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lundi 5 décembre 2016
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ats/Newsnet, 20 août 2015

Suisse : Mauro Poggia critique la ville de Genève


Manifestation de No Bunkers, à Genève, en juin 2015

Le chef du Département des affaires sociales du canton estime que la ville « ne fait rien » pour la gestion de l’hébergement des migrants.


Suisse

A Genève, les tensions au sujet de la gestion de l’hébergement des migrants continuent. Le conseiller d’Etat [ministre cantonal] Mauro Poggia critique, jeudi 20 août 2015, dans Le Temps, le « manque de courage de la Ville » dans ce dossier. « J’ai peu goûté ses communiqués de presse la présentant comme la championne des droits humains. Car pendant que le canton travaillait, la Ville ne faisait rien », indique, dans le quotidien, le chef du Département des affaires sociales. Il souligne que la municipalité a d’abord toléré l’occupation de la Maison des arts du Grütli, puis a mis à disposition la salle du Faubourg. La quarantaine de migrants qui y dormaient depuis début juillet ont finalement quitté cet endroit lundi 17 août pour retourner dans des abris de la Protection civile [abris antiatomiques]. La Ville « n’a avancé aucune solution durable, tout en prétendant que le Conseil d’Etat [exécutif cantonal] était inactif », affirme M.Poggia. La maire de la Ville, Esther Alder, avait pour sa part indiqué, lundi 17 août, avoir maintenu le dialogue afin de trouver des solutions.

Esther Alder

Au début de l’été, le Collectif No Bunkers a soutenu les requérants d’asile qui refusaient d’être logés dans des abris de la protection civile, faute de place dans les structures d’hébergement en surface. L’Etat a promis pour début 2016 l’ouverture de 150 places d’accueil.

Le conseiller d’Etat Pierre Maudet avait qualifié, lundi 17 août 2015, ce mouvement d’« imposture », expliquant que les personnes défendues par le collectif n’étaient pas des requérants, mais en large majorité des déboutés du droit d’asile ou des personnes frappées de non entrée en matière (NEM), en instance de renvoi. Mauro Poggia apporte quelques nuances : « Oui, l’action du collectif est une imposture, en ce sens qu’il a pu faire croire aux migrants qu’on les mettait dans les abris pour les punir, et à la population que l’Etat était un tortionnaire ». Il souligne que l’Etat n’a pas cédé dans ce dossier.

ats/Newsnet

Mauro Poggia

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