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lundi 23 janvier 2017
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Bocage, 20 octobre 2015

Histoire : La France DOIT avoir eu sa chambre à gaz au Struthof


Il aura fallu faire appel à un professeur de philosophie, un homme "qui essaie de penser la Shoah comme principe et problème pour la pensée", Didier Dumarque, et deux cinéastes, pour tenter de redonner vie au serpent de mer du Struthof dont nous avons déjà abondamment parlé.


Didier Dumarque

Rappelons brièvement que du temps de Chirac, qui était allé faire une visite à ce camp, deux pleines pages consacrées à ce camp et à sa "Description" dans l’organe du ministère des Anciens Combattants ("Les chemins de la mémoire") avaient complètement passé sous silence l’existence de la moindre "chambre à gaz"... Or depuis quelque temps on assiste à une véritable opération de résurrection de la légende de cette chambre.

C’est dans cet esprit que, le 20 octobre 2015, a paru, dans le "Huffington Post" un article délirant sur cette prétendue chambre à gaz et, surtout, sur le témoignage "ébouriffant", EN 1945 (notons la date), de Josef Kramer, commandant du camp. Intitulé "Une chambre à gaz en France", l’article peut être consulté ici :

http://www.huffingtonpost.fr/didier-durmarque/une-chambre-a-gaz-en-france_b_8330596.html

Pour retrouver l’exactitude des faits concernant le Struthof, voyez : Robert Faurisson, "Il est temps d¹en finir avec la "chambre à gaz" du Struthof et ses 86 "gazés" :

http://robertfaurisson.blogspot.be/2013/05/il-est-temps-den-finir-avec-la-chambre.html

Quant à Josef Kramer, nous avons réuni dans le texte qu’on trouvera ci-après les occurrences de ce nom dans les "Ecrits révisionnistes" du Pr Faurisson.

Bocage

Josef Kramer

R. FAURISSON SUR J. KRAMER

dans les Ecrits révisionnistes du Professeur, vol. I

23 septembre 1976

Le « musée » du camp de Natzweiler-Struthof va être reconstitué…

Remarques et mises en garde à ce sujet

[Extrait de la page 16 des Ecrits révisionnistes]

Il y a plus grave dans les reproches qu’on peut adresser aux muséographes du Struthof. Et là une intervention des pouvoirs publics s’impose. Le petit local (225 cm X 320 cm X 275 cm) désigné aux visiteurs comme une « chambre à gaz » –et classé à ce titre comme « monument historique »– ne pouvait pas être une « chambre à gaz » ! Le colonel Rémy n’est pas le seul, sans doute, à le penser quand il écrit : « […] je pense comme lui [M. Verheyre, ancien déporté de Gross-Rosen et de Buchenwald] qu’il n’y avait pas de chambre à gaz au Struthof-Natzweiler. Il y avait un crématoire, de même qu’à Buchenwald » (1). Personnellement, je tiens à votre disposition les preuves de la supercherie ou de l’« erreur ».

Je suis prêt à fournir, en particulier, toute précision sur les points suivants :

–la prétendue « chambre à gaz » n’est nullement « en état d’origine » ainsi que le prétend l’inscription officielle ; des travaux importants y ont été faits, comme le révèle l’état des lieux et comme le confirment non seulement des devis mais des factures (ainsi que la déposition, recueillie par mes soins, de la patronne d’une entreprise de la région) (2) ;

–l’installation est conçue de telle sorte qu’à tout coup le gazeur aurait été gazé et le voisinage avec lui ;

–l’opération de gazage décrite dans les différentes versions de ses « aveux » par Kramer est remarquablement vague, absurde et inapplicable en la circonstance, vu la configuration de la pièce, la forme du « trou » (!!!), la dimension du « regard » (!), l’état de la porte « blindée » (sic), l’absence de toute herméticité et quelques autres détails dont la cheminée de système « boîte à fumée » ;

–le témoignage de Me Naud sur le « procès du Struthof » ;

–l’analyse critique d’une bibliographie de base (Ragot, Hornung, Spitz, Allainmat…) ;

–une conversation téléphonique et un échange de correspondance avec M. François Faure (« Amicale des déportés et familles de disparus de Natzweiler-Struthof et ses Kommandos ») ;

–divers dossiers dont celui du classement des lieux en « monument historique ».

J’ajoute que le bâtiment où est censé se trouver la « chambre à gaz » est, d’autre part, doté d’une pièce où d’anciennes cuves à choucroute et à pommes de terre (?) sont présentées aux visiteurs comme… des cuves à formol pour les cadavres. Pourtant la seule absence de toute espèce de fermeture hermétique (il n’y a que de simples abattants de bois faits de planches grossières, comme c’est d’ailleurs le cas pour la porte de la « chambre à gaz ») aurait dû, ainsi que l’absence du moindre système d’évacuation, avertir les muséographes que ces cuves n’auraient pu contenir ni formol, ni cadavres pour ainsi dire laissés à l’air libre.

Ma dernière remarque et mise en garde sera, si vous le permettez, pour dire qu’un « musée du Struthof » ne saurait passer sous silence le fait que ce camp a servi de lieu de détention non seulement avant mais après la Libération. Et cela dans des conditions, sinon identiques, du moins comparables.

Notes :

(1) Voy. Historama, oct. 1975, p. 13.

(2) Je précise que ces travaux ont affecté non seulement le contenant (c’est-à-dire la ferme de M. Edouard Idoux) mais le contenu (c’est-à-dire le petit local baptisé « chambre à gaz »).

***

Le bâtiment où était censée se trouver la prétendue chambre à gaz

Août 1977

Lettre à Historia

(extraits)

[Extrait de la page 40 des Ecrits révisionnistes]

J’ai l’honneur d’élever une protestation contre la nature de ce numéro spécial d’Historia consacré aux « Médecins SS ». […]

Comment pouvez-vous croire un instant à l’authenticité de la « chambre à gaz » du Struthof… que vous ne pouvez d’ailleurs montrer en photographie ? Vous êtes-vous demandé pourquoi aucun livre sur le Struthof, y compris le roman d’Allainmat, ne reproduit la photographie de cette « chambre à gaz » pourtant visitable et montrée telle qu’en son « état d’origine », dit l’inscription que vous trouverez sur place ? Comment avez-vous pu reproduire cette photographie de l’extérieur avec une cheminée de ce genre ? […]

Saviez-vous que Kramer [commandant du Struthof, puis de Bergen-Belsen - NdE] est l’auteur d’une confession sur la « chambre à gaz » dont le vague et l’absurdité dépassent tout ce qu’on a pu « confesser » dans les procès de Moscou, de Cracovie (Höss) ou de Prague il n’y a guère ? (…)

La prétendue chambre à gaz du camp

Juin 1978

Le « problème des chambres à gaz »

[Extrait de la page 58 des Ecrits révisionnistes]

Après tout, nous disposions pour la « chambre à gaz » de Ravensbrück de mille « preuves », « certitudes » et « témoignages irréfutables », à commencer par les témoignages réitérés et circonstanciés d’une Marie-Claude Vaillant-Couturier ou d’une Germaine Tillion. Il y a mieux. Plusieurs années après la guerre, et cela devant les tribunaux anglais et français, les responsables de Ravensbrück (Suhren, Schwarzhuber, Dr Treite) continuaient d’avouer l’existence d’une « chambre à gaz » dans leur camp ! Ils allaient jusqu’à en décrire –vaguement– le fonctionnement ! Pour finir, on les exécutait à cause de cette « chambre à gaz » fictive, ou bien ils se donnaient la mort. Mêmes aveux, avant mort ou exécution, de Ziereis pour Mauthausen ou de Kramer pour le Struthof. Aujourd’hui, on peut visiter la prétendue « chambre à gaz » du Struthof et lire sur place l’ébouriffante confession de Kramer. Cette « chambre à gaz », classée « monument historique », n’est qu’une supercherie. Il suffit d’un minimum d’esprit critique pour se rendre compte qu’une opération de gazage dans ce petit local dépourvu de toute étanchéité tournerait à la catastrophe pour le gazeur et les gens des environs. Pour faire croire à l’authenticité de cette « chambre à gaz », garantie « en état d’origine », on est allé jusqu’à donner un maladroit coup de burin dans une mince cloison dont on a ainsi brisé quatre carreaux de faïence. On a ainsi creusé le « trou » par lequel Kramer aurait versé les cristaux d’un gaz dont il n’a rien pu dire, sinon qu’avec un peu d’eau en surplus ce gaz tuait en une minute ! Comment Kramer empêchait-il le gaz de refluer par le « trou » ? Comment pouvait-il voir ses victimes par un regard qui ne permettait de voir que la moitié de la pièce ? Comment ventilait-il la pièce avant d’en ouvrir la bonne porte paysanne de bois grossier ?

[Publié dans Défense de l’Occident, juin 1978, p. 32-40, et reproduit dans Vérité historique ou Vérité politique ?, p. 83-89.]

La prétendue chambre à gaz du camp

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source