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samedi 3 décembre 2016
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sputniknews, 31 décembre 2015

Irak : Pierre Malinowski veut aider les Kurdes

Suivi d’un commentaire


Des véhicules gouvernementaux près de Ramadi, le 24 décembre 2015

Dans un entretien exclusif accordé à Sputnik un ancien militaire français, Pierre Malinowski, a annoncé qu’il s’était décidé à se rendre en Irak dans la région de la ville de Sinjar, près de la frontière avec la Syrie.


Irak

M. Malinowski a expliqué que ce sont les attentats du 13 novembre 2015 à Paris qui l’ont poussé à une telle décision. "J’ai pris cette décision après les attentats du 13 novembre en France, qui ont été pour moi une catastrophe personnelle de voir mon peuple se fait massacrer sur son propre territoire. Je me suis décidé de me renseigner s’il y a des volontaires français, d’anciens militaires ou même des militaires en activité qui sont maintenant en Irak pour les rejoindre", a annoncé M. Malinowski. L’ancien militaire français a souligné que c’était sa volonté personnelle, qu’il en connaissait les conséquences. Il est conscient de son choix et pour lui c’est vraiment "une cause noble". Pour réaliser son but, M. Malinowski a contacté l’organisation AFL (Assyrian French Légion). Cette organisation recrute d’anciens militaires français qui veulent combattre les terroristes de Daech en Irak et en Syrie. "J’ai pris contact avec le chef de l’organisation AFL qui m’a proposé de les rejoindre et venir avec eux pour quelques temps", a raconté Pierre Malinowski à Sputnik. Il a également ajouté que le chef de l’AFL l’accompagnerait dans la région aussi bien que beaucoup d’autres volontaires français et des journalistes de France et de Russie. "Après les attentats du 13 novembre, le chef de l’organisation AFL a reçu énormément de propositions : entre 3000 et 5000. Ce sont d’anciens militaires aussi bien que des civils, même des chefs d’entreprises —toutes sortes de personnes qui ont voulu se rendre sur place", a expliqué M. Malinowski.

Pierre Malinowski

M. Malinowski a dit qu’il se rendait dans la zone de Sinjar près de la frontière avec la Syrie, où l’aviation russe bombarde des postes de Daech. Là, il va rencontrer les autorités locales et témoigner de la situation, notamment de l’opération des forces aérospatiales russes et des actions de la coalition occidentale. "Donc, j’ai décidé de partir là début janvier [2016] déjà, pour une dizaine de jours, pour rencontrer des autorités sur place, notamment plusieurs généraux des Peshmergas, peut-être le président Barzani. Aussi bien que des Français, des anciens légionnaires, des anciens des forces spéciales qui sont sur place", a expliqué Pierre Malinowski. M. Malinowski a mis en relief l’importance du volontariat dans sa participation en notant qu’il ne recevrait aucune rémunération pour ce "voyage".

En présentant son point de vue de la situation l’interlocuteur a déclaré qu’il n’est pas d’accord avec les accusations adressées contre la Russie. Il est en contact permanent avec les volontaires français sur place et il n’a reçu et il n’a vu "aucune photo de morts civils causés par les frappes russes". Il a admis qu’il y avait peut-être des victimes "des dommages collatéraux parmi les civils qui se sont trouvés au milieu des djihadistes. Mais il n’y a rien de concret". A son avis, "il faut régler le problème des terroristes le plus rapidement parce que les hommes de Daech ont maintenant de l’armement lourd ce qu’ils peuvent acheter avec du pétrole". En évaluant l’activité de la coalition occidentale M. Malinowski a déclaré que ce n’est que "quelques frappes par-ci, par-là (…) et on ne voit pas pour instant de résultat". Toutefois, il a noté qu’il y avait aussi "des volontaires américains, australiens et des volontaires d’autres pays sur place", ce qui indique l’existence d’une coalition internationale informelle.

Un tank gouvernemental à Ramadi, le 24 décembre 2015

En résumé, l’ancien militaire français a conclu que la seule option pour rétablir la paix en Syrie c’est de maintenir le président Bachar el-Assad. "Je pense que la meilleure solution c’est toujours de maintenir Bachar el-Assad en place. C’est pas le plus grand démocrate du monde, mais je pense que Bachar el-Assad est le seul qui a le poids de maintenir son pays et de le sauver d’une catastrophe totale", a-t-il conclu.

sputniknews

Bachar al-Assad

Commentaire

La soi-disant Assyrian French Légion organise des stages d’entrainement en France, dans les Pyrénées-Orientales (1), ce qui implique qu’elle opère avec l’accord du régime sioniste français. Le Kurde Massoud Barzani est un agent du Mossad. Bien que l’Assyrian French Légion prétende vouloir protéger les chrétiens du Moyen-Orient, il ne s’agit là manifestement que d’un prétexte, car les sionistes n’ont aucun scrupule à persécuter les chrétiens en Israël et en Palestine.

Pierre Malinowski a l’habitude de s’attribuer des motifs louables et altruistes. Il a notamment participé, avec la complicité d’Aymeric Chauprade, à la fuite des deux pilotes français d’Air Cocaïne, Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés en République dominicaine pour trafic de drogue. Il a affirmé avoir fait cela « par solidarité militaire » (2). La République dominicaine a émis des mandats d’arrêt internationaux contre Pierre Malinowski et Aymeric Chauprade (3).

Frank BRUNNER

Notes :

(1) https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/ils-s-entrainent-dans-les-pyrenees-orientales-pour-aller-combattre-daech-1445353376

(2) http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/11/02/air-cocaine-un-assistant-de-jean-marie-le-pen-a-participe-a-la-fuite-des-deux-pilotes_4801722_3224.html

(3) http://www.europe1.fr/faits-divers/air-cocaine-mandat-darret-contre-trois-francais-dont-aymeric-chauprade-2624261

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