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dimanche 26 mars 2017
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AP, 18 août 2004

Irak : Moqtada Al-Sadr aurait accepté de déposer les armes à Najaf


BAGDAD (AP) - On semblait s’acheminer, mercredi 18 août 2004, vers la fin des affrontements à Najaf, l’imam Moqtada Al-Sadr ayant accepté de déposer les armes et de retirer ses forces du mausolée d’Ali en échange de l’arrêt des combats. C’est du moins ce qu’a annoncé une déléguée chiite devant la Conférence nationale irakienne.


L’imam chiite, dont le mouvement a déjà fait des déclarations contradictoires par le passé, n’a pas lui-même commenté cette information. Son représentant à Bagdad, Cheikh Hassan al-Athari, a confirmé que Moqtada Al-Sadr avait accepté les propositions de paix de la Conférence nationale. Selon lui, l’imam demande le retour à Najaf des médiateurs de la conférence qui s’y sont rendus mardi 17 août 2004, afin qu’ils négocient l’application du plan de paix, notamment les garanties données aux combattants.

Selon les termes de l’accord proposé, l’Armée du Mahdi -les résistants de Moqtada Al-Sadr- qui affronte l’armée américaine et les forces irakiennes depuis deux semaines, devrait se transformer en mouvement politique, et ses combattants bénéficieront d’une amnistie.

Les huit médiateurs n’ayant pas pu rencontrer Moqtada Al-Sadr lui-même, mardi 17 août, l’échec de leur mission avait été évoqué dans un premier temps. Le ministre irakien de la Défense Hazem Chaalan avait même déclaré, mercredi 18 août 2004, que les forces irakiennes étaient prêtes à lancer l’assaut sur le mausolée d’Ali. "Moqtada Al-Sadr a accepté les conditions fixées par la conférence nationale", a annoncé Safiya al-Souhail, qui a lu devant l’assemblée la lettre en ce sens qu’elle a reçue du bureau de Moqtada Al-Sadr à Bagdad.

Malgré cette annonce, les affrontements, notamment à l’arme légère, se poursuivaient entre les résistants et les forces irakiennes et américaines, autour du complexe de la mosquée d’Ali à Najaf, où six personnes ont été tuées et vingt-trois autres blessées, depuis mardi 17 août 2004 au matin, selon Hussein Hadi, de l’hôpital général de la ville.

Depuis la reprise des combats, le 5 août 2004, des centaines de résistants auraient été tués, selon un bilan américain contesté par les résistants. Au moins quarante policiers irakiens et huit soldats américains ont également trouvé la mort. Iyad Allaoui a accusé les résistants, dans un communiqué, d’avoir miné les alentours du tombeau.

La reprise des affrontements à Najaf avait en partie éclipsé la conférence, cruciale pour le processus démocratique en Irak. Elle a réuni un millier de représentants de toutes les sensibilités de la société irakienne, chargés d’élire, mercredi 18 août 2004, le nouveau conseil national, en vue de la préparation des prochaines élections démocratiques.

Alors que les débats entraient dans leur dernière journée, un obus de mortier a explosé sur le toit du ministère irakien des Affaires étrangères, non loin du centre des congrès où les délégués sont rassemblés. Ils ont établi dans la soirée une liste de 81 des 100 membres du conseil national, les 19 sièges restants étant occupés par les membres de l’ancien conseil de gouvernement qui n’ont pas été reconduits au sein du gouvernement intérimaire.

Le vote prévu a été annulé à la dernière minute, avec l’assentiment de l’ONU et des conseillers en droit, selon les organisateurs.

Par ailleurs, les violences ont fait plusieurs morts : à Mossoul, dans le nord, un tir de mortier contre un marché a tué au moins six civils et blessé vingt-trois autres.

Un soldat américain a quant à lui été tué par balle à Bagdad, quand sa patrouille a été prise pour cible.

Des affrontements ont également éclaté entre l’armée américaine et des résistants à Kout al-Havy, à 220 km au sud-est de Bagdad. Un bus a été pris dans une fusillade et cinq civils seraient décédés.

A Hillah, à une centaine de kilomètres au sud de la capitale, le quartier général des forces polonaises a été touché par plusieurs tirs de mortiers, qui ont blessé sept personnes, dont cinq civils.

A Istanbul, le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gul a annoncé qu’un des deux chauffeurs routiers turcs enlevés au cours du week-end près de Mossoul avait été secouru et devait regagner son pays. Le ministre n’a pas apporté d’information sur l’autre chauffeur pris en otage.

Associated Press

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