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rt.com, 7 novembre 2015

Grande-Bretagne : Des bénévoles de Calais arrêtés par les forces anti-terroristes


Plus de 6000 réfugiés vivent dans la Jungle de Calais, en France

Des travailleurs de l’humanitaire britanniques aidant les réfugiés de Calais en France ont affirmé avoir été arrêtés et détenus par la police britannique à leur retour au Royaume-Uni. Le tout, en vertu d’une loi sur l’antiterrorisme.


Grande-Bretagne

L’article 7 de la Loi antiterroriste de 2000 permet à la police, aux douanes et aux agents de l’immigration de détenir des personnes dans les ports et les zones frontalières afin de vérifier leur implication ou non dans des faits de terrorisme. Deux bénévoles du groupe de volontaires London2Calais ont indiqué à The Independent avoir été arrêtés puis détenus pendant trois heures au Royaume-Uni, alors qu’ils rentraient chez eux après avoir effectué une mission humanitaire dans la « Jungle » de Calais. Leur arrestation se base sur l’article 7 de la loi antiterroriste votée au Royaume-Uni en 2000.

La notification de détention délivrée à Syed Bokari

London2Calais, a réussi à collecter près de 18000 euros sur le site de crowdfunding IndieGoGo qui ont servi à envoyer plusieurs convois d’aide aux réfugiés de Calais. Depuis août 2015, le groupe a distribué des milliers de colis alimentaires au camp de réfugiés et fourni, selon ses membres, des vêtements, des sacs, une pompe à eau et un générateur d’énergie destiné à une école située au sein même du camp. Actuellement, près de 6000 personnes vivent dans la Jungle de Calais, vaste terrain vague autrefois inoccupé autour du terminal de ferry de Calais. La taille de ce camp de fortune s’est significativement étendu depuis l’année dernière. En septembre, les médecins ayant visité le camp ont averti que les réfugiés qui y trouvaient refuge, très majoritairement des demandeurs d’asile essayant de se rendre en Angleterre, vivaient dans des conditions « épouvantables ».

Vue de la Jungle de Calais

L’un des deux arrêtés, Syed Bokhari, secrétaire adjoint de l’organisation, a assuré que la police du Kent procédait même à des arrestations du côté français de la Manche et même à Calais, ajoutant que cette détention faisait partie d’une « campagne persistante contre les activités du groupe » et assurant que ce dernier était « constamment bousculé et retardé dans ses activités » et subissait des pressions et des interrogatoires incessants, le tout uniquement en raison de sa solidarité envers les réfugiés de la Jungle de Calais. L’homme s’est indigné de l’attitude de la police du Kent, évoquant une situation « arbitraire » et « d’abus de pouvoir ». Il affirme que les policiers ont essayé « d’intimider » les bénévoles avec la loi antiterroriste de 2000. La police du Kent a elle, déclaré effectuer de simples contrôles de routine, ajoutant qu’elle ne fournirait pas plus d’informations.

rt.com

Syed Bokari

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source