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samedi 22 juillet 2017
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panamza, 21 novembre 2015

Le lobby juif : Qui a prévenu Éric de Rothschild ?

par Hicham HAMZA


Le cadavre d’une victime d’une fusillade, à Paris, le 13 novembre 2015

L’homme censé avoir été « averti vendredi matin » -selon un média israélien- de « l’imminence » des attentats n’est autre que le baron Éric de Rothschild, businessman multimillionnaire et président du « Service de protection de la communauté juive de France ».


France

« Un Rothschild qui n’est pas riche, pas juif, pas philanthrope, pas banquier, pas travailleur et qui ne mène pas un certain train de vie n’est pas un Rothschild ». L’auteur -décédé en 1997- de cette franche déclaration ? Edmond de Rothschild, banquier, membre du directoire du Bilderberg et petit-fils d’un mécène historique du sionisme. Il manque un qualificatif supplémentaire -utilisé notamment par les spéculateurs boursiers- dans sa déclaration relative aux héritiers Rothschild : « initié ».

Dimanche 15 novembre 2015, deux jours après les attentats qui ont ensanglanté Paris, Panamza rapportait la troublante révélation -parue la veille- d’un quotidien israélien : « Vendredi matin, les responsables de la sécurité au sein de la communauté juive auraient appris « l’imminence d’une large attaque terroriste » selon The Times of Israël. L’auteur de cette confidence : le bien informé Jonathan Simon-Sellem (alias JSS), extrémiste franco-israélien de la cause sioniste et grand ami de Meyer Habib ».

Mercredi 18 novembre, Panamza signalait l’altération de l’article paru dans la presse israélienne. La mention initiale et précise de « vendredi matin », moment de l’avertissement, a été remplacée par une expression édulcorant l’information originelle : « pendant des mois ».

Jonathan Simon-Sellem

Aujourd’hui, il est possible d’identifier le principal « officiel » chargé en France de la « sécurité de la communauté juive ». Il s’agit d’Éric de Rothschild, 75 ans, fils d’Alain de Rothschild (ex-dirigeant du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), richissime homme d’affaires, président du Mémorial de la Shoah, viticulteur « casher » à succès et président du « Service de protection de la communauté juive de France » (SPCJ, surnommé la « Ligue de défense juive officielle »).

Éric de Rothschild

Cette nouvelle information de Panamza est d’ailleurs corroborée -à son insu- par un site consacré à l’actualité culturelle juive et dénommé Jewpop. Exaspéré par la révélation de la presse israélienne, Alain Granat, animateur du site Jewpop, a fustigé la journaliste qui a donné la parole à JSS. Dans son billet mis en ligne avant-hier [17 novembre 2015], il indique ainsi avoir sollicité l’avis du principal organisme censé assurer la sécurité des juifs de France : le SPCJ. Évidemment, la structure présidée par Éric de Rothschild lui a affirmé n’avoir jamais eu connaissance d’une telle information (l’avertissement d’un attentat imminent).

À l’instar du tandem ultra-sioniste Cukierman-Ghozlan, Granat tente de contenir le brasier provoqué par la fuite de JSS. Nulle surprise pour un homme qui fut récemment invité par le CRIF et dont le site Jewpop a « bénéficié du soutien et des conseils d’Ezra Venture », une antenne d’aide financière (pour tout projet lié au judaïsme) qui fut fondé par Mathieu Worms (co-directeur d’un fonds d’investissement israélo-américain).

Alain Granat

Autre figure à tenter vainement de désamorcer la bombe involontaire de JSS : Rudy Reichstadt. Membre historique du « Fourest Boys Band », ce blogueur crypto-sioniste (qui s’est donné comme mission de diaboliser tout individu susceptible de remettre en question la parole d’État dans le champ occidental) a relayé le billet de Granet sur son site. Détail intéressant, JSS lui a transmis ce droit de réponse croustillant et présenté de la sorte par Reichstadt : « Il dément formellement avoir dit que « les juifs savaient » qu’il y aurait des attentats à Paris. « Bien évidemment, c’est faux et dangereux », écrit-il. Et de poursuivre : « J’ai simplement expliqué au Times of Israel que la communauté juive de France, tout comme toute la société nationale française (police, armée, etc…) étaient en état d’alerte. J’ai aussi ajouté avoir eu la connaissance d’un SMS d’une experte en sécurité qui a écrit à ses amis expliquant qu’il faut rester vigilant en raison de l’état d’urgence (vigipirate écarlate, visite Rohani, juif poignardé à Rome, tentatives d’attentats ratés, etc…). De plus, j’étais moi-même à Paris pendant les attentats. Si j’avais su quelque chose, j’aurais été suicidaire d’être dans les parages. (…) Quoi qu’il en soit, peut-être que je me suis mal exprimé, peut-être que la journaliste a mal mis sur papier mes propos (…) mais bien entendu je n’ai jamais, jamais, jamais fait croire que « quelqu’un savait » et encore moins moi ». Dont acte ».

Rudy Reichstadt

Soulignons par ailleurs que JSS (qui indique avoir été de passage à Paris jusqu’à samedi 14 novembre 2015, jour de son retour à Tel Aviv) affirme dans son entretien accordé à The Times of Israel avoir initialement envisagé de se rendre au stade de France (lieu autour duquel se déroulèrent les premières explosions), avant de changer d’avis -sans explication- pour aller au cinéma.

Et qu’en est-il des rapports du communautariste Éric de Rothschild avec Israël ? Pour comprendre sa connexion avec le régime d’apartheid, colonial et terroriste de Tel Aviv, il est nécessaire d’appréhender la double nature de la Grande synagogue de Paris dont il est le président d’honneur : centre emblématique du judaïsme hexagonal, mais aussi -comme l’a révélé Panamza en mai 2014- base de recrutement pour l’armée israélienne.

Nul étonnement, dès lors, à ce qu’Éric de Rothschild fut longtemps le co-administrateur du « Centre Peres pour la paix » fondé par Shimon Peres, ex-Premier ministre, visage avenant de l’expansionnisme sioniste, figure historique de l’axe Paris-Tel Aviv, architecte principal du programme nucléaire illégal de l’Etat hébreu et co-responsable de « l’opération Susannah » (des attentats israéliens commis en 1954 sur le sol égyptien, notamment contre des intérêts américano-britanniques, et imputés mensongèrement aux nationalistes égyptiens).

Nulle surprise, non plus, au regard de l’accueil bientôt prodigué par Éric de Rothschild envers la nouvelle ambassadrice (très à droite) d’Israël en France. Le 7 décembre 2015, le baron la recevra en sa qualité de président de la fondation caritative Casip-Cosajor (inspirée par « la tradition juive et les valeurs de la République »).

Méconnu du grand public, Éric de Rothschild cultive des relations étroites avec certaines figures influentes du pays. Illustration en images avec François Hollande, Bernard Cazeneuve, Bernard-Henri Lévy et Pierre Bergé.

Éric de Rothschild et François Hollande

Eric de Rothschild et Bernard Cazeneuve

Bernard-Henri Lévy et Eric de Rothschild

Pierre Bergé et Eric de Rotschild

Sans oublier deux autres personnages publics exposés hier [18 novembre 2015] par Panamza dans une vidéo relative à la simulation médicale -réalisée vendredi 13 novembre au matin, onze heures avant le carnage- d’un « attentat multisites par fusillade » : Martin Hirsch, patron de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, et son ami Marek Halter, écrivain soupçonné par le contre-espionnage français d’être un « agent des services israéliens ».

Vidéo : Des attentats simulés 11 heures avant

https://www.youtube.com/watch?v=sbloJkmQ8L8

Une double question fondamentale reste ouverte :

* QUI a informé -dans la matinée du vendredi 13 novembre 2015- le SPCJ et son président Éric de Rothschild de « l’imminence » d’une « large attaque terroriste » ?

* POURQUOI cette information vitale a-t-elle été portée essentiellement -voire uniquement- à la connaissance de dirigeants de la communauté juive hexagonale ?

Une semaine après les évènements du 11 septembre 2001, les spécialistes de la finance avaient rapidement constaté l’existence de délits d’initiés en lien avec des attentats qui furent filmés par trois joyeux agents secrets israéliens arrêtés ensuite par la police.

Pour exposer la trame d’un nouveau scandale, les citoyens français soucieux de connaître la vérité devront perçer une chape de plomb forgée avec la complicité passive d’une presse désormais sous « contrôle ». Avec une énigme-clé à résoudre au plus vite :

Qui sont les initiés du 13 novembre 2015 ?

Hicham HAMZA

http://www.panamza.com/191115-attentats-rothschild/

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