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mercredi 29 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (4ème partie) : Du 1er avril 2004 au 31 août 2004
AFP, 17 août 2004

Haïti : Louis-Jodel Chamblain acquitté mais maintenu en prison


Louis-Jodel Chamblain arrive au tribunal de Port-au-Prince, le 16 août 2004

Un ex-chef paramilitaire haïtien, Louis-Jodel Chamblain, qui était jugé à Port-au-Prince pour implication dans un assassinat, a été acquitté, mardi 17 août 2004, a-t-on appris de sources judiciaires.

Louis-Jodel Chamblain demeure cependant en prison, ayant à répondre d’autres accusations.

Haïti


Son co-accusé, Jackson Joanis, un ancien officier de l’armée haïtienne, a lui aussi été acquitté mais maintenu en prison pour les mêmes raisons. Tous deux étaient jugés pour implication dans l’assassinat, le 11 septembre 1993, d’un commerçant proche de M. Aristide, alors en exil. Réfugiés à l’étranger après le retour en 1994 du président Aristide, MM. Joanis et Chamblain avaient été condamnés aux travaux forcés à perpétuité par contumace en septembre 1995.

Jackson Joanis en compagnie de Louis-Jodel Chamblain, au tribunal de Port-au-Prince, le 16 août 2004

Ancien sergent de l’armée haïtienne, Louis Jodel Chamblain a fait partie du Front de Libération des ex-insurgés qui ont joué un rôle décisif, en février, dans la démission du président déchu Jean Bertrand Aristide. Il s’était lui-même rendu aux autorités en avril 2004. Il était l’ex-numéro deux du Front pour l’avancement et le progrès haïtiens (FRAPH), une organisation paramilitaire responsable de nombreuses violations des droits de l’homme au début des années 1990.

Guy Philippe, dans la salle du tribunal, pendant le procès de Louis-Jodel Chamblain, à Port-au-Prince, le 16 août 2004

Lundi 16 août 2004, une organisation haïtienne de défense des droits de l’homme, la (NCHR) Coalition nationale pour les droits des Haïtiens, s’était déclarée profondément "préoccupée" par un procès organisé "de manière incompréhensible, à la va-vite" et destiné, selon cette organisation, à trouver "un compromis politique entre le gouvernement provisoire et les anciens rebelles pour blanchir l’ex-numéro 2 du FRAPH".

Louis-Jodel Chamblain, pendant l’insurrection qui a chassé Jean-Bertrand Aristide du pouvoir, en février 2004

Un important dispositif de sécurité composé de membres de la police et haïtienne et de Casques bleus de la mission des Nations Unies en Haïti (Minustah), appuyé par des blindés légers, avait été déployé devant le Palais de Justice de la capitale durant le procès.

Agence France Presse

Louis-Jodel Chamblain à Port-au-Prince, le 1er mars 2004, au lendemain du départ de Jean-Bertrand Aristide

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