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jeudi 30 mars 2017
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4 mars 1987

Histoire : L’historien juif anglais Martin Gilbert est un falsificateur

par Robert FAURISSON


Martin Gilbert

Martin Gilbert est le biographe officiel de Winston Churchill. Il a aussi écrit des ouvrages sur l’"Holocauste". Il défend la thèse de la prétendue extermination des juifs, une extermination conduite en particulier par le moyen de prétendues chambres à gaz homicides ou de prétendues camions à gaz homicides. Pour défendre cette thèse absurde et populaire, il ne recule ni devant la falsification, ni devant la pure invention.


Kurt Gerstein

Un exemple de falsification : ses manipulations du "document Gerstein" en 1979 et en 1986.

L’ensemble des confessions du SS Kurt Gerstein, connues sous la dénomination de "document Gerstein", est totalement dénué de valeur scientifique ainsi que l’avait démontré Paul Rassinier dans les années soixante et ainsi que l’ont confirmé les études du Français Henri Roques et de l’Italien Carlo Mattogno. Mais Martin Gilbert, tout comme Léon Poliakov, a utilisé ces confessions à l’appui de sa thèse. Je vais montrer comment il l’a fait et, pour la clarté de la démonstration, je vais souligner tous les chiffres cités. Parlant de la prétendue chambre à gaz homicide de Belzec, Kurt Gerstein a écrit :

Die Menschen stehen einander auf den Fuessen, 700-800 Menschen auf 25 Quadratmetern in 45 Kubikmetern [...] 750 Menschen in 45 Kubikmetern [1].

Il est évident qu’on ne peut pas mettre 700 à 800 personnes debout sur une surface 25 m2 et dans un volume de 45 m3. Cela supposerait, en effet, qu’on puisse mettre 28 à 32 personnes dans 1 m2 avec une hauteur d’1m80. Il est révélateur de l’état mental de Gerstein que celui-ci ait fait aux Alliés, dont il était le prisonnier, une pareille déclaration. Il a toujours maintenu ces chiffres et les a répétés avec insistance. Or, ces chiffres, Martin Gilbert les a complètement transformés pour rendre croyable le récit de Gerstein. Il les a même transformés d’une certaine façon en 1979 et d’une autre façon en 1986.

Voici comment il a cité Gerstein en 1979 :

The naked people stand on each other’s feet. About seven to eight hundred people in an area of about a hundred square metres [2].

On remarque que Martin Gilbert, entre autres manipulations, a quadruplé la surface de 750 et supprimé la mention du cubage, a supprimé également le chiffre de 750 et a supprimé la répétition par Gerstein de la mention du cubage. S’il avait maintenu la mention, répétée, de 45 m3, nous aurions eu une chambre à gaz d’environ 100 m2 et de 45 m3, c’est-à-dire que la pièce contenant environ 700 à 800 personnes debout aurait été d’une hauteur de... 0m45 !

Puis voici comment Martin Gilbert a cité Gerstein en 1986 :

Seven to eight hundred people in ninety-three square metres [3].

Cette fois-ci, le chiffre de 25 a été froidement remplacé par celui de 93 qui, par sa précision, est bien fait pour donner l’impression de l’exactitude et de la rigueur. Une fois de plus, toutes les mentions du cubage ont disparu.

Il ne faudrait pas croire que Martin Gilbert a falsifié les écrits de Gerstein sur ce seul point. Il les a falsifiés sur une quantité d’autres points et, notamment, en coupant le texte de manière à dissimuler le plus possible les autres non-sens de Gerstein. C’est la méthode Poliakov.

Des SS au camp de concentration de Belzec, en Pologne, en 1942

Un exemple de pure invention : les juifs gazés à Belzec, Treblinka...

En 1981, Martin Gilbert écrivait :

The deliberate attempt to destroy systematically all of Europe’s Jews was unsuspected in the spring and early summer of 1942 : the very period during which it was at its most intense, and during which hundreds of thousands of Jews were being gassed every day at Belzec, Chelmno, Sobibor and Treblinka [4].

Jamais personne n’a été gazé dans ces camps, ni dans aucun autre d’ailleurs, mais ne regardons que les chiffres de Martin Gilbert. Admettons que des "centaines de milliers" représentent seulement "200.000". Cela ferait 200.000 juifs gazés par jour, donc 1.400.000 par semaine. Si, pour le printemps et le début de l’été, on compte quatre mois, soit dix-sept semaines, cela fait 1.400.000 x 17 = 23.800.000 juifs gazés seulement dans quatre petits camps et seulement pour quatre mois.

Il y aurait de nombreux commentaires à faire sur Martin Gilbert, sur son ignorance en matière d’histoire, sur sa malhonnêteté et, enfin, sur son productivisme : il écrit beaucoup et n’importe quoi.

Le 3 décembre 1986, je lui ai écrit pour lui demander des explications sur sa manière de reproduire les écrits de Gerstein. Il n’a pas répondu.

Je lui envoie le présent texte.

Robert FAURISSON

Un train de déportés au camp de concentration de Treblinka, en Pologne

Notes :

[1] Référence : p. 5 du document de Nuremberg PS-2170 ainsi que l’indique Martin Gilbert : "Les hommes et les femmes se tenaient les uns aux pieds des autres, 700-800 hommes et femmes sur 25 mètres carrés dans 45 mètres cubes [...] 750 hommes et femmes dans 45 mètres cubes."

[2] "Les gens nus se tenaient les uns aux pieds des autres. Environ sept à huit cents personnes sur une surface d’environ cent mètres carrés" (M. Gilbert, Final Journey, p. 91, New York, Mayflower Books, 1979).

[3] "Sept à huit cents personnes dans quatre-vingt-treize mètres carrés", The Holocaust, the Jewish tragedy, Londres, Collins, 1986, p. 427 ; à la page 864, Martin Gilbert indique comme source : "Kurt Gerstein, statement of 6 May 1945, Tubingen : International Military Tribunal, Nuremberg, document PS-2170."

[4] M. Gilbert, Auschwitz and the Allies, Londres, Michael Joseph, 1981, p. 26 : "La tentative délibérée d’anéantir systématiquement tous les juifs d’Europe resta insoupçonnée au printemps et au début de l’été 1942 : période précisément durant laquelle elle fut à son point culminant avec des centaines de milliers de juifs gazés tous les jours à Belzec, Chelmno, Sobibor et Treblinka."

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