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mardi 6 décembre 2016
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Courrier du continent, 29 février 2016

Histoire : Aux sources du Grand Remplacement

Suivi d’un commentaire

par René-Louis BERCLAZ


Des émigrants afghans près d’Idomeni, en Grèce, le 24 février 2016

Le Grand Remplacement des peuples européens est un projet qui vient de loin, et même de très loin. Quand le danger n’était que potentiel, on avait la sagesse de considérer qu’il fallait s’en prémunir, mais quand il devint évident et spectaculaire, comme c’est le cas de nos jours, il n’est plus qu’un fantasme xénophobe pour raciste attardé.


Des émigrants font la queue pour une distribution de vêtements dans le bidonville appelé "jungle", près de Calais, en France, le 26 février 2016

En matière de « remplacement ethnique », il est toujours possible de remonter aux grandes invasions qui contribuèrent à la chute de l’Empire romain. A partir d’un certain degré de migration, le chaos ethnique qui en résulte crée de nouveaux rapports de force dans la société. Les Romains de souche s’en sont aperçus un peu tard.

Attila le Hun

Le Moyen Age reçut la leçon cinq-sur-cinq : il avait fallu plusieurs siècles pour remonter la pente. A cette époque, le changement de population et de religion par invasion allogène étaient des menaces parfaitement identifiées et combattues depuis la bataille de Poitiers, l’invasion musulmane de la péninsule ibérique, l’invasion des Balkans et de l’Europe orientale par l’Empire ottoman, l’insécurité des rivages de la Méditerranée. On connaît la riposte : les Croisades, la Reconquista espagnole, la bataille de Lépante, les campagnes du prince Eugène de Savoie contre les Turcs et l’expansion de l’Empire russe dans les Balkans, dans le Caucase et en Crimée, avec comme objectif Constantinople et les Détroits. Les nations européennes avaient alors su endiguer le flux de la marée islamique pour ensuite provoquer son reflux.

Scène de la bataille de Poitiers entre musulmans et Francs, en 732

On trouve dès le Moyen Age quelques indices qui font penser qu’une volonté messianique était à l’œuvre pour susciter en Europe des bouleversements politiques et religieux qui ne devaient rien aux acteurs locaux.

Le rapport adressé par le roi de France Philippe V (1294-1322) au pape Jean XXII pour justifier les mesures de salut public prise en vue de bannir les juifs du royaume, a été publié en 1321 dans la lettre pontificale De Leprosis (1). Ce document capital nous permet de comprendre qu’une organisation étrangère, disposant d’un vaste réseau d’influence actif à l’échelle internationale, incarnait une volonté messianique dont les intérêts allait à l’encontre de ceux du peuple français : « Enfin le lendemain, les gens de notre comté ont fait irruption chez les juifs au sujet des boissons qu’ils avaient composées à l’usage des chrétiens. En se livrant à d’actives recherches dans la maison des juifs, dans une des habitations qui appartenaient au juif Bananias, en un lieu obscur de la maison, dans un petit coffre où se trouvaient les trésors de la maison, et ses secrets, on trouva une peau de mouton ou parchemin couvertes d’écritures des deux côtés. Le sceau, qui était d’or et du poids de 19 florins, était retenu par un cordon de soie rouge. Sur le sceau était représentée la figure du crucifix, devant lequel un Juif se montrait dans une posture si ignominieuse et si déshonnête, que j’ai honte de la décrire. Nos gens n’auraient pas fait attention au contenu de la lettre, si tout à coup et par hasard ils n’avaient été frappés de la longueur et de la largeur de ce sceau. Des juifs nouvellement convertis traduisirent la lettre. Bananias lui-même et six autres Juifs suffisamment instruits firent la même traduction, non point d’eux-mêmes, mais contraints par la crainte et la force. Séparés ensuite et mis à la torture, Bananias et ses compagnons persévérèrent à présenter la même traduction. Trois clercs instruits dans la science théologique et dans la langue hébraïque traduisirent enfin la lettre en latin.

La lettre était adressée au prince des Sarrasins, maître de l’Orient et de la Palestine, siège de la nation juive, et dont le pouvoir s’étendait jusqu’à Grenade, en Espagne. On y demandait qu’un traité d’amitié fût conclu entre les juifs et les Sarrasins, et montrant l’espoir de voir les deux peuples réunis un jour dans la même religion, on priait le prince de bien vouloir restituer aux juifs la terre de leurs ancêtres. On y lisait : « La nation chrétienne obéit au fils d’une femme vile et pauvre de notre peuple, qui a injustement usurpé notre héritage et celui de nos pères. Lorsque nous aurons pour toujours réduit cette nation sous le joug de notre domination, vous nous remettrez en possession de notre grande cité de Jérusalem, de Jéricho et d’Ai, où repose l’arche sacrée. Et nous pourrons élever votre trône sur le royaume et la grande cité de Paris, si vous nous aidez à parvenir à ce but. En attendant, et comme vous pourrez vous en assurer par votre noble vice-roi de Grenade, nous avons travaillé à cette œuvre en jetant adroitement dans leurs boissons des substances empoisonnées, des poudres composées d’herbes amères et pernicieuses, en jetant des reptiles venimeux dans les eaux, dans les citernes, dans les fontaines et dans les cours d’eau, afin que les chrétiens, les uns après les autres et chacun suivant sa constitution, périssent prématurément sous les effets des vapeurs corrompues exhalées par ces poisons.

Nous sommes venus à bout de ce projet particulièrement en distribuant des sommes considérables à quelques pauvres gens de leur religion que l’on appelle des lépreux. Mais ces misérables se sont tout à coup tournés contre nous, et se voyant surpris par les autres chrétiens, ils nous ont accusés et ont dévoilé tout le fait. Néanmoins, il reste ce point glorieux pour nous, c’est que les chrétiens avaient empoisonné leurs frères, marque certaine de leurs discordes et de leurs dissolutions.

Vous pourrez bientôt, avec l’aide de Dieu, passer la mer, vous rendre à Grenade, et étendre sur le reste des chrétiens votre magnifique épée avec une main puissante et un bras invincible. Et ensuite vous serez assis sur le trône à Paris, et dans le même temps, redevenus libres, nous posséderons la terre de nos pères que Dieu nous a promise et nous vivrons dans la concorde sous une seule loi et un seul Dieu. Il n’y aura plus jamais à partir de ce temps, ni angoisse, ni chagrin, car Salomon a dit : « Celui qui marche avec un seul Dieu, celui-là n’a qu’une volonté avec lui ». David ajoute : « Oh ! qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter ensemble comme des frères ! » Notre saint prophète Osée a ainsi parlé par avance des chrétiens : « Leur cœur est divisé et à cause de cela ils périront ». Nous transmettons à votre très excellente Majesté royale cette lettre patente et signée de nous, par le moyen de Sadoc, grand-prêtre des Hébreux, et de Léon, l’homme le plus instruit dans la science de notre loi, lesquels vous exposeront de vive voix toute la question ».

Philippe V, roi de France

Il n’est pas inutile de relire ce texte pour se convaincre que le rêve juif de 1320 s’est transformé à notre époque en cauchemar européen : tous les germes que contient ce projet messianique se sont pratiquement réalisés. On croit y lire l’ébauche du programme de l’Etat islamique, véritable cheval de Troie, avec ses ambitions affichées de mettre l’Europe sous sa coupe. Hier comme aujourd’hui, l’alliance entre juifs et mahométans est la clé de voute de ce programme, même si, aujourd’hui, cet aspect n’est évidemment guère médiatisé.

Quel était le contexte de la découverte de cette missive secrète et quel crédit peut-on accorder à ce rapport ? Ce texte nous éclaire sur ce qu’il en est de la légende moyenâgeuse du juif conspirateur et empoisonneur. Bien sûr, il est de nos jours de bon ton de faire passer le peuple bâtisseur de cathédrales pour un ramassis de cul-terreux capables de gober les pires fadaises. Rien à voir bien sûr avec l’esprit éclairé de nos éminents contemporains qui avalent sans broncher les mythes en béton sur les fabuleuses chambres à gaz en carton.

A cette époque, la Synagogue occupait déjà une place importante dans le royaume de France : elle possédait près de la moitié de la ville de Paris. Vers l’an 1300, la florissante communauté juive atteignait le chiffre de 800000 habitants, dans une France qui comptait près de 15 millions de sujets. L’Europe entière traversait alors une crise sociale et économique semblable à celle de notre époque. L’expansion vers le Levant, avec l’épopée des Croisades, avait pris fin avec la chute du royaume chrétien de Jérusalem et l’expansion vers le Couchant, avec la découverte du Nouveau Monde, était encore dans les limbes. Pendant près de deux siècles, entre 1291 et 1492, l’Europe va se replier sur elle-même et sa croissance démographique ne trouve plus d’exutoire.

3 mai 1320. Les Pastoureaux débarquent à Paris pour convaincre le roi de massacrer les juifs à Toulouse

En 1320 toujours, en réaction aux méfaits de l’usure et de la corruption, un grand mouvement populaire rassembla la jeunesse de France. Pourquoi une croisade devrait-elle forcément délivrer les Lieux saints situés dans une Palestine devenue inaccessible, alors que le peuple déicide tenait le haut du pavé sur le sol sacré du royaume très chrétien ? Les Pastoureaux s’en remettaient à la charité évangélique pour accomplir l’œuvre de salut public à laquelle ils se destinaient. S’étant regroupés au Mont-Saint-Michel, les Pastoureaux se mirent en marche dans l’ardeur de leur belle jeunesse, avec en tête les bannières du Christ et de l’Archange Michel. Au fur et à mesure de leur progression, les Pastoureaux suscitaient un tel engouement que leur nombre allait sans cesse croissant. Arrivés à Paris, le prévôt Haquin, aux ordres de la juiverie toute-puissante, tenta de les arrêter, mais ses troupes refusèrent de marcher contre des jeunes gens certes turbulents, mais armés de leur seule foi. Après un périple qui conduisit les Pastoureaux de Paris vers le sud-ouest, sous les acclamations des populations qui se croyaient délivrées de la servitude de l’usure, le pape Jean XXII montra son vrai visage en prenant la défense des juifs au détriment des chrétiens. Pris par surprise, un grand nombre de Pastoureaux furent capturés et emprisonnés à Toulouse. D’indignation, la population de la ville se souleva et délivra les prisonniers. Partout les Pastoureaux rencontraient un accueil enthousiaste auprès du peuple, tout en semant l’émoi auprès d’une communauté aux abois dont les membres étaient obligés de se convertir ou de quitter le pays. Selon le droit coutumier de l’époque, les parjures étaient passibles de la peine capitale et il semble bien que les juifs convertis furent souvent convaincus de duplicité. Sur ordre du souverain pontife, les autorités locales interdirent aux Pastoureaux l’entrée des villes où se trouvait un ghetto. Cette condamnation était un défi à l’opinion publique, laquelle persistait à voir dans les Pastoureaux des chrétiens engagés dans une croisade contre un oppresseur qui, quant à lui, ne manquait pas d’arguments sonnants et trébuchants pour corrompre les puissants du royaume. Pour en finir, le sénéchal de Carcassonne, se référant d’une ordonnance royale punissant, sous peine de mort, quiconque porterait assistance aux Pastoureaux et enjoignant à tous de protéger les juifs, leva des troupes qui massacrèrent les Pastoureaux désarmés non loin de Carcassonne. Cependant, deux ans plus tard, ce même pape jugea bon d’expulser les juifs d’Avignon et du Comtat Venaissin. Mais cette mesure fut suspendue dès 1326, les juifs assurant pour l’essentiel les fournitures de la Cour pontificale…

Quand la Peste Noire survint en 1347, les juifs étaient toujours incrustés au sein du royaume de France et ils furent accusés d’être les propagateurs d’une épidémie qui fit environ vingt-cinq millions de victimes en Europe. Grâce à l’isolement des ghettos et au régime casher, leurs pertes ne furent, en proportion, de loin pas comparables à celles du reste de la population, mais de là à prouver de telles accusations, il y a encore de la marge vu les moyens empiriques de l’époque. L’intention génocidaire est certes avérée et il existe aujourd’hui quelques indices qui méritent d’être pris en considération :

1) Le taux de mortalité (entre 45 % et 50 % de la population) ne correspond pas avec celui où la peste sévit à l’état endémique (environ 5 % en Chine et aux Indes).

2) Les symptômes cliniques de la Peste Noire font penser à un virus de type Ebola, ou à l’anthrax, plutôt qu’à ceux de la peste commune d’origine bactérienne.

3) L’Islande fut contaminée malgré le fait que les rats, vecteurs de la maladie, ne peuvent pas y vivre à cause du climat.

Le Dr Wouter Basson (juif) serait particulièrement compétent pour répondre à ce genre de questions. Cet ancien médecin du président Pieter Botha fut recruté en 1981 pour diriger le Project Coast, un programme de guerre bactériologique et chimique de l’armée sud-africaine. Pendant douze ans, le « Docteur La Mort » supervisa au laboratoire de Roodeplaat (Afrique du Sud) la mise au point d’agents toxiques en mesure d’éliminer discrètement les opposants et de diminuer la fertilité des femmes noires. Wouter Basson travailla avec des experts israéliens afin de mettre au point des substances chimiques et surtout biologiques, qui n’auraient tué que les individus en fonction de leurs « caractéristiques raciales », qu’il s’agisse des Palestiniens en particulier et des Arabes en général, ou des personnes à la peau noire. La Commission Vérité et Réconciliation n’a pas été en mesure de déterminer les résultats obtenus par ce programme. Tout au plus a-t-elle montré l’implication des Etats-Unis dans ce vaste projet secret. Il a été établi que plusieurs milliers de cobayes sont morts suite aux expériences du docteur Basson. Il fut acquitté en 2002 par un tribunal de l’Etat sud-africain malgré les charges accablantes retenues contre lui. Quant au mandat d’arrêt international pour crimes contre l’humanité lancé contre le bon docteur suite à son refus d’être entendu par la Commission Vérité et Réconciliation, il n’a jamais été activé. Wouter Basson exerce aujourd’hui son métier de cardiologue dans une banlieue tranquille du Cap. La guerre chimique et bactériologique a été mise hors la loi après que 189 Etats de la planète eurent ratifiés la Convention internationale sur l’élimination des armes chimiques et biologiques de 1993, sauf deux : Israël et la Birmanie.

Wouter Basson

Pour en revenir au Moyen Age et à la saga des « Rois maudits », arrangée et écrite par des nègres pour le juif Maurice Druon dans son roman historique éponyme, elle résume l’histoire à une suite de secrets d’alcôve dont les acteurs sont, comme de bien entendu, des fous sanguinaires et dégénérés. Adaptée à l’air du temps, la recette est toujours d’actualité. Malgré tout, Philippe le Bel (1268-1314) sauva la chrétienté de l’emprise du sémitisme en faisant arrêter les Templiers : ses ennemis ne l’oublièrent pas car la calomnie est, à long terme, une arme plus efficace que le fer ou le poison. Ses trois fils –Louis X (1289-1316) mort à 27 ans, Philippe V (1294-1322), mort à 28 ans et Charles IV (1294-1328) mort à 34 ans– sont tous morts empoisonnés et sans descendance mâle, raison pour laquelle les droits à la succession au trône de France échurent aux bons cousins britanniques, un léger malentendu qui provoqua la guerre de Cent ans. Assailli de l’intérieur et de l’extérieur, le royaume de France était en péril de mort. Les juifs continuaient leurs intrigues et toutes les tentatives pour les intégrer échouèrent. Ils persistaient à mettre le pays en coupe réglée par l’usure et la corruption, à profaner les hosties et à sacrifier des enfants le Vendredi-Saint. Le peuple, plus avisé qu’aujourd’hui, et le clergé, moins corrompu qu’actuellement, exigèrent des mesures de salut public. Le 17 septembre 1394, Charles VI (1380-1422) promulgua un arrêt d’expulsion définitif en bannissant les juifs du royaume de France à perpétuité, leur interdisant, sous peine de mort, d’y demeurer. Toutes les créances dues aux juifs furent honorées et un délai de deux ans leur fut accordé pour quitter le pays. Au cours des siècles, les ethnies les plus diverses, Celtes, Gaulois, Gallo-romains, Germains, Francs, Normands, se sont intégrées à la nation française mais le juif a toujours voulu faire chambre à part. Le divorce était consommé pour cause d’incompatibilité d’humeur. Cet épisode de l’histoire de France a donné à l’historien Edouard Drumont l’occasion d’écrire l’une des plus belles pages de la littérature française : « Grâce à l’élimination du venin, la France, qui est encore plongée dans les horreurs de la guerre de Cent ans, va atteindre avec rapidité un degré de prospérité incroyable ; elle va devenir la grande nation européenne, régner par les armes, par les lettres, par les arts, par la courtoisie exquise, par le goût, par le charme de sa nature bienveillante et sociable, par son originalité de bonne compagnie qui est si accommodante pour les idées d’autrui. Elle sera l’arbitre, le modèle, l’envie du monde entier ; elle comptera parmi ses fils des généraux glorieux, des ministres illustres, des écrivains incomparables ; elle aura des triomphes et des revers, mais l’honneur sera toujours sauf ; elle ne sera pas exempte de vices mais de ces vices qui n’abaissent point, et quand elle courra à la bataille ce ne sera ni pour les bons Mexicains, ni pour les bons Tunisiens. Chez elle, tout le monde sera sinon riche, du moins heureux, car le juif ne sera pas là pour exercer sur le travail d’autrui son parasitisme usuraire. En un mot, à partir de 1394, époque à laquelle elle chasse les juifs, la France montera toujours. A partir de 1789, époque à laquelle elle les reprend, elle descendra sans cesse… » (2)

Edouard Drumont

Le redressement de la France dura presque 400 ans, jusqu’à ce que la Révolution française vienne remettre les pendules à l’heure juive.

L’Allemagne d’après la Première guerre mondiale fut elle aussi confrontée à la même emprise. Il ne fallut que quelques années pour que le peuple allemand se reprenne en imposant les mêmes mesures de salut public que celles que la France avait prises en 1394. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le redressement de l’Allemagne fut aussi rapide que spectaculaire. Talmud oblige, la répression des Goyim, au nom des Droits de l’homme, fut aussi sanguinaire en 1939 contre le peuple allemand, qu’en 1789 contre le peuple français…

René-Louis BERCLAZ

En octobre 1793, le représentant du Comité de salut public, Carrier, est envoyé à Nantes, ville suspectée de "tièdeur révolutionnaire". Il met au point une répression impitoyable : tous les prisonniers et les suspects sont fusillés, sans jugement, et surtout, noyés, entassés dans des bateaux qui sont coulés dans la Loire, de nuit de préférence. Plus de quatre mille personnes périssent de cette façon. D’un caractère despotique, Carrier se heute avec les révolutionnaires locaux, est dénoncé, rappelé à Paris en octobre 1794, et mis en accusation. Il sera guillotiné fin 1794. Pendant les quelques mois de sa présence à Nantes, plus de 10000 personnes auront été exécutées

Commentaire

Dans le texte qu’on vient de lire, René-Louis Berclaz établit des amalgames arbitraires entre des événements séparés par des siècles et sans rapport objectifs les uns avec les autres, afin de soutenir la thèse d’un complot juif quasiment millénaire visant à favoriser une invasion de l’Europe par les musulmans.

Tout d’abord, les invasions musulmanes du haut moyen-âge ne visaient pas spécifiquement l’Europe ou les chrétiens, puisque l’islam s’est répandu au Proche-Orient, en Afrique du nord et dans une grande partie de l’Asie.

Par ailleurs, les jihadistes actuels ne sont nullement représentatifs des musulmans. Ils se réclament du whahbbisme, une secte originaire d’Arabie saoudite, rétrograde et qui considère les autres musulmans comme des hérétiques.

Attribuer aux juifs l’épidémie de peste du moyen-âge est une accusation gratuite que rien ne vient objectivement étayer.

Les juifs étaient essentiellement détestés à cause de leur pratique de l’usure et parce qu’ils avaient l’habitude de soutenir le pouvoir en place, aussi despotique puisse-t-il être, en échange de sa protection.

Enfin, René-Louis Berclaz prétend, là encore sans la moindre preuve, que les juifs seraient responsables des exécutions qui ont eu lieu en France à la suite de la révolution de 1789, alors que ces exécutions avaient pour motif des rivalités partisanes entre extrémistes et modérés. La révolution s’est contentée de donner la citoyenneté aux juifs de France.

Frank BRUNNER

Notes :

1) Louis Rupert, L’Eglise et la Synagogue, Librairie Lethielleux, 1859, pages 172-176.

2) Edouard Drumont, La France juive, Tome I, Edition Charlemagne, 1994, Beyrouth, page 135.

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    éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source