -potentiellement pour toujours, affirme Leah Tsemel, une avocate israélienne spécialisée dans la défense des Palestiniens. Elle n’a rien à envier aux geôles des dictateurs d’Amérique du Sud. »

Les rares informations ayant pu être recueillies suggèrent que les méthodes d’interrogatoire faisant appel à la torture sont monnaie courante. M. Mustafa Dirani, chef de la sécurité de la milice chiite libanaise Amal aujourd’hui défunte, dont Israël a récemment reconnu qu’il avait été incarcéré à l’établissement 1391 après avoir été enlevé au Liban par des agents israéliens en 1994, a affirmé avoir été violé par ses interrogateurs.

Les premières lueurs à percer la chape du secret qui recouvre la prison sont venues de Mme Tsemel, en 2002, à la suite de la réoccupation par l’armée israélienne des villes de Cisjordanie, dans le cadre de l’Opération Rempart d’avril 2002. Jusque là, semble-t-il, l’établissement a servi exclusivement à des prisonniers étrangers, avant tout Jordaniens, Libanais, Syriens, Egyptiens et Iraniens. Combien sont-ils ? On ne sait pas. Le Comité des amis des prisonniers de Nazareth affirme que quinze ressortissants étrangers arabes sont « portés disparus » du système pénitentiaire israélien.

A cela s’ajoutent de nombreux cas d’enlèvement, surtout au Liban, dont on présume qu’ils sont le fait d’Israël. Quatre responsables gouvernementaux iraniens qui ont disparu à Beyrouth en 1982 n’ont jamais été retrouvés. Lors de récentes négociations dans le cadre d’échanges de prisonniers entre Israël et la milice libanaise du Hezbollah, leurs familles ont demandé des informations à leur sujet à l’Etat hébreu.

Après les arrestations de masse en avril 2002, qui ont amené les établissements de détention israéliens à un point de surpeuplement critique, des Palestiniens ont également été envoyés à l’établissement 1391. Pendant ce temps, la « disparition » de ces détenus a été noyée dans le chaos général qui a suivi les raids de l’armée. En octobre 2002, toutefois, Mme Leah Tsemel et une organisation israélienne de défense des droits de l’homme, Hamoked, ont saisi la justice pour obtenir des informations. Les ordres d’habeas corpus qui ont été présentés demandaient que les Palestiniens disparus comparaissent afin de prouver qu’ils étaient en vie.

Acculées, les autorités israéliennes ont admis que les disparus étaient détenus dans un lieu secret, sans donner plus de détails. Toutes les demandes d’information ont été transmises à M. Madi Harb, le chef de l’unité antiterroriste de la prison de Kishon, près de Haïfa.

A la suite de ces requêtes, Israël a précisé que seule une poignée de Palestiniens avaient été incarcérés dans l’établissement 1391, bien que de nombreux autres aient affirmé y avoir séjourné, comme le dirigeant du Fatah Marwan Barghouti, dont le procès se déroule actuellement en Israël. Selon les autorités, tous ces prisonniers ont été transférés depuis des prisons normales.

Un seul d’entre eux, M. Bashar Jadallah, un homme d’affaires de Naplouse âgé de 50 ans, a été relâché. Il avait été arrêté avec son cousin de 23 ans, M. Mohammed Jadallah, au pont d’Allenby entre la Jordanie et Israël, le 22 novembre 2002. Dans une déclaration faite sous serment, M. Mohammed Jadallah a rapporté qu’on lui avait arraché l’aveu de son appartenance au Hamas sous la torture.

Contrairement à la plupart des autres détenus, M. Bashar Jadallah affirme qu’il n’a pas été battu ni physiquement torturé, peut-être en raison de son âge. Mais il a passé des mois dans un isolement presque total, sans jamais voir ses ravisseurs, qui le terrorisaient. Sa cellule minuscule, de 2 mètres sur 2, sans fenêtre et peinte en noir, était faiblement éclairée par une ampoule allumée en permanence. On lui a refusé de prendre contact avec un avocat et de voir d’autres détenus. Lorsqu’il demandait où il se trouvait à ses interrogateurs, on lui répondait qu’il était « sur la Lune ».

On lui a interdit de voir quoi que ce soit à l’extérieur de sa cellule. « Avant de me faire sortir, ils me faisaient mettre de grosses lunettes noiricies qui me recouvraient entièrement les yeux, dit-il. Je devais les porter quand ils m’emmenaient dans une autre pièce, comme la salle des interrogatoires ou l’infirmerie. Je ne pouvais les enlever qu’une fois rentré dans ma cellule. »

Hamoked va verser au dossier l’avis d’un spécialiste, le Dr Yehuakim Stein, un psychiatre de Jérusalem, sur les effets de la détention dans de telles conditions. Selon lui, la manière dont M. Jadallah et les autres Palestiniens ayant témoigné sous serment ont été traités représente une forme de torture mentale qui provoque ce qu’il appelle le « syndrome de DDD » (dread, dependency and debility : terreur, dépendance et infirmité).

Le manque de nourriture, de sommeil, de mouvement et de stimulation mentale, explique-t-il, conjugué à l’absence de tout contact humain, que ce soit avec un avocat, avec des proches, avec d’autres détenus ou avec des gardiens, vise à affaiblir la résistance des prisonniers face aux interrogatoires et à les réduire à un état de dépendance totale vis-à-vis de leurs interrogateurs. Si l’on ajoute à cela la souffrance physique provoquée par les actes de torture, ou les menaces de torture, la peur d’être tué et le sentiment d’être oublié de tous à jamais, les détenus se consument de ce que le Dr Stein appelle une « terreur » psychologiquement préjudiciable.

« Le fait de ne pas savoir où j’étais ni même de voir le visage des gardiens me faisait extrêmement peur, rapporte M. Bashar Jadallah. Le pire était le sentiment que je pouvais disparaître et que ma famille ne saurait jamais ce qui m’était arrivé. »

La description de M. Bashar Jadallah de son isolement et de ses conditions de vie correspond à celle faite par d’autres détenus, dont les témoignages ont été rassemblés par Mme Tsemel et Hamoked. Ils évoquent les matelas humides, à l’odeur fétide, sur lesquels ils dormaient, les seaux rarement vidés qui leur servaient de toilettes et l’unique robinet d’eau dans la cellule, sous le contrôle de gardiens invisibles. Des bruits violents les empêchaient de dormir et la climatisation pouvait les faire trembler de froid.

Les témoignages écrits évoquent des actes de torture, une pratique qui a été bannie par la Cour suprême israélienne en 1999. Mme Hannah Friedman, directrice du Comité public contre la torture, rapporte que son organisation a constaté une augmentation constante des cas de torture dans les prisons israéliennes depuis le début de la dernière Intifada.

Selon une étude récente, 58 % des détenus palestiniens seraient soumis à des actes de violence déclarée, comme se faire battre, recevoir des coups de pied, être violemment secoué, forcé à se mettre dans des positions douloureuses ou porter des menottes trop serrées.

Ces pratiques, et d’autres pires, semblent être monnaie courante dans l’établissement 1391. M. Mohammed Jadallah rapporte dans son témoignage écrit qu’il a été battu de manière répétée, que ses chaînes ont été resserrées, qu’il a été attaché à une chaise dans des positions douloureuses et qu’on ne lui a pas permis d’aller aux toilettes. On l’a empêché de dormir en l’aspergeant d’eau quand il s’assoupissait. Ses interrogateurs lui ont montré des photos de plusieurs de ses proches en menaçant de leur faire du mal. « Ils m’ont apporté une photo de mon père en tenue de prisonnier, et m’ont fait entendre une cassette où il parlait en tant que détenu. Ils ont menacé de l’incarcérer et de le torturer. »

Et pourtant, ces prisonniers ont probablement connu un sort meilleur que leurs codétenus incarcérés à long terme à l’établissement 1391, les ressortissants étrangers. Les Palestiniens qui sont passés par cette prison secrète sont restés sous l’autorité des services de la sécurité générale, le Shin Bet, responsable des interrogatoires dans les centres de détention israéliens réguliers. Les étrangers de l’établissement 1391, quant à eux, relèvent d’une branche spéciale du renseignement militaire, l’Unité 504. Le traitement qui leur est réservé a été révélé par des documents soumis à la justice dans le cadre du procès de M. Mustafa Dirani.

Ce dernier a été enlevé à son domicile au Liban, en mai 1994, alors que les services de renseignements israéliens tentaient de savoir où se trouvait un pilote, M. Ron Arad, dont l’avion s’est écrasé dans le Sud du Liban en 1986. M. Dirani a détenu M. Arad pendant deux ans avant, semble-t-il, de le « vendre » à l’Iran.

Transféré l’an dernier à la prison d’Ashmoret, près de Netanya, M. Dirani a passé huit ans dans l’établissement 1391, avec un autre détenu célèbre, Sheikh Abdel Karim Obeid, du Hezbollah.

Pendant les premiers mois de sa captivité, alors que les Israéliens escomptaient obtenir de lui des renseignements sur M. Arad, il a été torturé par un interrogateur haut placé de l’armée, connu uniquement sous le nom de « Major George ». Bien que la torture fût légale à l’époque en Israël, M. Dirani a porté plainte contre l’Etat hébreu et le Major George pour deux cas de violence sexuelle. Dans l’un, George aurait ordonné à un soldat de violer M. Dirani, et dans l’autre, il lui aurait introduit un bâton dans le rectum.

Les accusations portées par M. Dirani ont été corroborées par les témoignages de soldats ayant servi dans la prison. TN, un interrogateur, déclare : « Je sais qu’il était courant de menacer d’introduire un bâton, l’intention étant de l’introduire si le sujet ne parlait pas. » La pétition en défense de George, qui a été signée par 60 officiers, ne nie pas l’usage de ces pratiques, mais estime seulement qu’il est injuste de s’en prendre à George pour avoir employé des méthodes couramment utilisées dans la prison. George a lui-même admis qu’il était pratique courante que les détenus soient nus pendant les interrogatoires.

M. Jihad Shuman, un Britannique qu’Israël a accusé d’appartenir au Hezbollah après son arrestation à Jérusalem en janvier 2001, a été détenu trois nuits à l’établissement 1391. Il rapporte avoir été violemment battu par des soldats : « Ils m’ont enlevé le bandeau des yeux. J’ai vu quinze soldats armés, certains munis de matraques, qui m’entouraient. Certains m’ont battu, poussé et frappé par derrière. » Peu après, il était interrogé par un homme portant un uniforme militaire, qui lui a dit : « Vous devez avouer, sinon vous êtes fini et personne ne saura ce qui vous est arrivé. Les aveux ou la mort. »

Les effets de ces pratiques sur l’état émotionnel et psychologique des détenus ne sont pas difficiles à imaginer. Un parent de M. Mustafa Dirani, M. Ghassan Dirani, qui a été capturé en même temps que lui et détenu à la prison 1391 pendant un temps, a été atteint par la suite de schizophrénie catatonique.

Si l’Etat d’Israël a confirmé à la justice que l’établissement 1391 était une prison secrète, il est loin d’être sûr que ce soit la seule dans le pays selon des documents récents découverts par des groupes de défense des droits de l’homme. Parmi ceux qui ont été soumis à Hamoked par l’armée israélienne, certains concernent M. Moussa Azzain, un militant du Hezbollah âgé de 35 ans, incarcéré en août 1992 dans la tristement célèbre prison de Khiam, dans le Sud du Liban.

Selon des responsables israéliens, il a été transféré par la suite à l’établissement Barak, nom selon Hamoked d’une autre prison secrète en Israël. M. Azzain rapporte qu’on l’a emmené dans une prison secrète que les détenus appellent Sarafend, un nom souvent cité par les prisonniers libanais. Sarafend est le nom anglais d’une base militaire qui s’appelle aujourd’hui Tzrifin, à la périphérie de Tel-Aviv.

Avant que le gouvernement n’impose un black-out sur toute information, l’établissement 1391 a été parfois désigné sous le nom du kibboutz voisin. Ce nom n’est ni Barak ni Safafend, ce qui a amené Hamoked à penser que la prison où Azzain avait été détenu pourrait ne pas être l’établissement 1391. La directrice de l’association, Mme Dalia Kerstein, a observé que, lorsqu’Azzain fut autorisé à rencontrer un avocat, on l’emmena à Haïfa, au Nord d’Israël. En revanche, M. Dirani et le dirigeant du Hezbollah Sheikh Abdel Karim Obeid, connus tous deux pour avoir été emprisonnés dans l’établissement 1391, étaient toujours conduits à Tel-Aviv. On peut en déduire qu’Azzain se trouvait dans une prison secrète proche de Haïfa.

Plusieurs détenus ayant séjourné dans une prison secrète ont affirmé qu’ils entendaient le bruit des vagues. Or l’établissement 1391 se trouve à bonne distance de la mer. D’autres ont rapporté qu’ils entendaient des avions décoller ou des bruits de fusillade, pouvant provenir d’un champ de tir militaire. Etant donné qu’il existe près de 70 bâtiments Taggart -des postes de police fortifiés construits pendant le mandat britannique-, plusieurs d’entre eux pourraient servir de prisons secrètes sans éveiller de soupçons.

Un autre bâtiment Taggart à Gedera, au Sud de Tel-Aviv, aurait été ainsi utilisé jusqu’à ce que les opérations soient, semble-t-il, transférées à l’établissement 1391 dans les années 1970. Il se peut qu’il y ait eu d’autres cas semblables. Selon un ancien responsable de la Croix-Rouge dont la tâche était de retrouver les prisonniers pendant la première Intifada, de 1987 à 1993, l’organisation humanitaire a appris au début des années 1990 qu’Israël avait incarcéré secrètement des Palestiniens dans un bâtiment d’un centre de détention militaire près de Naplouse, connu sous le nom de Farah.

Mme Kerstein soupçonne l’Etat hébreu de posséder plusieurs prisons secrètes qu’il ouvre et ferme en fonction de ses besoins. Pendant le temps fort de l’occupation du Liban, plusieurs d’entre elles pourraient avoir été en fonctionnement. L’excès de prisonniers palestiniens en 2002 peut avoir amené les autorités à activer d’autres prisons secrètes. Mme Kerstein redoute aussi que l’Etat hébreu sous-traite les services de ces établissements secrets pour d’autres pays, en particulier les Etats-Unis depuis leur invasion de l’Irak. Selon la Croix-Rouge, aucun Irakien n’est détenu au Camp X-Ray. Etant donné le chaos qui règne en Irak, il est quasiment impossible de savoir qui a été arrêté et où sont détenus les prisonniers.

Les preuves existent, aux dires de sources diplomatiques, que les Etats-Unis interrogent les prisonniers en Jordanie de manière à tourner le droit international tout en échappant au regard de la Croix-Rouge, qui a accès à Camp X-Ray. L’Egypte, le Maroc et le Pakistan pourraient également leur prêter main forte.

« Il serait pour le moins étonnant qu’Israël, l’allié le plus fidèle des Etats-Unis, dont nous savons qu’il détient au moins une prison secrète, n’offre pas ses services aux Américains, affirme Mme Kerstein. Israël possède des décennies d’expérience en matière de torture et d’interrogatoire de prisonniers arabes -exactement le savoir-faire dont les Américains ont besoin dans l’après-coup des invasions de l’Afghanistan et de l’Irak. »

Jonathan COOK

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source