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dimanche 30 avril 2017
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30 mars 2015

Histoire : Conférence de Jacques Vecker

par Jacques VECKER


Vue de Berlin en 1933

Le l9 mars 2015 fut donnée à Alès, dans le Gard, en France, une conférence publique ayant pour thème « L’Allemagne : mythes et réalité ». Devant une assistance clairsemée fut évoqué le destin de notre voisin d’outre-Rhin particulièrement durant le XXe siècle et le début du XXIe. L’orateur se présenta comme légitime en raison de son origine lorraine, de son expérience d’adolescent durant l’Occupation, de son séjour parmi les « déportés » du travail obligatoire (STO) dans « l’antre du diable », enfin, des études et recherches qu’il entreprit sa vie durant sur le drame majeur de notre époque.


Vue de Berlin en 1933

De nombreux témoins interviennent dans les écoles pour donner leur version des horreurs du siècle. Tant de mensonges sont répandus qu’il me semble utile de prendre la parole publiquement à un âge avancé pour dire simplement ce que j’ai vu, ce que je sais de source crédible et ce que j’ai découvert en allant au-delà des connaissances généralement admises. Sans passion autre que le désir d’exactitude. En me préparant à vous conter mon séjour de dix-huit mois dans l’Allemagne hitlérienne, j’ai craint de déformer la réalité, d’embellir mes souvenirs. Je disposais heureusement des lettres que j’adressais presque chaque jour à ma mère. Mon récit est fidèle. Je n’aurai recours par ailleurs qu’à des documents incontestables provenant pour la plupart des rangs des ennemis de l’Allemagne, de ses vainqueurs, et aux interviews que j’ai réalisées moi-même de personnalités et de victimes du IIIe Reich, ainsi qu’à des écrits disponibles en librairie ou en bibliothèque.

Vue de Berlin en 1933

Commençons par un rapide survol historique.

Il est bon de rappeler que la France fut le royaume des Francs, peuplade germanique. Charles Martel, qui, dit-on, arrêta les Arabes à Poitiers, était un roi franc. Charlemagne avait la même origine. Sa capitale était Aix-la-Chapelle. Son petit-fils Charles le Chauve, héritier du tiers occidental de l’empire, naquit à Francfort, aujourd’hui capitale financière de l’Europe, où furent couronnés les empereurs du Saint Empire romain germanique. Le 31 octobre 1517, un moine allemand, Martin Luther, afficha 95 thèses dénonçant les scandales de l’Eglise et particulièrement la vente d’indulgences censées alléger les peines du Purgatoire. Une des plus horribles guerres de religion fut déclenchée un siècle plus tard par les adversaires de la liberté d’expression. Durant trente années (1618-1648) fut ravagé le centre de l’Europe. Plus tard, les campagnes de Napoléon prirent le relais.

L’Allemagne a longtemps été le cœur de la culture. Madame de Staël rend hommage à « ces hommes les plus instruits et les plus méditatifs de toute l’Europe ». Napoléon lui tint rigueur de ce jugement et s’opposa à son ouvrage De l’Allemagne. Gérard de Nerval l’appelle « Notre mère à tous ». Une constellation de principautés, de duchés et de royaumes se sont partagé le centre de l’Europe jusqu’à la réalisation de l’unité allemande et la proclamation de l’Empire au château de Versailles après la défaite de Sedan. Cette guerre avait déjà été déclarée par la France. Le vainqueur reprit possession de l’Alsace-Lorraine, provinces de culture germanique. Sans référendum, hélas. Cette annexion nourrit une haine féroce qui conduisit entre autres à la première guerre mondiale. Mes parents, donc de nationalité allemande jusqu’en 1918, gardaient en mémoire la large autonomie dont jouissaient ces régions. La politique sociale de Bismarck était plus avancée que celle de la République française. La haine et la bêtise générèrent un nouveau conflit. Mon père vivait en Lorraine allemande. Son frère s’engagea pour la France et mourut à Verdun.

Des soldats français pendant la bataille de Verdun, en 1916

Le désastreux Traité de Versailles annonçait la prochaine catastrophe. Comment ne pas comprendre, nous Français, qui avions voulu retrouver, au prix du sang, l’Alsace-Lorraine, que les Allemands ne pourraient passer par pertes et profits l’arrachement d’importants territoires peuplés de leurs frères et qu’ils les réclameraient un jour ? Ce fut d’abord Munich en 1938 et le retour du territoire des Sudètes, restitution hautement légitime. La question de Dantzig mit le feu aux poudres et les historiens honnêtes savent aujourd’hui que les offres de négociations de Hitler furent systématiquement rejetées. L’ouverture progressive des archives dans différents pays rend justice aux nationaux-socialistes dont la volonté de paix dans la justice fut volontairement ignorée. Un historien finlandais, Erkki Hautamäki, a révélé récemment les troubles tractations entre Soviétiques et Britanniques.

Laissons faire les historiens fidèles à la parole de Descartes dans le Discours de la méthode : « Ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle ». Je m’en inspire tout au long de mon exposé. Comme des paroles de Michel Onfray : « J’ai dit que je préférais une idée juste d’Alain de Benoist à une idée fausse de Bernard-Henri Lévy et si l’idée était juste chez Bernard-Henri Lévy et fausse chez Alain de Benoist je préférerais l’idée juste de Bernard-Henri Lévy » –raisonnement empreint de sagesse. N’est-il pas philosophe ?

J’ai donc vécu sous la férule des « nazis » : dix-huit mois de travail dans une petite usine, en compagnie de techniciens venus de différents pays occupés et d’Allemands non mobilisables. Je percevais un salaire normal et bénéficiais des avantages sociaux reconnus aux autochtones et même, après quelques mois, d’une formation professionnelle. Les soins étaient gratuits. Je jouissais d’une totale liberté en dehors des heures de travail, avec accès à toutes les offres culturelles, université populaire, piscines, champs de ski, terrains de tennis, opéra et salles de concert. En outre, -je n’en ai pris conscience qu’il y a peu de temps-, pendant les dix-huit mois de mon séjour en Allemagne hitlérienne, je n’ai pas une seule fois été contrôlé par la police en ville ou à l’extérieur. Il est, certes, évident que les sabotages ou autres actes délictueux étaient sévèrement sanctionnés.

Les seuls mauvais traitements que j’aie eus à subir furent le fait des Américains, des Russes et des Français… Ce qui ne signifie nullement que les Allemands étaient de petits saints, comme l’écrit un célèbre révisionniste vivant en exil en Russie.

Durant l’Occupation dans ma région, la Provence, les troupes allemandes se comportèrent plus que correctement. Notre maison avait été réquisitionnée pour le général et son état-major. Je me souviens d’un colonel, le colonel Peper, qui me demanda un jour si le lycéen que j’étais voulait bien l’accompagner dans la campagne varoise. Je sautai sur l’occasion de pratiquer un peu la langue de Goethe ; hélas, il parlait un français parfait comme le héros du Silence de la mer. Il me démontra, entre autres, l’absurdité des guerres et déposa en moi les germes du pacifisme qui a marqué mon existence. Là où l’on n’assassina pas de soldats allemands il n’y eut pas de répression. La signature d’un armistice n’interdit-elle pas de tels gestes envers un ennemi qui fut relativement magnanime après sa victoire totale ?

Si l’on se reporte à l’interview accordée par Hitler à Bertrand de Jouvenel en 1936, on ne peut qu’être interpellé par les paroles du Führer recherchant avant tout l’amitié avec la France. La question qui fâche concernant Mein Kampf fut posée par le journaliste. Je cite : « Vous disiez pis que pendre de la France dans ce livre… »

Réponse de Hitler : « J’étais en prison quand j’ai écrit ce livre. Les troupes françaises occupaient la Ruhr. C’était le moment de la plus grande tension entre nos deux pays. Oui, nous étions ennemis ! Et j’étais avec mon pays, comme il sied, contre le vôtre. (…) Mais aujourd’hui, il n’y a plus de raison de conflit. Vous voulez que je fasse des corrections dans mon livre, comme un écrivain qui prépare une nouvelle édition de ses œuvres ! Mais je ne suis pas un écrivain, je suis un homme politique. Ma rectification ? Je l’apporte tous les jours dans ma politique extérieure toute tendue vers l’amitié avec la France ! »

Adolf Hitler en 1936

Churchill, à la même époque, pouvait dire : « On peut ne pas aimer le système de Hitler et pourtant admirer son œuvre patriotique. Si notre pays devait connaître la défaite, j’espère que nous trouverions un champion aussi admirable pour faire revivre notre courage et nous permettre de reprendre notre place parmi les nations ».

Lloyd George, premier ministre britannique durant la première guerre mondiale, écrivit à la même époque après un voyage en Allemagne et une rencontre avec Hitler : « Il y a pour la première fois depuis la guerre un sentiment général de sécurité. Les gens sont plus joyeux. Il y a un plus grand sentiment de gaieté spirituelle généralisé dans tout le pays. C’est une Allemagne plus heureuse. Je l’ai constaté partout, et les Anglais que j’ai rencontrés dans mon voyage et qui connaissaient bien l’Allemagne, étaient très impressionnés par le changement » (Daily Express, 17 septembre 1936).

Hélas, la guerre faisant rage, Churchill tint un autre discours le 13 mai 1940. Il y est question de « mener la guerre contre une monstrueuse tyrannie, jamais dépassée dans le sinistre et sombre catalogue des crimes humains » : la propagande dans tous ses excès au service de la folie guerrière… à un moment où la bataille d’Angleterre n’avait pas commencé et où Hitler, espérant mettre fin aux combats, avait retenu ses généraux à Dunkerque pour laisser se réembarquer le corps expéditionnaire britannique.

Evacuation du corps expéditionnaire britannique, à Dunkerque, fin mai-début juin 1940

Mais il est apparu que Churchill était réfractaire à toute négociation de paix. La haine de l’Allemagne prenait le pas sur tout autre sentiment. Les princes anglais et allemands étaient pourtant apparentés, mais il est clair qu’il s’agissait d’éliminer un dangereux concurrent économique. Churchill en vient à avouer : « C’est notre guerre ». Ce n’est pas le nazisme, l’ennemi, c’est l’Allemagne qu’il faut détruire. Faut-il voir là une influence communautaire ? Aujourd’hui, en France, Manuel Valls peut clamer : « Je suis lié éternellement à Israël ». Les mouvements juifs anglo-saxons n’avaient-ils pas déclaré la guerre à l’Allemagne aussitôt après l’accession de Hitler au pouvoir ? N’avaient-ils pas, eux qui géraient l’essentiel des matières premières dans le monde, décrété le boycott radical des intérêts économiques allemands ? (voir le Daily Express du 24 mars 1933, parmi d’autres publications)… On comprend mieux que Berlin ait organisé une journée de boycott des commerces juifs !

Le lobby juif déclare la guerre à l’Allemagne, Daily Express du 24 mars 1933

Les dirigeants juifs internationaux se sentaient limités dans leur prédation (c’est moi qui emploie ce terme), agressés par la politique nationale-socialiste hostile au capitalisme sauvage, s’opposant à la prise d’intérêts (l’un des points centraux du programme du parti national-socialiste : die Brechung der Zinswirtschaft)… Les banquiers juifs se sentaient pris à la gorge car, hors l’intérêt bancaire, pas de profit… Les juifs se déclarèrent non seulement ennemis du Reich, mais ils incitèrent tous les juifs dans le monde à combattre le national-socialisme. Rien d’étonnant à ce que celui-ci restreigne leurs droits et, la guerre survenue, les considère comme suspects et les interne en attendant l’issue du conflit. Victimes malheureuses de l’amalgame furent ceux qui se sentaient profondément allemands, parfaitement assimilés et désireux de servir leur patrie. Il y eut d’ailleurs de nombreux juifs dans la Wehrmacht.

Des soldats allemands à Paris en juin 1940

Si l’on veut se faire une idée du traitement réservé dans les camps aux juifs déportés durant la guerre il n’est qu’à lire Elie Wiesel…, qu’à consulter les rapports de la Croix-Rouge internationale visitant les camps, qu’à lire les études scientifiques démontrant l’impossibilité des fameuses « chambres à gaz », à prendre connaissance du constat de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich selon lequel il n’y eut aucune chambre à gaz dans les camps situés sur le territoire allemand, alors que tant de témoignages reçus par la justice l’attestaient. Ces témoignages valurent la potence à des fonctionnaires des camps de concentration convaincus de crimes contre l’humanité. Exit donc la fable de l’extermination des juifs. Ne tiendrait-on compte que du nombre considérable de « miraculés », de rescapés, d’anciens détenus d’Auschwitz. Ils seraient encore 130000 en Israël !

Je fus, certes, marqué, à la fin de la guerre, par les horribles photographies prises à la libération des camps et ma vie durant j’ai cherché à comprendre. Je rédigeai d’abord, à l’Université de Nice, un mémoire sur la jeunesse hitlérienne. Il m’apparut qu’on lui présentait Goethe comme un modèle et qu’on attendait d’elle qu’elle soit exemplaire dans son comportement à l’intérieur des frontières et à l’étranger. Ma thèse de doctorat fut consacrée aux œuvres d’un auteur célèbre, Rolf Hochhuth, qui fut le premier à présenter Auschwitz sur scène dans sa tragédie Le Vicaire. Longtemps après, Costa Gavras en fit un film sous le titre Amen. Ensuite, durant des années je travaillai sur une thèse d’Etat consacrée à un sculpteur réputé qui jouissait de la faveur de Hitler : Arno Breker (devenu un ami jusqu’à sa mort). Grâce à lui, je pris contact avec la plupart des personnalités n’ayant pas été pendues à Nuremberg, de nombreux proches du Führer, j’interviewai les uns et les autres, également des victimes du IIIe Reich comme le pasteur Niemöller, chef de l’Eglise protestante, incarcéré plusieurs années à Dachau. Il me déclara avoir vécu dans un petit appartement dans le redoutable camp de concentration qui disposait par ailleurs d’un grand jardin biologique où travaillaient les détenus… Je fis maintes découvertes qui m’amenèrent à penser que rien n’est jamais noir ou blanc et que la parole romaine Vae victis ! s’appliquait certainement à la réalité allemande.

Arno Breker et Albert Speer

J’ai écrit un article, il y a quelques années, sur Werner Naumann, secrétaire d’Etat auprès de Goebbels, ami de Breker, devenu gentleman-farmer en Westphalie et dont j’ai beaucoup appris à propos d’écologie. Installé jadis au cœur du pouvoir, il finit par me convaincre qu’il n’avait aucune idée des horreurs rapportées sur une quelconque « extermination » de juifs. Je n’ai pourtant rencontré, durant des dizaines d’années, que des Allemands absolument convaincus qu’elle avait eu lieu, des Allemands qui n’avaient rien vu, mais seulement entendu dire. Les nombreux témoins des crimes nazis dont j’ai écouté les exposés ne faisaient que reprendre des rumeurs. Elie Wiesel lui-même les rapporte dans son ouvrage La Nuit, mais son récit est la preuve qu’elles étaient infondées, puisqu’il choisit, avec son père, de se joindre aux bourreaux SS pour évacuer Auschwitz, au lieu d’attendre l’arrivée des libérateurs russes ! J’ai connu Jorge Semprun et relevé dans le livre relatant son séjour à Buchenwald qu’il se mit, à la libération du camp, à la recherche du bibliothécaire pour lui rendre des livres empruntés. Etonnant, non ? comme dirait Desproges.

Des déportés sur la place d’appel du camp de concentration de Buchenwald

Ce qui ne signifie nullement qu’il n’y eut pas des drames humains. J’ai traqué les accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Pour exemple : La Luftwaffe a détruit la ville de Coventry. On forgea même le vocable « coventrisation » pour caractériser cet acte « barbare ». Je suis allé sur place pour me faire une idée. Finalement, j’ai trouvé sous la plume d’un historien anglais, Frederik Taylor, « Coventry était de fait (…) une cible légitime pour un bombardement aérien ». La ville comprenait beaucoup d’industries sidérurgiques, d’automobiles, d’avions, des usines de munitions. Il est apparu en outre que ce raid était la réponse au premier raid anglais sur Berlin. Autre exemple, l’invasion de l’URSS en 1941 : les mémoires du maréchal Joukov laissent entendre que son pays préparait une agression de l’Allemagne et que celle-ci se lança en réalité dans une guerre préventive. Ce qui ne l’absout pas. Un film proposé sur Arte montre que les armées allemandes furent souvent accueillies en libératrices ! L’histoire est un sujet bien complexe. Elle ne vit hélas que de révisionnisme.

Vue de Coventry après le bombardement allemand du 17 novembre 1940

Les Allemands, peuple attachant en dépit du jugement de Napoléon qui expliquerait la dévotion actuelle au culte de l’Holocauste et l’acharnement mis à poursuivre les esprits libres le contestant avec des arguments imparables. Napoléon aurait-il visé juste en écrivant : « Il n’y a pas de peuple plus agréable, mais aussi plus crédule que le peuple allemand. Je n’avais pas besoin de semer la zizanie en son sein. Il me suffisait de déployer mes filets. Ils s’y précipitaient comme du gibier effarouché. Ils se sont égorgés les uns les autres en pensant faire leur devoir. Il n’est pas de peuple plus sot sur terre. Quelle que soit l’énormité du mensonge que l’on puisse imaginer, les Allemands le croient. Pour un slogan qu’on leur proposait, ils poursuivirent leurs concitoyens avec plus d’acharnement que leurs véritables ennemis ».

Je dirai que ce peuple a été en grande partie émasculé, terrorisé, et cela en raison du traitement auquel il a été soumis à la fin de la guerre, réduit à l’état d’esclave, la nation détruite comme jamais nation ne le fut, pillée par l’Est et par l’Ouest, rééduquée par la contrainte, en fait largement déshumanisée par le comportement de ses vainqueurs échappant à toute morale. Les tortures rapportées par des journalistes américains visitant après la guerre des centres d’interrogatoire surpassent les horreurs des intégristes islamiques. Dans ces circonstances que ne ferait-on avouer à un individu ! Le Tribunal de Nuremberg fut la plus inique manifestation d’une prétendue justice, en réalité un tribunal de vainqueurs qui poursuit sa vindicte jusqu’aujourd’hui. Nos « maîtres » ont même réussi à faire voter des lois –en France la loi Gayssot– qui bâillonnent tout chercheur ne se pliant pas aux dogmes de la nouvelle religion de la Shoah. La liberté d’expression n’existe que pour ceux qui n’émettent que des opinions acceptées par les détenteurs du pouvoir.

Le témoignage que je vous apporte ce soir, ainsi que les informations qu’il comporte, a valu, il y a quelques jours, deux années de prison à un professeur de mathématiques, Vincent Reynouard, qui avait osé, en notre démocratie exemplaire, exprimer son opinion et faire état du résultat de ses recherches en histoire contemporaine. A Munich, il y a quelques jours, une avocate, Sylvia Stolz, fut condamnée à un an et huit mois de prison pour avoir tenu des propos semblables en Suisse, lors d’un congrès sur la liberté d’expression. Je ne pense pas qu’ici, en Cévennes, terre de liberté, il y ait des délateurs ne supportant pas que l’on puisse penser différemment. Je vous en sais gré ! Est-il pensable -et pourtant cela fut- qu’un éminent historien français, Pierre Vidal-Naquet, ait pu déclarer, sans entraîner une réprobation unanime : « Si j’avais tenu Faurisson entre mes mains, je n’aurais pas hésité à l’étrangler » ? Cela en dit long sur l’hystérie des croyants en la religion de la Shoah. Les geôles allemandes sont encombrées de citoyens innocents coupables de mettre en question le jugement du Tribunal de vainqueurs de Nuremberg en 1946 et de demander un débat libre et contradictoire sur tous ces sujets.

Le box des accusés au procès de Nuremberg, en 1946

Commentaire

Parmi l’assistance figuraient trois Allemands, caractéristiques de l’état de conscience actuel de leurs nationaux. L’un d’eux se déclara profondément choqué par mes paroles faisant du Reich, selon lui, « un lieu de délices », alors que… Ce monsieur, comme s’il n’avait rien entendu, reprit les vieux clichés de la responsabilité unique de son pays, des crimes abominables qu’il commit, etc. Il n’est pire sourd… Essayer de dire à un croyant que Jésus, s’il a vraiment existé, n’était peut-être qu’un homme, ou à un musulman que…

Le second auditeur avait écouté attentivement et déclara avoir beaucoup appris. Le troisième était déjà conscient d’avoir été manipulé durant des décennies.

Les Allemands ont été écrasés, dévirilisés, soumis à la volonté maligne de leurs vainqueurs. Odieusement torturés puis rééduqués, condamnés à la prison à la moindre incartade éditoriale, à la moindre parole non autorisée, ils sont littéralement terrorisés, soumis à la discrétion d’une bien-pensance importée, humiliés jusque dans leur identité.

Jacques VECKER

Vue de Berlin en 1945

N. B. Jacques Vecker s’est étendu sur ses souvenirs et ses expériences dans son livre Conscience oblige sous le pseudonyme de Isaac Adolphe Schlingelstein, Editions de Vaugran, 30480 St Paul-la-Coste (10 euros).

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source