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sputniknews, 24 juin 2015

Thaïlande : Les militaires dissuaderont les médias de poser des "questions provocatrices"

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Des soldats devant le siège de la radio nationale, à Bangkok, en mai 2014

Le gouvernement militaire de la Thaïlande veut faire passer aux journalistes l’envie de poser des "questions provocatrices", a indiqué, mardi 23 juin 2015, un représentant des forces armées du pays.


Thaïlande

Le Conseil national thaïlandais pour la paix et le maintien de l’ordre (gouvernement militaire du pays) convoquera la semaine prochaine plus de 200 journalistes locaux et étrangers en poste en Thaïlande pour leur donner des instructions au sujet des "questions provocatrices", a annoncé, mardi 23 juin 2015, le chef du service de télécommunications de l’armée de terre du pays, le général Suchat Phongphat. "Nous devons expliquer aux journalistes comment poser des questions pour ne pas provoquer des conflits et des malentendus", a déclaré le général. "Certaines questions posées par les journalistes ont provoqué des tensions, voire des conflits entre les militaires et les policiers et entre les ministres et leurs subordonnés. Nos expliquerons aux journalistes qu’ils ne devraient plus poser de questions de ce genre. Nous voulons éviter de telles questions à l’avenir", a indiqué le général, dont le service est non seulement chargé de la reconnaissance électronique, mais gère aussi des fréquences radio, dont celles utilisées par la radio et la télévision. La participation à cette réunion est obligatoire pour les journalistes convoqués, a ajouté M. Phongphat. Selon lui, "personne n’a annulé l’ordre du premier ministre, le général Prayuth Chan-ocha, de fermer les médias qui se comportent en provocateurs vis-à-vis des autorités et qui diffusent des publications susceptibles de provoquer de nouveaux conflits dans la société", a conclu le général.

sputniknews

Un soldat, à Bangkok, en mai 2014

Commentaire

On aura compris que toute critique de la dictature est susceptible de « provoquer de nouveaux conflits dans la société ». C’est comme quand le lobby juif affirme que toute critique à son encontre est « une atteinte à la paix civile ». Si on vous réduit au silence, c’est dans votre intérêt, bien entendu. Pas dans l’intérêt de la dictature.

Frank BRUNNER

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