retour article original

lundi 5 décembre 2016
Vous êtes ici Accueil Le lobby juif
rt.com, 2 septembre 2015

Le lobby juif : Quand Bernard-Henri Lévy pose et s’expose au Kurdistan, c’est toute la toile qui explose... de rire


Bernard-Henri Lévy

Il est partout Bernard-Henri Lévy, partout où la-démocratie-et-la-lutte-contre-la-barbarie réclament son aide précieuse. Dernièrement, il était au Kurdistan et l’a fait savoir au monde entier via twitter... à la grande joie des internautes très facétieux.


Irak

Bernard-Henri Lévy a encore mouillé sa coûteuse chemise blanche (sur mesure et à 150 euros pièce, tout de même) pour aller soutenir une autre cause, celle des combattants kurdes contre Daesh. Sur son compte twitter, on peut voir le philosophe germanopratin poser fièrement aux côtés des Peshmergas.

Bernard-Henri Lévy avec le général kurde Barzani, au dessus de Mossoul

A travers un périple (l’histoire ne dit pas si c’est en voiture avec chauffeur, le philosophe ne conduisant pas) dans le Kurdistan irakien, Bernard-Henri Lévy pose. A Mossoul, à Erbil en passant par Kirkouk, on le voit aux côtés d’un général et de ses soldats, ou encore avançant fièrement aux milieux des ces combattantes kurdes dont on dit que même Daesh les craint.

Bernard-Henri Lévy dans le rôle du leader avec des Kurdes

Pour compléter son roman-photo de philosophe intrépide, Bernard-Henri Lévy s’est également fendu d’une tribune dans son bloc-note publié par le Point. Modestement intitulée « Pourquoi Daech perdra la guerre, par Bernard-Henri Lévy », la tribune commence ainsi : « J’étais, la semaine passée, avec les peshmergas face à Daech », avant de conclure : « Et j’affirme que les coupeurs de têtes, les hommes au drapeau noir, ces barbares qui, pour l’heure, se sont taillé un quasi Etat à cheval sur l’Irak et la Syrie, seront vaincus ». Si Bernard-Henri Lévy l’affirme...

La twittosphère, jamais en reste de pépiements, s’est largement amusée des dernières aventures de Bernard-Henri Lévy au Kurdistan. Et les internautes rivalisent d’imagination pour moquer l’écrivain. "Vous vous moquerez moins quand BHL aura vaincu Daech, le terrorisme, et reconstruit Palmyre à mains nues". (Eric M.)

Certains font même finement allusion à sa propension à recevoir des tartes à la crème.

Irrité devant la bronca des réseaux sociaux, Bernard-Henri Lévy (ou son attachée de presse) s’est aussi fendu d’un tweet vengeur et lapidaire. "La twittosphère s’amuse ? En attendant, là-bas, une vraie guerre fait rage". (L. Lazar)

Bernard-Henri Lévy entouré de gardes du corps

Le problème, avec Bernard-Henri Lévy, est que cela fait plus de trois décennies qu’on le voit apparaître sur les fronts de la planète, dans des mises en scène savamment orchestrées à l’aide d’un photographe salarié par lui et consacrées toute à sa gloire.

Déjà en Afghanistan, il s’était targué d’une amitié de près de 20 ans avec le commandant Massoud, chef des Moudjahidines afghans. Faux, avait révélé les journalistes Philippe Cohen et Pierre Péan dans leur livre Bernard-Henri Lévy une biographie, faisant une mise au point sur ce mensonge tout à la gloire du philosophe.

Autre « BHelerie », la photo d’un Bernard-Henri Lévy prenant de « gros risques » à Sarajevo, pendant la guerre de Yougoslavie. Accroupi contre un mur qui le protégeait des snipers. Bernard-Henri Lévy passait pour un héros. Mais le Canard Enchaîné publia la même photo, avec un cadrage plus large. On voyait alors des gens passer tranquillement sans avoir peur de rien.

Bernard-Henri Lévy à Sarajevo

En février 2015, c’est à Kiev qu’il posait devant les barricades. En Libye, en 2011, on le voit déambuler dans un costume impeccable, la mèche au vent, au milieu de rebelles lourdement armés.

Mais parfois, l’histoire réserve des surprises, puisque c’est aux cris de « BHL dégage ! » qu’il a été accueilli en Tunisie. Le même cri qu’on avait entendu dans le pays contre le président Ben Ali, avant sa chute, en janvier 2011.

rt.com

Liens liés a l'article.rt.com

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source