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6 janvier 2016

Histoire : Un document scientifique de plus qui, à lui seul, met à mal le mythe des chambres à gaz hitlériennes

par Robert FAURISSON


Une chambre à gaz aux Etats-Unis. Elle est étanche. Pour éviter toute fuite de gaz à l’extérieur, on faisait baisser la pression à l’intérieur de la chambre avant de gazer le condamné

Depuis le début des années 1960, d’abord dans mes recherches, puis dans mes articles, études ou livres j’ai abondamment traité des raisons scientifiques pour lesquelles les prétendues chambres à gaz hitlériennes n’ont pas existé ni même pu exister. Je ne rappellerai pas ces raisons.


La porte de la prétendue « chambre à gaz » exhibée aux touristes à Auschwitz. Il s’agit d’une banale porte de bureau, nullement étanche, dont le panneau supérieur est vitré. N’importe quel déporté aurait pu briser la vitre et provoquer la fuite du gaz à l’extérieur

Pour une fois, je me contenterai de ne présenter ici qu’un document et un seul à l’appui de la conclusion de mes recherches (http://www.inrs.fr/publications/bdd/doc/fichetox.html?refINRS=FT%204). Il s’agit d’une fiche toxicologique de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles, sis 30, rue Olivier-Noyer, 75680, Paris Cedex, 01 40 44 30 00 ; site internet : www.inrs.fr ; courriel : info inrs.fr. Forte de sept pages, cette fiche, qui a été mise à jour en 2011, porte le numéro 4 d’une collection de 312 fiches à ce jour. « Cyanure d’hydrogène » désigne le gaz (HCN) tandis que son synonyme, « acide cyanhydrique », est utilisé pour la solution. On se souviendra que le pesticide appelé Zyklon B, inventé dans les années 1920 et censé avoir été employé pour tuer en masse des détenus à Auschwitz et ailleurs, est de l’acide cyanhydrique sur base poreuse inerte (par exemple, de la terre d’infusoires). Pour sa production par la Société DEGESCH et pour sa description ainsi que sur les conditions (drastiques) d’emploi, on se reportera aux documents NI-9098 et NI-9912, tels que reproduits dans mon Mémoire en défense contre ceux qui m’accusent de falsifier l’histoire, Paris, La Vieille Taupe, 1980, XXIV-280 p. ; p. 161-178.

« Numéro CAS » désigne la référence américaine du gaz (Chemical Abstract Service) tandis que « Numéro CE » désigne la référence de la Communauté européenne.

En vue de faciliter et de résumer la lecture des six premières pages de cette fiche (la septième et dernière page ne contenant qu’une bibliographie), j’en reproduis ci-dessous les principaux fragments. On constatera que le HCN est a) hautement inflammable, b) hautement explosif et c) hautement dangereux pour l’environnement, à tel point qu’on ne saurait en concevoir l’emploi dans un crématoire.

Principaux fragments de la fiche toxicologique

Page 1 : Extrêmement inflammable. Très toxique. Dangereux pour l’environnement. Extrêmement inflammable. Très toxique par inhalation. Conserver à l’écart de toute flamme ou source d’étincelles. Ne pas fumer.

Page 2 : Auto-inflammabilité. Un composé extrêmement inflammable […] qui peut former des mélanges explosifs avec l’air. Les incendies provoqués par le cyanure d’hydrogène sont extrêmement dangereux en raison du risque d’intoxication qu’ils font courir au voisinage.

Page 3 : Toxicité aiguë. Forme foudroyante (ou suraiguë).

Page 4 : Prévention des incendies et des explosions. Extrêmement inflammables. Extrêmement inflammable. Dangereux pour l’environnement. Dangereux pour l’environnement.

Page 5 : Dangereux pour l’environnement. Dangereux pour l’environnement. Inflammabilité. Risques d’explosion. Stocker le produit dans des locaux séparés, bien ventilés, à l’abri de toute source d’ignition et des rayons du soleil. Ne jamais laisser une personne seule pénétrer dans ces locaux. L’inhalation de gaz ou de vapeurs doit absolument être évitée. Prévoir une aspiration du gaz ou des vapeurs à leur source d’émission ainsi qu’une ventilation générale des locaux. Empêcher tout contact du produit avec la peau et les yeux.

Page 6 : Ne pas fumer, boire ou manger dans les ateliers. Ne pas rejeter à l’égout ou dans le milieu naturel les eaux polluées par le cyanure d’hydrogène. Le médecin du travail doit prévoir […] un matériel de ventilation assistée et surtout d’oxygénothérapie avec masque. Décontamination cutanée. Il ne faut pas pratiquer de ventilation assistée au bouche à bouche.

Commentaire

Ce que cette fiche nous rapporte dans sa précision scientifique et dans sa candeur devrait conduire tout honnête homme à en déduire qu’un emploi de ce gaz à proximité d’une salle de plusieurs fours crématoires, qui doivent être laborieusement portés à la température de 900 degrés, relève d’une impossibilité radicale. L’explosion serait inévitable surtout si, sous un même toit, la pièce supposée être une chambre à gaz d’exécution était contiguë à une salle de crémation (cas du Krema I). Le 19 mars 1976, j’ai découvert les plans des cinq bâtiments d’Auschwitz-Birkenau conçus pour abriter, nous dit-on, essentiellement une chambre à gaz et une salle de crémation. Ces plans étaient jusque-là cachés par le Musée d’Etat d’Auschwitz. On le comprend ! Pour ce qu’étaient en réalité les prétendues chambres de déshabillage et les prétendues chambres à gaz d’exécution, on pourra consulter, de Serge Thion, Vérité historique ou Vérité politique ? Le dossier de l’affaire Faurisson. La question des chambres à gaz, Paris, La Vieille Taupe, 1980, 352 p. ; p. 310-322. L’ouvrage rapporte ou reproduit les éléments essentiels de mes propres découvertes.

Il est arrivé que nos adversaires invoquent, par exemple, l’argument selon lequel les risques d’explosion auraient été nuls puisqu’on serait forcément resté très au-dessous de la limite inférieure nécessaire pour obtenir un mélange explosif. Or, cet argument est dénué de valeur car, si une arme est explosive dans telle condition théorique, nul ne peut être sûr que cette condition-là ne sera pas remplie soit par accident, soit pour toute autre raison ; bref, si un gaz est catalogué comme explosif, il est du même coup explosible et, c’est bien connu, « on ne joue pas avec le feu ».

Un dernier point : aux Etats-Unis, le gaz employé pour l’exécution des condamnés à mort était précisément le HCN. J’ai beaucoup traité du sujet. J’ai décrit l’inévitable complication des chambres à gaz américaines et de la procédure à suivre pour éviter tout accident. Sait-on, par exemple, que si le condamné est sanglé si fortement, c’est pour éviter que, dans les affres de l’agonie, il ne s’agite et ne se frotte à son siège, risquant ainsi de provoquer une explosion due aux effets ainsi créés de l’électricité statique ?

Robert FAURISSON

Pièce jointe : 1) Fiche toxicologique INRS, 2011

http://robertfaurisson.blogspot.fr/2016/01/un-document-scientifique-de-plus-qui.html

Liens liés a l'article.Le site de Robert Faurisson

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