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vigile.quebec, 16 juin 2015

Corruption : Bisson Ter

par Richard LE HIR


Claude Bisson

La Presse publie aujourd’hui [14 juin 2015] un billet louangeur du bâtonnier sortant, Me Bernard Synnott, envers Me Claude Bisson, le jurisconsulte de l’Assemblée Nationale dont on apprenait ces jours derniers l’appartenance à l’establishment Libéral et à l’appareil de la sécurité nationale du Canada, pour « sa rigueur et sa droiture ». Oui, vous avez bien lu, « rigueur et droiture » !


Canada

Un modèle de rigueur et de droiture

http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201506/11/01-4877318-un-modele-de-rigueur-et-de-droiture.php

Il en fallait, en effet, de la « rigueur » pour omettre de traiter de la possibilité qu’offre très clairement la loi à Pierre Karl Péladeau de régler la question de son contrôle sur Québecor par la voie d’un mandat plutôt que par celle d’une fiducie sans droit de regard (art. 45 du Code d’éthique et de déontologie des membres de l’Assemblée nationale, en vigueur depuis le 8 décembre 2010.

Les règles d’une fiducie, une institution de common law, sont en effet différentes de celles d’un mandat, une institution du code civil, et un mandat sans droit de regard permettrait à Pierre Karl Péladeau de confier ses actions à un mandataire sans droit de regard tout en lui précisant qu’il ne peut les vendre dans le cadre de son mandat, comme le souhaite PKP.

Et il en fallait de la « droiture » au jurisconsulte Bisson pour ne pas mentionner qu’il se trouvait lui-même en situation de conflit d’intérêts dans cette affaire vu l’étroitesse de ses liens avec le PLQ et l’establishment fédéraliste, et refuser de témoigner à charge contre PKP, un adversaire politique avoué, en commission parlementaire !

S’il avait deux sous de décence, il démissionnerait sur le champ de son poste de jurisconsulte de l’Assemblée Nationale, mais, de la décence, les Libéraux et les fédéralistes n’en eurent jamais un atome dès lors qu’il s’agissait de défendre le Canada contre le péril « séparatiste ».

Convaincus de la justesse de leur cause qui se confond avec leurs intérêts personnels, ils se croient tout permis, comme nous l’ont appris la Commission Gomery et certaines déclarations récentes de Jean Chrétien en Écosse évoqués dans mes éditoriaux précédents sur l’affaire Bisson.

C’est aussi ce qui avait amené l’ancien ministre de la Justice Libéral Marc Bellemare à déclarer, parlant du gouvernement Charest dont il avait fait partie : « Des années de favoritisme et de copinage ont fait du gouvernement Charest le gouvernement le plus corrompu de l’histoire récente du Québec ».

J’ai mentionné plus haut que Me Bernard Synott, le thuriféraire de Claude Bisson dans La Presse d’aujourd’hui, était le bâtonnier sortant. Il sera remplacé prochainement par Me Lu Chan Khuong, la conjointe de l’ancien ministre de la Justice Me Marc Bellemare.

Lu Chan Khuong

La question qui tue : Me Lu Chan Khuong aurait-elle encensé le jurisconsulte Claude Bisson comme vient de le faire Me Bernard Synnott sachant que ledit Bernard Synnott avait été un important contributeur du Parti Libéral du Québec ?

Synnott, Bernard 425,00 $ 1 P.L.Q./Q.L.P. 2009

Synnott, Bernard 1 000,00 $ 1 P.L.Q./Q.L.P. 2012

Synnott, Bernard 500,00 $ 1 P.L.Q./Q.L.P. 2002

Synnott, Bernard 500,00 $ 1 P.L.Q./Q.L.P. 2008

Synnott, Bernard 500,00 $ 1 P.L.Q./Q.L.P. 2006

Synnott, Bernard 300,00 $ 1 P.L.Q./Q.L.P. 2005

Synnott, Bernard 1 000,00 $ 1 P.L.Q./Q.L.P. 2004

Synnott, Bernard 1 500,00 $ 2 P.L.Q./Q.L.P. 2001

Bernard Synnott

Et maintenant, tenez-vous bien, la cerise sur le gâteau : Alain Bisson, le fils de Claude Bisson, est le « Directeur des contenus week-end » à La Presse. L’éthique professionnelle de père en fils ! Des choses pareilles, ça ne s’invente pas ! N’en jetez plus, la cour est pleine !

Richard LE HIR

Alain Bisson

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