retour article original

dimanche 23 juillet 2017
Vous êtes ici Accueil Corruption Corruption en Suisse

Christiane Brunner a enfin démissionné de la présidence du parti socialiste suisse

par Frank BRUNNER


Christiane Brunner

La démission de Christiane Brunner de la présidence du parti socialiste suisse est une excellente nouvelle du point de vue de l’intérêt général de la population. Si Christiane Brunner pouvait également démissionner de ses fonctions syndicales, ce serait parfait.


Bien qu’une presse suisse complaisante n’ait pas cessé de se prosterner à ses pieds, Christiane Brunner personnifie la connivence du syndicalisme suisse dans le démantèlement social. En effet, non contente de sévir au parlement fédéral, Christiane Brunner a mené une carrière d’apparatchik à la tête du syndicat FTMH, jusqu’à la fusion de celui-ci au sein du syndicat Unia. Elle a même présidé l’Union syndicale suisse (USS). Cette carrière d’apparatchik s’est caractérisée par la plus grande complaisance à l’égard des milieux patronaux.

Christiane Brunner a fait le maximum pour que le parti socialiste et les syndicats noyautés par lui se limitent à une attitude geignarde tout en entérinant chacune des étapes successives du démantèlement social. Elle a manifesté la même complaisance lorsqu’il s’agissait de dégrader systématiquement la situation des chômeurs. Elle se pose en « grande négociatrice », mais sa conception des « négociations » se résume à des concessions à sens unique, sur le dos de ceux dont Christiane Brunner a pour mandat de défendre les intérêts...

Pour se donner bonne conscience, malgré leur connivence dans le démantèlement social, les apparatchiks socialistes ont régulièrement proclamé qu’il s’agissait de « sauver la paix du travail ». La « paix du travail » était un accord se résumant à des augmentations de pouvoir d’achat automatiques, d’année en année, en échange de quoi les syndicats suisses renonçaient pratiquement à faire la grève.

Cette « paix du travail » a été détruite unilatéralement par les milieux patronaux, lorsqu’ils se sont lancés dans le démantèlement social, en même temps qu’ils se lançaient dans leur démente fuite en avant dans la compétitivité internationale. Vouloir préserver cette « paix du travail » n’avait donc plus aucun sens. Il ne s’agissait désormais que d’un prétexte pour s’aplatir devant le patronat. Il en va de même lorsque les apparatchiks s’aplatissent sous prétexte de « sauver des emplois ».

Christiane Brunner s’est faite un fonds de commerce personnel de la cause féministe, mais on ne voit pas ce que les femmes ont gagné dans l’affaire, puisqu’elles ont été victimes du démantèlement social davantage encore que les hommes. Au bout du compte, la conception féministe de Christiane Brunner s’est limitée à revendiquer des places pour elle-même et ses copines. Leur refuser une place c’était faire un affront aux femmes en général...

Quant au « sens tactique » que l’on attribue à Christiane Brunner, il est difficile de le distinguer de l’opportunisme. Ce « sens tactique » consiste à mener une politique à la petite semaine. Démoniser Christophe Blocher et l’Union démocratique du centre (UDC), ce qui permet de se donner des airs de « résistante » à peu de frais. Couvrir les malversations impliquant des membres du parti socialiste. Et ne jamais exprimer la moindre préoccupation pour les miséreux.

Christiane Brunner s’est consacrée à la politique politicienne, en négligeant complètement les problèmes fondamentaux auxquels la société est confrontée.

A vrai dire, Christiane Brunner symbolise fort bien la foncière corruption du milieu politico-syndical suisse et l’hypocrisie de cette prétendue « gauche » confisquée par des bourgeois.

Frank BRUNNER

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

AUTEURS 

  • Frank BRUNNER

  • Accueil

    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source