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AFP, 27 août 2004

Burkina-Faso : "Démenti catégorique" d’une tentative de putsch en Mauritanie


Scène de marché à Ouagadougou

Le gouvernement burkinabè a "catégoriquement démenti", vendredi 27 août, les accusations selon lesquelles il aurait soutenu les auteurs de la tentative présumée de coup d’Etat, annoncée le 9 août 2004, en Mauritanie.

Le chef d’état-major de la gendarmerie nationale mauritanienne, le colonel Sidi Ould Riha, a mis en cause, jeudi 26 août 2004, le Burkina Faso et la Libye, qu’il accuse d’avoir soutenu les auteurs de cette tentative.

Burkina-Faso


"Nous sommes étonnés au comble par ces graves accusations sans fondements", a déclaré Djibrill Bassolé, le ministre burkinabè de la Sécurité, lors d’une conférence de presse à Ouagadougou. Il a indiqué qu’à l’issue d’une séance de travail, le 20 août 2004, avec le ministre mauritanien de la Défense, le Burkina avait même fait part aux autorités mauritaniennes de "sa disponibilité et sa franche collaboration" en vue de rechercher trois officiers mauritaniens qui aurait trouvé refuge au Burkina-Faso, après avoir transité par le Mali et le Niger. Des recherches ont été lancées pour tenter de retrouver les trois officiers, mais la police burkinabè ne dispose pas de "suffisamment de précisions sur leur identité", a indiqué M. Bassolé .

Djibrill Bassolé

Ces militaires, les commandants Mohamed Ould Chibna, Saleh Ould Anana et le capitaine Abderhamame Ould Mini sont accusés par Nouakchott d’être impliqués dans la serie de tentatives de déstabilisation du régime. Lors de son séjour à Ougadougou, le 20 août 2004, le ministre mauritanien de la Défense avait indiqué à ses interlocuteurs que ces trois militaires s’étaient refugiés au Burkina-Faso en compagnie de sept autres personnes, voyageant en "changeant d’identité et utilisant de faux documents", selon M. Bassolé. Le ministre de la Défense avait remis à cette occasion un message du président mauritanien Maaouiya Ould Taya ayant trait à cette affaire au président burkinabè Blaise Compaoré.

Maaouiya Ould Taya

"Il n’y a pas d’officiers mauritaniens qui résident ici et nous ne sommes en rien impliqués dans ces tentatives de coup d’Etat", a toutefois ajouté M. Bassolé.Il a également regretté que "les autorités mauritaniennes n’aient pas suffisamment pris la mesure de la gravité de leurs accusations" relevant "les inconhérences et le mal fondé". "Les Mauritaniens n’ont pas besoin de visas pour entrer au Burkina, il n’y a pas non plus de commando entraîné au Burkina pour déstabiliser la Mauritanie, sinon cela ne passerait pas inaperçu", a-t-il encore soutenu.

Blaise Compaoré

En guise d’une "bonne collaboration" policière M. Bassolé a rappelé que ses services avaient expulsé en janvier 2004 trois Mauritaniens "hostiles" à leur gouvernement. Ils étaient entrés au Burkina-Faso avec de faux papiers d’identité maliens. Ces personnes ont ensuite été refoulées vers leur pays par le Mali, a expliqué le ministre. "Nous avons amorcé une bonne coopération policière, mais nous sommes abasourdis car rien ne laissait présager que de telles accusations allaient être portées contre nous", a conclu M. Bassolé.

Agence France Presse

Scène de rue à Ouagadougou

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