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samedi 10 décembre 2016
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Bocage, 5 avril 2016

Histoire : David Irving et ses « gazages limités »


David Irving

Eh bien, puisque bon nombre de correspondants tiennent à nous signaler la récente déclaration en anglais de l’historien britannique David Irving diffusée par Jim Rizoli et intitulée "D. Irving’s revised views" (mot à mot : les vues révisées de D. Irving), nous allons en profiter pour crever l’abcès qui pollue la communauté des révisionnistes en raison de l’attitude non seulement de David Irving mais aussi de son comparse l’Américain Mark Weber, directeur de l’Institute for Historical Review (Californie).


Mark Weber

Les révisionnistes de longue date se souviennent des brillantes interventions des deux historiens -historiens de métier- David Irving et Mark Weber, notamment lors du Second Procès Zündel (1988), celui où a été présenté pour la première fois le "Rapport Leuchter" confirmant la découverte du Pr Faurisson relative à l’impossibilité radicale de gazages homicides en masse. Aussi bien David Irving que Mark Weber avaient témoigné à ce procès et crié haut et fort qu’il n’y avait donc jamais eu de gazages à Auschwitz.

Ernst Zündel

Mais on connaît le sort qui a été réservé à Fred Leuchter [persécuté par le lobby juif]. Or tout le monde n’a pas la carrure de Fred Leuchter. Et, quand on a été habitué à une certaine célébrité, qui vous permet de vendre des livres et de faire des conférences, il est dur de se retrouver un paria comme ce fut le cas de Leuchter et de ne plus pouvoir nourrir sa famille...

Fred Leuchter

Aussi bien David Irving, endetté à mort après son procès contre Deborah Lipstadt (perdu le 11 avril 2000) que Mark Weber ont décidé que si, en effet, il n’y avait jamais eu de gazages homicides à Auschwitz, eh bien, ma foi, il y avait sûrement eu ailleurs des "limited gassings" (des gazages limités)...

Deborah Lipstadt

Et c’est ainsi que les deux historiens ont pu continuer de parcourir le monde en donnant leurs conférences...

Pour ce qui a trait à Mark Weber, nous diffuserons dans notre prochain bulletin la traduction en français de l’interview qu’il a donnée à Jim Rizoli le 10 février 2016 et qui est pathétique (Question : "Comment croyez-vous que ça s’est fait ?" Réponse : "Je ne sais pas"...).

En revanche, le cas de David Irving -qui reçoit les messages de Bocage- est plus grave. Voyons d’abord la déclaration (en anglais) dont nous avons parlé en tête de ce message (D. Irving n’a pas souhaité être interviewé par Jim Rizoli et a opté pour cette formule) :

Vidéo : David Irving’s revised revisionist views.

https://www.youtube.com/watch?v=LCDwDNZcxbc&feature=youtu.be

D. Irving, on le voit, se déclare "déviationniste" : comme Mark Weber il ne croit pas à la version officielle des chambres à gaz d’Auschwitz (il ne peut plus, depuis sa prestation de 1988), mais il affirme, sans la moindre preuve, non seulement que des gazages ont eu lieu dans les deux petits bunkers de Birkenau mais, surtout, que des gazages massifs ont "sûrement" eu lieu dans les camps de l’Aktion Reinhardt (c’est-à-dire Treblinka, Sobibor, Belzec) et il cite le chiffre de plus de 2 millions de juifs exécutés (!).

Le plus grave, toutefois, au sujet de David Irving, c’est l’incroyable contre-vérité qu’il assène avec aplomb à la minute 25:5 de sa déclaration et que nos correspondants pourront vérifier. Parlant des révisionnistes il dit : "They don’t want to believe the Reinhardt camps exist. I think the Reinhardt camps did exist". "Ils [les révisionnistes] ne veulent pas croire à l’existence des camps Reinhardt. Je pense que les camps Reinhardt ont bien existé".

Que fait-il de la visite du Pr Faurisson à Treblinka ? de l’étude faite par le révisionniste australien Richard Krege dans ce camp à l’aide d’un "ground-penetrating radar" ? du livre du révisionniste italien Carlo Mattogno sur Belzec ? du livre de Mattogno et Graf sur Treblinka ? de l’énorme ouvrage de Mattogno, Graf et Kues sur Sobibor ? (Pardon aux principaux révisionnistes si nous oublions quelque chose, Bocage n’est pas spécialiste...)

Dès avril 2009, dans un texte intitulé "D. Irving et les "camps d’extermination’", le Suisse Jürgen Graf avait senti qu’il fallait mettre en garde David Irving contre un certain nombre d’erreurs qu’il commettait à propos des camps Reinhardt (on trouvera ci-dessous ce texte, qui existe également en allemand, en anglais et en italien). J. Graf terminait ainsi son article : "Espérons que David Irving trouvera le courage nécessaire pour regarder en face les faits et en tirer les conclusions inévitables. Il n¹y a pas d¹autre moyen pour lui de sauver son honneur et restaurer sa crédibilité".

Jürgen Graf

Avec la contre-vérité citée plus haut, le prestige de l’historien est sérieusement écorné...

Bocage

N.B. Ce prestige de l’historien est tel qu’un internaute aux innombrables pseudos a osé écrire récemment : "Il n¹est pas exclu qu¹après avoir été ruiné puis emprisonné, D.I. craigne pour sa vie... et ne doive donc concéder au moins un minimum d’atrocités à Auschwitz... du bout des lèvres" !

David Irving et les camps de l’Aktion Reinhardt

Un historien jeune et brillant

L’Anglais David Irving présente plusieurs qualités admirables :

1) C’est un chercheur infatigable qui a passé des milliers d’heures au milieu d’archives ;

2) C’est un excellent historien de la Deuxième Guerre mondiale. Certains de ses ouvrages, comme Hitler’s War et Churchill’s War, seront lus aussi longtemps qu’il y aura des lecteurs qu’intéressera cette sombre et dramatique période de l’histoire ;

3) Il a une grande maîtrise de la langue anglaise, aussi bien comme écrivain que comme orateur.

Dans les années 1960 et au début des années 1970, le brio de D. Irving était largement reconnu : même si bien des historiens en place n’appréciaient guère le jeune rebelle, la plupart lui reconnaissaient du talent. Son succès était tel que les médias lui pardonnaient, à contre-cœur, ses sympathies à peine voilées pour Adolf Hitler et pour le IIIe Reich. Même en Allemagne, il était régulièrement invité à des débats télévisés où il impressionnait le public par ses connaissances historiques et la perfection de son allemand.

Quant à la “solution finale de la question juive”, Irving acceptait, bien sûr, la version officielle ; toutefois il se gardait toujours bien d’écrire un livre ou un article sur le sujet et se contentait de se tenir à l’écart.

“Hitler’s War”

Lors de l’élaboration de son Hitler’s War, David Irving étudia un nombre considérable de documents allemands datant de la guerre. A son étonnement croissant, il s’aperçut qu’aucun de ces innombrables documents ne prouvait qu’Hitler avait ordonné l’extermination des juifs –ou, en fait, qu’Hitler savait que les juifs étaient exterminés.

A cette époque, Irving devait bien savoir qu’il existait des chercheurs contestant la version officielle du sort des juifs dans la Deuxième Guerre mondiale. Le livre d’Arthur Butz, The Hoax of the Twentieth Century, était sorti en 1976, un an avant Hitler’s War, et j’ai du mal à croire qu’Irving n’a pas été au courant de l’existence de ce livre ou qu’il n’a pas eu la curiosité intellectuelle de le lire. En tout cas, il n’a pas tiré de cette totale absence de preuves documentaires de “l’Holocauste” la seule conclusion logique qu’il fallait en tirer mais en a conclu, en revanche, que l’extermination des juifs avait été ordonnée et organisée par le Reichsführer SS Heinrich Himmler à l’insu d’Hitler. Dans Hitler’s War il écrivait : “En août 1942, la machinerie du meurtre de masse prenait de la vitesse –avec un tel raffinement et une ingéniosité si diabolique qu’en partant de Himmler et en descendant jusqu’aux anciens hommes de loi qui dirigeaient les camps d’extermination il se trouvait peut-être seulement soixante-dix hommes pour savoir la vérité”.

Heinrich Himmler

Devant cette thèse bien peu plausible, Robert Faurisson soulevait l’objection extrêmement logique suivante : “Pour reprendre une comparaison de David Irving, je veux bien croire que Menahem Begin a pu ignorer, sur le moment, le massacre de Sabra et Chatila. Pendant quelques heures, quelques centaines de civils ont été massacrés. Je ne sais pas à quelle heure Begin a eu connaissance de ces massacres mais je sais que, comme la terre entière, il l’a très vite appris. Cependant, si au lieu de quelques centaines d’hommes, de femmes et d’enfants massacrés en quelques heures, nous avions eu affaire au massacre de quelques millions d’hommes, de femmes et d’enfants pendant trois ou quatre ans au cœur de l’Europe, par quel miracle aurait-on pu dissimuler cette énormité à Hitler, à Staline, à Churchill, à Roosevelt ainsi qu’à l’Allemagne et à l’Europe entière sauf à "peut-être soixante-dix homme" ? !”

Robert Faurisson

Aujourd’hui, en 2009, l’argument est aussi juste qu’il l’était en 1983 !

Le Rapport Leuchter

En avril 1988, lors du second procès Zündel qui se tenait à Toronto, David Irving apprit qu’un Américain, technicien des méthodes d’exécution, Fred Leuchter, contacté par Robert Faurisson qui conseillait alors Ernst Zündel, s’était rendu avec une petite équipe en Pologne dans l’intention d’examiner les prétendues chambres à gaz homicides d’Auschwitz-I, d’Auschwitz-Birkenau et de Majdanek. A son retour, Leuchter avait rédigé un rapport dans lequel il concluait que ces pièces n’auraient pas pu servir de chambres à gaz pour un certain nombre de raisons techniques. Qui plus est, Leuchter et son équipe avaient prélevé des échantillons dans les murs intérieurs des prétendues chambres à gaz d’Auschwitz-I et de Birkenau, dans ces lieux où, d’après l’historiographie officielle, un nombre effroyable de juifs avaient été tués à l’acide prussique. Les échantillons avaient, par la suite, été analysés dans un laboratoire américain. Les tests avaient révélé l’absence de toute trace de cyanure ou d’infimes traces, tandis qu’un échantillon de contrôle provenant de l’installation d’épouillage n° 1 de Birkenau contenait un pourcentage extrêmement élevé de cyanure.

Le Rapport Leuchter confirmait ce dont devait se douter ou que savait déjà David Irving : les chambres à gaz d’Auschwitz n’étaient qu’une monstrueuse mystification. A ce moment-là, Irving crut que l’histoire de “l’Holocauste” allait s’effondrer sous peu et il décida de prendre le train en marche. Lui, David Irving, dont les historiens de cour bornés refusaient obstinément de reconnaître le génie, il allait leur faire honte : il allait être le premier grand historien à mettre au pilori cette escroquerie d’Auschwitz. A la fin du procès Zündel, Irving témoigna en faveur de la défense. Il cautionna le Rapport Leuchter qu’il qualifia de “document bouleversant”. En 1988 et 1989, il donna un certain nombre de conférences dans lesquelles il contestait l’existence de chambres à gaz homicides à Auschwitz : c’est l’une de ces conférences, prononcée sur le sol autrichien en 1989, qui allait lui valoir d’être arrêté et incarcéré en Autriche seize ans plus tard.

L’espoir d’Irving de voir le Rapport Leuchter entraîner l’effondrement immédiat du mensonge d’Auschwitz ne se matérialisa pas : les juifs se battirent comme des lions pour leurs chambres à gaz et David Irving fut traité de “négationniste”. Dans la société occidentale dominée par les juifs, ce qualificatif est la marque de Caïn. Irving fut méchamment diffamé par les médias, ses livres disparurent des librairies et il en résulta pour lui de grosses pertes financières.

David Irving contre Deborah Lipstadt

S’étant fait injurier par une représentante particulièrement odieuse du lobby holocaustique, Deborah Lipstadt, dans un livre intitulé Denying the Holocaust, Irving lui intenta un procès en diffamation. Le procès eut lieu à Londres au début de 2000. Même si les chances qu’avait Irving de gagner ce procès étaient dès le départ quasiment nulles, il aurait pu facilement remporter une fantastique victoire morale en pulvérisant cette repoussante Lipstadt et ses experts. Inutile de dire qu’il aurait fallu pour cela une sérieuse préparation mais, arrogant comme il l’est, Irving n’a pas estimé nécessaire d’étudier la littérature révisionniste avant le procès, alors qu’il ne connaissait pas bien la question de “l’Holocauste”. J’ai encore bien en mémoire la déception qui avait été la mienne quand j’ai lu dans le journal suisse Jüdische Rundschau Maccabi qu’Irving avait “reconnu l’existence des camions à gaz”. C’était bien vrai : mis en présence du prétendu “Document Just” que l’équipe Lipstadt avait déposé comme preuve documentaire du meurtre de masse de juifs dans des camions à gaz, Irving le déclara authentique, alors qu’il s’agit d’un vulgaire faux grouillant d’absurdités linguistiques et techniques. Ce faux avait été analysé en détails par deux chercheurs révisionnistes : l’Allemande Ingrid Weckert et le Français Pierre Marais. Comme Irving lit couramment à la fois l’allemand et le français, il n’avait tout simplement aucune excuse de ne pas connaître ces études particulièrement importantes.

En raison de sa piètre connaissance du sujet, Irving s’est vu obligé de faire plusieurs concessions spectaculaires mais totalement inutiles à ses adversaires. Dans son verdict le juge Charles Gray a prononcé à juste raison : “Au cours du procès Irving a changé d’opinion : il était prêt à reconnaître que des gazages d’êtres humains avaient eu lieu à Auschwitz, mais sur une petite échelle”.

Il faut faire remarquer, au crédit de Irving, qu’il a utilisé avec efficacité l’argument de Faurisson : “Pas d’orifices, pas d’Holocauste”. D’après les “témoignages en provenance de témoins oculaires” sur lesquels se fonde la version officielle des événements, le Leichenkeller (morgue) 1 du Krematorium II d’Auschwitz-Birkenau a servi de chambre à gaz homicide où, d’après l’expert choisi par Lipstadt, Robert Jan van Pelt, environ 500000 juifs ont été assassinés en 1943/1944. Au cours du procès, Irving a démontré que les ouvertures dans le toit du Leichenkeller 1 par lesquelles les SS sont censés avoir versé des granulés de Zyklon B n’existaient pas, ce qui signifie que le prétendu crime ne pouvait pas avoir été perpétré. Sur ce point Irving remporta un triomphe important. Même le juge Charles Gray, pourtant très hostile envers Irving, reconnaissait avec honnêteté dans son verdict : “Je dois reconnaître que, tout comme, j’imagine, la plupart des gens, je croyais que la preuve de l’extermination massive de juifs dans les chambres à gaz d’Auschwitz était incontestable. J’ai toutefois écarté cette opinion préconçue en évaluant les preuves présentées par les parties dans ce procès”.

Charles Gray

En prison en Autriche

En novembre 2005, David Irving eut l’imprudence de se rendre dans l’Etat marionnette qu’est l’Autriche où il fut rapidement arrêté pour une conférence “négationniste” donnée en 1989. Lors de son procès, Irving déclara certaines choses qu’on ne peut pas lui reprocher : il voulait être libéré aussi vite que possible et retrouver sa famille ; dans une telle situation, la plupart des gens auraient fait de même. Il est tout à fait exact que de nombreux révisionnistes passant en procès en raison de leurs convictions les ont maintenues et ont payé le prix fort à cause de leur courage, mais tout le monde n’est pas un héros. Parce qu’il avait eu une attitude coopérative, ce tribunal irrégulier autrichien récompensa Irving en lui infligeant une condamnation relativement légère : il fut condamné à trois ans seulement et, en décembre 2006, après avoir effectué un tiers de sa peine, il fut relâché et autorisé à rentrer en Angleterre.

Le voyage de David Irving en Pologne

En mars 2007, je reçus un courriel de David Irving m’avisant qu’il se trouvait en Pologne où il visitait les “camps de l’Aktion Reinhardt”. D’après les archives de guerre allemandes, le but de l’“Aktion Reinhardt” consistait à confisquer les biens des juifs. Sans l’ombre d’une preuve documentaire ou matérielle, les historiens orthodoxes prétendent que le véritable but de cette action était la liquidation physique des juifs de la Pologne orientale et qu’environ 1,5 à 2 millions de juifs avaient été tués au monoxyde de carbone provenant de moteurs diesel dans trois camps : Belzec, Sobibor et Treblinka. L’histoire traditionnelle veut que ces trois camps aient été de purs centres d’extermination où tous les juifs, quels que soient leur âge ou leur santé, étaient gazés dès leur arrivée sans avoir été enregistrés : seule une poignée de juifs, jeunes et forts, étaient provisoirement épargnés car on avait besoin d’eux pour la marche des camps.

Des déportés et un garde (à l’arrière plan) au camp de Belzec

Dans son courriel (que j’ai malheureusement effacé) Irving avait dû me poser une question à propos de Belzec, parce que je me souviens bien que dans ma réponse je lui avais demandé s’il avait lu le livre de Carlo Mattogno Belzec in Propaganda, Testimonies, Archeological Research, and History. Il m’avait répondu qu’il le lirait plus tard.

Outre Belzec, Sobibor et Treblinka, Irving avait visité aussi Auschwitz et Majdanek. Apparemment, il n’a pas visité le sixième prétendu “camp d’extermination”, celui de Chelmno (Kulmhof). Sur son site, il publia un rapport sur son voyage en Pologne qui me frappa par son caractère superficiel et vague. Il était impossible, à partir de son récit, de déduire s’il croyait ou non que des gazages homicides avaient eu lieu à Auschwitz et à Majdanek. Quant aux trois camps “Aktion Reinhardt”, il semblait avaliser la version “camps d’extermination” ; d’un autre côté, il parlait à leur propos de “prétendues chambres à gaz”. En d’autres termes, il évitait de faire des déclarations claires et sans équivoque.

Mes questions à David Irving et sa réponse

En mars 2009 j’appris que David Irving avait donné toutes sortes de conseils à un “négationniste”, l’évêque Mgr Richard Williamson, et je reçus un message provenant d’une Française furieuse qui fustigeait les déclarations d’Irving sur Treblinka. Le 2 avril, j’envoyais un message à Irving dans lequel je lui posais quatre questions :

– Croyait-il qu’un assassinat massif de juifs s’était produit à Treblinka, Sobibor et Belzec ?

– S’il croyait à l’existence d’un tel meurtre de masse, quelles étaient ses preuves ?

– Dans un tel cas, quel a été le mode d’exécution de ce massacre ?

– Avait-il, lui, David Irving, lu le livre de Carlo Mattogno sur Belzec et l’ouvrage écrit par Carlo Mattogno et moi-même : Treblinka / Extermination camp or transit camp ?

Le jour même je recevais de David Irving la réponse suivante :

“1. Ich bin der Auffassung, dass in besagten drei Lagern Massenvernichtungen stattgefunden haben (“durch Gas” lässt sich nicht beweisen, ist ja sehr umstritten).

2. Beweismaterial :

- Bekannter Briefwechsel Wolff/Ganzenmüller betr. Malki-nia/Treblinka.

- Himmlers Anordnung, in Treblinka nichts auffindbar zurückzulassen, anschliessend einen Bauernhof darüber entstehen zu lassen [...].

- Persönliche Befragung zweier Zeugen... betr. Belzec, falls Echtheit nachweisbar.

- Höfle-Decode vom Januar 1943 und in Zusammenhang damit der Korherr-Bericht.

3. Für das Jahr 1942 : Das Höfle-Dokument spricht von 1’274’166.

Für 1942 und 1943 haben wir aus Himmler-Akten die Beuteziffer Reinhardt – Schmuck, Uhren, Münzen. Daraus lässt sich ungefähr eine Ziffer für das Ergebnis für 1943 zusammenreimen bzw. hochrechnen, und zwar mehr als 1 Million – Himmler spricht dem Mufti gegenüber von „3 Millionen“.

[1. Selon moi, une extermination massive a eu lieu dans les trois camps cités plus haut (on ne peut pas prouver que l’exécution s’est faite au moyen de gaz ; comme vous le savez, la question est hautement controversée).

2. Les preuves :

– La correspondance bien connue entre Wolff et Ganzenmüller concernant Malkinia/Treblinka ;

– L’ordre donné par Himmler de ne laisser aucune trace à Treblinka et plus tard de construire une ferme à cet emplacement ;

– L’interrogatoire personnel de deux témoins… au sujet de Belzec, si l’on peut démontrer l’authenticité [de leurs déclarations] ;

– Le message radio de Höfle de janvier 1943 après décodage et dans ce contexte le Rapport Korherr.

3. Pour 1942 : Le document Höfle cite le chiffre de 1 274 166. Pour 1942 et 1943, les documents de Himmler révèlent l’étendue du butin de Reinhardt –bijoux, montres, pièces de monnaie. A partir de ces renseignements, il est possible de deviner ou de calculer le chiffre approximatif de 1943, à savoir plus de un million. Himmler parle de “trois millions” au Mufti.]

L’absence de réponse à la quatrième question

Si David Irving avait apporté des réponses claires à mes trois premières questions, il n’avait pas pris le soin de répondre à la quatrième : Avait-il lu Treblinka / Extermination Camp or Transit Camp ? écrit par Carlo Mattogno et moi-même, et le livre de Mattogno sur Belzec ? A l’époque du voyage d’Irving en Pologne, les deux ouvrages étaient en ligne depuis plus de trois ans et l’historien britannique, très initié en matière d’informatique, aurait pu facilement se convaincre de leur valeur. La bibliographie de Treblinka contient plus de 200 titres, dont une vingtaine en polonais. Comme beaucoup de ces sources polonaises sont d’une importance primordiale, un des mérites de notre livre est de les rendre accessibles aux chercheurs qui, comme Irving, ne comprennent pas le polonais. En outre, Treblinka contient de multiples références à des documents provenant d’archives russes qui n’avaient encore jamais été publiés dans une langue occidentale.

Belzec est beaucoup plus court que Treblinka mais sa bibliographie comprend quand même 80 titres, dont 18 en polonais. Le chapitre le plus important est le quatrième où Mattogno analyse les résultats des forages et des excavations pratiqués à la fin des années 1990 sur le territoire de l’ancien camp.

Si David Irving n’a pas estimé nécessaire de lire ces deux livres, c’est la preuve que ce qui a réellement eu lieu à Treblinka et à Belzec ne l’intéresse pas le moins du monde. Bien sûr, il est très possible qu’il les ait effectivement lus mais ne veuille pas le reconnaître car sinon il serait obligé de répondre aux arguments des révisionnistes, en particulier aux arguments techniques. En fait, dès qu’on aborde la version officielle des camps Reinhardt sous l’angle technique, tout le monstrueux édifice de mensonges s’effondre immédiatement comme un château de cartes.

Comment David Irving prouve l’existence d’assassinats massifs de juifs dans les trois camps Reinhardt

Répondant à mes questions, David Irving cite sept raisons qu’il a de croire que les trois camps Reinhardt avaient été des centres d’extermination. Cinq de ces raisons se fondent sur des documents, les deux autres sur des ouï-dire. Nous commencerons par examiner les documents.

“La correspondance bien connue entre Wolff et Ganzenmüller concernant Malkinia/Treblinka”.

Le 28 juillet 1942, Albert Ganzenmüller, secrétaire d’Etat du Reichsverkehrsministerium (Ministère impérial des transports), écrivait, dans une lettre adressée au SS-Gruppenführer Karl Wolff : “Depuis le 22 juillet, un train de 5 000 juifs fait le trajet quotidien de Varsovie à Treblinka via Malkinia, en plus d’un train de 5 000 juifs qui fait le trajet deux fois par semaine de Pryemysl à Belzec”. Le 13 août Wolff répondait : “J’ai noté avec un plaisir particulier que voilà déjà 14 jours qu’un train de 5 000 membres du peuple élu se rend chaque jour à Treblinka, ce qui nous permet d’effectuer ce mouvement de population à un rythme accéléré”. Ni Ganzenmüller ni Wolff ne disaient que les juifs étaient tués à Treblinka : Wolff parlait de “mouvement de population”, ce qui démontre clairement que Treblinka était pour lui un camp de transit.

Karl Wolff

“L’ordre donné par Himmler de ne laisser aucune trace à Treblinka et plus tard de construire une ferme à cet emplacement”.

Comme je n’ai pas connaissance de cet ordre, j’ai demandé à David Irving de m’en envoyer copie. Le 9 avril, il répondait qu’il le ferait plus tard. Puisque je n’ai pas encore obtenu ce document, je suis dans l’incapacité d’en faire le commentaire, mais je suis absolument certain qu’il ne contient pas la moindre référence à un meurtre de masse, car si c’était le cas, on le trouverait cité dans tous les ouvrages sur l’Holocauste.

“Le message radio de Höfle de janvier 1943 après décodage et dans ce contexte le Rapport Korherr”.

Dans son Rapport bien connu, Richard Korherr écrit qu’à fin 1942 1 274 166 juifs ont été transplantés à travers les camps du Gouvernement général. Le message radio de Höfle confirme ce chiffre de 1 274 166 et précise que 24 733 de ces déportés ont été envoyés à L. (Lublin/Majdanek), 434 508 à B. (Belzec), 101 370 à S. (Sobibor) et 713 355 à T. (Treblinka). Aucun des deux documents ne mentionne que les déportés étaient tués.

“Pour 1942 et 1943, les documents de Himmler révèlent l’étendue du butin de Reinhardt –bijoux, montres, pièces de monnaie”.

Le fait que les Allemands aient volé aux juifs leurs bijoux, leurs montres et leurs pièces de monnaie ne prouve pas qu’ils les ont assassinés.

Ainsi donc, aucun des documents cités par Irving ne fournit la moindre preuve que les camps Reinhardt étaient des centres d’extermination.

Les deux dernières “preuves” appartiennent à la catégorie des ouï-dire : ce que le mufti de Jérusalem aurait entendu de la bouche de Himmler ou ce que quelqu’un aurait entendu dire que le mufti aurait entendu de la bouche de Himmler, n’a pas de valeur historique. Quant à la référence à “l’interrogatoire personnel de deux témoins au sujet de Belzec”, elle est encore plus grotesque. Imaginons le dialogue suivant :

Le négateur d’Hiroshima : "Je ne crois pas un seul instant que les Américains ont lancé une bombe atomique sur Hiroshima en août 1945. Ce n’est que de la propagande japonaise imbécile”.

David Irving : “Je crois que vous vous trompez. Il y a deux ans, je suis allé à Hiroshima où j’ai interrogé personnellement deux vieux Japonais qui avaient été témoins du bombardement lorsqu’ils étaient enfants. Si leurs déclarations sont exactes, elles prouvent que les Américains ont effectivement lancé une bombe atomique sur Hiroshima”.

Si des centaines de milliers de juifs avaient réellement été assassinés à Belzec, on n’aurait pas besoin de “témoignages oculaires”. L’argument fourni par Irving me rappelle le pathétique “expert de Belzec”, Michael Treguenza, qui, au sujet des bûchers de Belzec, écrivait : “Les avis différent énormément sur la question du nombre de bûchers à Belzec. Des témoins dans le village disent qu’il y avait jusqu’à cinq bûchers en fonctionnement alors que le personnel SS a parlé de deux bûchers lors du procès de Munich en 1963/1964. En supposant qu’au moins 500 000 cadavres étaient brûlés sur deux bûchers, on peut penser que, pour cinq bûchers, le chiffre atteint était beaucoup plus élevé –peut-être le double– que le chiffre de 600 000 personnes aujourd’hui admis officiellement”.

Par conséquent, Treguenza “démontre” le meurtre de près de 1 200 000 juifs à Belzec au moyen d’un commérage qu’il a entendu plusieurs décennies après la guerre de la part de vieilles gens ! Ce genre de “preuve” peut satisfaire un clown comme Treguenza. Pour un historien sérieux qui se respecte, ce n’est nullement suffisant.

Le nombre de victimes des camps Reinhardt d’après David Irving

Dans son ouvrage classique sur “l’Holocauste”, Raul Hilberg prétend que 750 000 juifs ont été assassinés à Treblinka, 550 000 à Belzec et 200 000 à Sobibor, ce qui veut dire que, d’après Raul Hilberg, le total des victimes pour les trois camps Reinhardt a été de 1,5 million. Ce chiffre est inférieur de 900 000 à celui que colporte David Irving (1,274 million pour 1942 + plus de un million pour 1943 = environ 2,4 millions).

Raul Hilberg

Mais les absurdités ne s’arrêtent pas là. En effet :

– Le chiffre de 550 000 victimes de Belzec indiqué par Hilberg est impossible puisque, d’après le document Höfle (qui n’était pas encore connu en 1985 lorsque Hilberg publia la seconde et “définitive” édition de son ouvrage), 434 508 juifs avaient été déportés à Belzec au 31 décembre 1942. Etant donné que tout le monde est d’accord pour dire que Belzec a été fermé à la fin de 1942, il n’a pas pu y avoir de déportations à ce camp en 1943 ;

– Compte tenu de ce fait, il est impossible que le nombre total des victimes de ce camp soit supérieur à 434 508, même si chaque juif déporté à Belzec avait été tué dans ce camp (comme le supposent Hilberg et Irving) ;

– Si Irving a raison, et si 2,4 millions de juifs ont bien été exterminés dans les trois camps Reinhardt, mais “seulement” 434 508 d’entre eux à Belzec, il faut que le reste des victimes, 1 965 492 aient été assassinées à Treblinka et à Sobibor. Ce qui signifierait que le total des chiffres fournis par Hilberg pour ces deux camps (750 000 + 200 000 = 950 000) est inférieur de plus d’un million !

Difficile est satiram non scribere –Difficile de ne pas écrire de satire !

Absence de l’arme du crime

Dans sa réponse à mes questions, David Irving disait qu’il n’était pas prouvé que la (prétendue) extermination dans les camps Reinhardt était réalisée au moyen de gaz. Etant donné qu’il ne mentionne pas d’autre méthode d’exécution possible (comme, par exemple, des fusillades), cela signifie qu’on ne sait tout simplement pas quelle était l’arme du crime.

On sait parfaitement comment sont mortes les victimes de Hiroshima et de Nagasaki : elles ont été tuées par l’explosion de bombes atomiques ou sont mortes des suites de leur irradiation. On sait parfaitement comment sont mortes les victimes de Dresde : elles ont été brûlées vives ou elles ont été étouffées sous les débris de leurs maisons. On sait parfaitement comment sont mortes les victimes de Katyn : elles ont été fusillées par les hommes de main de Staline. On sait parfaitement comment sont mortes les victimes des camps d’Eisenhower dans les prairies du Rhin : on les a délibérément fait mourir de faim.

D’après David Irving, 2,4 millions de personnes ont été assassinées dans les trois camps Reinhardt –beaucoup plus qu’à Hiroshima, à Nagasaki, à Dresde, à Katyn et dans les camps des prairies du Rhin réunis. Mais on ne sait pas comment elles ont été tuées ! Bien sûr, ceci implique qu’il n’existe pas un seul témoin oculaire fiable de cet holocauste Reinhardt parce que, si un tel témoin existait, on saurait comment ont été exterminées les victimes, du moins dans le camp où se serait trouvé ce témoin.

Résumons-nous : David Irving est incapable de produire la moindre preuve documentaire pour ce prétendu meurtre de masse de Belzec, de Sobibor et de Treblinka. Il reconnaît de manière implicite qu’il n’y a pas un seul témoin digne de confiance. Mais, s’il n’y a pas de documents et pas de témoins dignes de confiance, sur quoi fonde-t-il ses allégations ?

Prétend-il qu’il y a des preuves médico-légales, c’est-à-dire un nombre considérable de restes humains sur les sites des trois camps Reinhardt ? Non ! Il ne mentionne même pas le Rapport Kola qui, d’après les historiens orthodoxes, prouve que Belzec était un camp d’extermination. (Nous reviendrons sur ce rapport plus loin.)

L’histoire de la chambre à gaz au diesel

D’après la littérature officielle consacrée à “l’Holocauste”, les (prétendus) assassinats massifs de Treblinka, Sobibor et Belzec ont été exécutés à l’aide de gaz d’échappement de moteur diesel. Mais, comme l’a montré l’ingénieur Friedrich Berg dans son article très approfondi sur la question, intitulé “Diesel Gas Chambers : Ideal for Torture, Absurd for Murder” [Les chambres à gaz au diesel : Idéales pour torturer, absurdes pour tuer], les moteurs diesel sont de piètres armes pour tuer parce qu’ils émettent de très petites quantités de CO, mais contiennent un pourcentage élevé d’oxygène. N’importe quel moteur à essence conviendrait infiniment mieux qu’un diesel pour exécuter un meurtre. Les arguments de Berg étaient si inattaquables que le lobby holocaustique n’a pas cherché à les réfuter. Dans Debating the Holocaust Thomas Dalton écrit : “La question [du moteur diesel] est évitée presque complètement par tous les auteurs antirévisionnistes. […] C’est reconnaître implicitement que ces auteurs classiques n’ont rien à répondre à Berg ou aux révisionnistes. […] Tout récemment des bloggers ont tenté d’aborder cette question. Après avoir reconnu qu’il est tout simplement impossible d’utiliser des moteurs diesel pour gazer… quand on peut se servir de moteurs à essence, Romanov affirme que la question du diesel est "hors de propos" puisque, selon lui, tous ceux qui ont raconté que le moteur utilisé pour gazer était un diesel se sont tout simplement trompés. Il soutient que les témoins "les plus instruits" avaient parlé de moteur à essence, mais il ne peut en citer que deux : Fuchs (seulement pour Sobibor) et Reder, qui a raconté que les gaz d’échappement étaient rejetés à l’air libre !”

On me permettra d’ajouter que l’argument de cet imbécile de blogger S. Romanov (“La question concernant le diesel est hors de propos”) dénote la mentalité étrange de cet individu : il n’existe aucune preuve, ni documentaire ni matérielle, de cet holocauste de l’“Aktion Reinhardt”, et il n’existe pas non plus de témoins dignes de confiance (car quel crédit peut-on accorder à des témoins qui “se sont tout simplement trompés” sur l’arme du crime ?), mais néanmoins l’holocauste de l’Aktion Reinhardt est un fait prouvé et indiscutable ! En d’autres termes : les piliers sur lesquels reposait jadis l’édifice n’existent plus mais l’édifice est toujours debout, ou plutôt il plane dans l’air ! C’est un miracle exceptionnel !

Est-il possible que David Irving n’ait pas conscience de l’absurdité de cette histoire de chambre à gaz au diesel ? Non, ce n’est pas possible. Lors de la conférence révisionniste de 1983 à laquelle il assistait, Friedrich Berg fit une communication qui contenait déjà pratiquement tous les arguments présentés dans son article de 2003. Irving, dont l’intervention avait eu lieu le même jour que Berg, avait dit : “Je dois dire que j’ai été très impressionné par l’intervention de M. Friedrich Berg au début de cet après-midi. J’ai trouvé beaucoup de choses très impressionnantes dans son discours”.

Par conséquent Irving savait, dès 1983, que l’histoire de gaz d’échappement de diesel était une ânerie ! C’est la raison pour laquelle il est forcé aujourd’hui de dire qu’il n’est pas prouvé que les (prétendus) assassinats de masse ont été exécutés au moyen de gaz et que cette question est “hautement controversée”.

L’évolution de la légende de l’extermination

Dans les jours qui ont suivi la mise en fonction des trois camps Reinhardt, des groupes de juifs et de Polonais ont commencé à répandre toutes sortes de rumeurs invraisemblables sur des tueries en masse qui auraient eu lieu dans ces camps. Il est d’une importance capitale de connaître ces histoires si l’on veut comprendre comment est née la version historique qui domine actuellement à propos de ces camps et quel degré de crédibilité on peut leur accorder.

Commençons par Belzec.

D’après le soi-disant “témoin oculaire” Jan Karski, les juifs étaient exterminés à Belzec à la chaux vive dans des trains. Toutefois, la plupart des “témoins” ont parlé d’extermination à l’électricité. Le 10 juillet 1942 le Gouvernement polonais en exil à Londres recevait le rapport suivant : “D’après un renseignement obtenu d’un Allemand employé là-bas, le lieu des exécutions se trouve à Belzec, près de la gare. […] Une fois débarqués, les hommes se rendent dans une baraque qui se trouve à droite, les femmes dans une autre qui se trouve à gauche, pour se déshabiller et officiellement prendre un bain. Les groupes se rejoignent ensuite dans une troisième baraque où se trouve une plaque électrique, et c’est là qu’a lieu l’exécution”.

Dans un livre publié à Stockholm en 1944 et traduit en anglais l’année suivante, le juif hongrois Stefan Szende décrit comment des millions de juifs ont été tués à Belzec au moyen de l’électricité dans “les locaux souterrains du bâtiment d’exécution” : “Quand les juifs nus arrivaient par trains entiers, ils étaient regroupés dans une salle immense pouvant contenir plusieurs milliers de personnes. Cette salle n’avait pas de fenêtres et le sol était en métal. Une fois les juifs tous à l’intérieur, le sol de cette salle descendait tel un ascenseur dans un grand bassin d’eau qui se trouvait au-dessous jusqu’à ce que l’eau arrive à la taille des juifs. A ce moment-là un puissant courant électrique était envoyé dans le sol métallique et en quelques secondes tous les juifs, des milliers à la fois, mouraient”.

Stefan Szende en 1936

Dans le rapport officiel présenté par les Soviétiques au procès de Nuremberg sur les crimes allemands commis en Pologne, le Gouvernement polonais écrivait à propos de Belzec : “Dans les premiers mois de 1942 on apprenait que dans ce camp des installations spéciales se construisaient pour exécuter massivement les juifs. Sous le prétexte de leur faire prendre un bain, on les déshabillait complètement et on les poussait dans le bâtiment. Un puissant courant électrique traversait le sol du bâtiment”.

Les histoires d’horreur à propos de Sobibor étaient tout à fait différentes.

Zelda Metz

Si le témoin juif Zelda Metz prétendait que dans ce camp les juifs étaient “asphyxiés au chlore”, le témoin soviétique Alexander Pechersky, lui, décrivait comme suit les prétendus meurtres de masse : “Dès que tout le monde est entré, les portes se ferment lourdement. Une substance noire et lourde sort en volutes d’ouvertures pratiquées dans le plafond. On entend des cris désespérés mais pas pour longtemps car ils se transforment en respirations haletantes dues à l’asphyxie et en convulsions”.

Alexander Pechersky

Le cas de Treblinka est encore plus instructif.

Parmi les premiers témoins, certains ont bien parlé de chambres à gaz, mais aucun d’entre eux n’a prétendu que l’arme du crime était un moteur diesel. Le 17 août 1942, le journal clandestin polonais Informacja Biezaca avait parlé d’une chambre à gaz mobile qui circulait le long des fosses. Trois semaines plus tard, le 8 septembre, le même journal décrivait les gazages comme suit : les victimes étaient exposées à un gaz à effet retardé, à la suite de quoi elles quittaient les chambres à gaz, se dirigeaient vers les charniers, s’évanouissaient et tombaient dans les fosses. Toutefois, la méthode principale d’exécution décrite par les témoins était la vapeur d’eau. Le 15 novembre 1942, le Mouvement de résistance du ghetto de Varsovie publiait un long rapport dans lequel il était dit qu’entre la fin juillet et le début novembre, deux millions de juifs avaient été exterminés à Treblinka dans des chambres à vapeur.

En août 1944, l’Armée rouge avait conquis la région de Treblinka et une commission soviétique interrogea d’anciens détenus de ce camp. Quelle arme du crime avait-elle choisie : le gaz ou la vapeur ? Eh bien elle ne choisit ni l’un ni l’autre mais prétendit dans son rapport que trois millions de personnes avaient été tuées à Treblinka par extraction de l’air des chambres d’exécution au moyen de pompage ! En septembre 1944, un marchand professionnel de propagande d’atrocités, le juif Wassili Grossman, a fait à Treblinka l’honneur de sa visite. Dans sa brochure intitulée L’Enfer de Treblinka, Grossman confirmait le chiffre de trois millions de victimes ; comme il ne savait évidemment pas laquelle des trois méthodes d’exécution (vapeur, gaz et extraction d’air) allait finalement prévaloir, il eut la prudence de mentionner les trois méthodes dans sa brochure.

Wassili Grossman

Au procès de Nuremberg, les accusateurs de l’Allemagne choisirent la version de la vapeur. Le 14 décembre 1945, le Gouvernement polonais publia un document qui fut présenté par les Soviétiques à Nuremberg et selon lequel “plusieurs centaines de milliers” de personnes avaient été exterminées à Treblinka au moyen de vapeur. Mais en 1946 la version officielle changea. Comme il était difficile de croire que les Allemands aient utilisé toutes sortes de méthodes d’exécution différentes dans les trois camps Reinhardt, les chambres à vapeur, les installations électriques, etc. furent reléguées aux poubelles de l’histoire et remplacées par des moteurs diesel. La raison de ce choix était sans aucun doute le Rapport Gerstein. Au début 1946, ce rapport –qui sera analysé magistralement plusieurs décennies plus tard par le révisionniste français Henri Roques– avait monopolisé l’attention des historiens, et Gerstein, qui prétendait avoir été le témoin de gazages de juifs à Belzec, avait déterminé l’arme du crime : un moteur diesel. C’est ainsi que naquit le mythe de la chambre à gaz au diesel.

Kurt Gerstein

Il serait intéressant de voir comment réagirait notre titan intellectuel, le blogger S. Romanov, si l’on mettait devant lui les déclarations de tous ces témoins oculaires. Il est fort probable qu’il dirait que les témoins avaient bel et bien vu un moteur à essence mais que malheureusement ils ne l’avaient pas correctement identifié. Le premier témoin avait vu un wagon de train au sol couvert de chaux vive, le second une plaque électrique dans une baraque, le troisième une plaque électrique plongée dans un grand bassin d’eau souterrain, le quatrième un plafond muni d’ouvertures d’où était versé un liquide noir, le cinquième une chambre à gaz mobile circulant le long des fosses, le sixième une chaudière produisant de la vapeur, le septième une pompe qui extrayait l’air des chambres et le huitième un moteur diesel ! Mais ces différences mineures étaient totalement “hors de propos”, puisque l’holocauste de l’Aktion Reinhardt était un fait historique démontré !

David Irving connaît-il les récits de ces témoins ? S’il n’a pas lu la littérature révisionniste, il est impossible qu’il les connaisse, puisqu’ils ne sont jamais mentionnés dans la littérature officielle. Dans son “ouvrage de base” sur les camps Reinhardt, Yitzhak Arad cite un extrait du rapport du Mouvement de résistance du ghetto de Varsovie mais, à sa courte honte, il dénature le texte en remplaçant les embarrassantes “chambres à vapeur” par des “chambres à gaz” ! Si Irving a lu la littérature révisionniste, il connaît bien, en effet, ces histoires grotesques, mais il ne peut pas en dire grand-chose.

Yitzhak Arad

Les résultats des excavations pratiquées à Treblinka (1945)

Il est universellement admis qu’aucun des trois camps Reinhardt ne possédait de crématoires. D’après les historiens holocaustiques, les corps des juifs gazés ont été brûlés à l’air libre en 1943. Ce seul point suffit à rendre hautement improbable la version officielle. Tous les camps de concentration “normaux”, comme Dachau et Buchenwald, où il n’est pas question de tueries en masse, disposaient de crématoires, alors pourquoi les Allemands n’ont-ils pas construit de crématoires dans des “camps d’extermination” où ils auraient été cent fois plus nécessaires ?

S’appuyant sur un certain nombre d’expériences de crémation, Carlo Mattogno part du principe qu’il faut 160 kg de bois pour incinérer un corps humain de 45 kg. Le fait de brûler 870 000 personnes (c’est le chiffre fourni par Arad dans son livre sur Belzec, Sobibor et Treblinka mentionné plus haut mais, si l’on prend pour base le chiffe de 750 000 victimes dont parle Hilberg, la quantité de bois nécessaire sera évidemment moindre) devrait avoir laissé 1 950 tonnes de cendres humaines, plus 11 100 tonnes de cendres provenant du bois. Le volume total de ces cendres aurait atteint environ 48 000 mètres cubes. A partir du moment où les dents et les os ne peuvent être complètement détruits dans des incinérations en plein air, on devrait retrouver, éparpillés à l’emplacement de l’ancien camp, des myriades de dents et de fragments osseux.

Si les Soviétiques et les Polonais avaient découvert ne serait-ce que 10 % de ces cendres, de ces fragments de dents et d’os, ils s’en seraient pris violemment aux Allemands. Ils auraient saisi une commission internationale –tout comme l’avaient fait les Allemands après avoir découvert les charniers de Katyn– et ils auraient déposé les résultats de ces enquêtes au procès de Nuremberg. Ils n’auraient pas été obligés de recourir à l’absurdité des “chambres à vapeur”.

En novembre 1945, une équipe de Polonais dirigée par le juge Zdzislaw Lukaszkiewicz entreprit de faire des excavations dans la région de l’ancien camp de Treblinka et remit ensuite un rapport qui fut publié trente ans plus tard (!). Le premier jour de ces excavations, les chercheurs trouvèrent “un grand nombre de pièces de monnaie polonaises, soviétiques, allemandes, autrichiennes et tchèques, ainsi que des fragments de batteries de cuisine", mais aucun reste humain. Le lendemain, ils découvrirent “toutes sortes de vaisselle, objets d’intérieur, lambeaux de vêtements, un grand nombre de documents polonais plus ou moins endommagés, la carte d’identité très endommagée d’un juif allemand et à nouveau des pièces de monnaie”. Le troisième jour ils découvrirent “une quantité considérable de cendres humaines et de restes humains”. Le quatrième jour, ils trouvèrent “des fragments de toutes sortes de couverts, un grand nombre de couvertures, des pièces de monnaie grecques, slovaques et françaises, plus les restes d’un passeport soviétique”. Le 13 novembre, Lukaszkiewicz ordonnait l’arrêt des excavations, parce qu’il estimait “improbable” la découverte d’autres corps.

Le fait que les Polonais aient trouvé quelques restes humains n’a rien d’étonnant : d’après le document Höfle, 713 355 juifs ont été envoyés à Treblinka en 1942 et les déportations se sont poursuivies, bien qu’à un rythme moindre, jusqu’en août 1943 ; par conséquent, on ne peut que supposer que plusieurs milliers de déportés ont dû mourir dans ce camp.

Les résultats des forages archéologiques de Belzec (1997-1999)

En 1997, le Musée de l’Holocauste des Etats-Unis et une organisation similaire polonaise décidèrent d’entreprendre des forages et des fouilles archéologiques dans la région où était situé l’ancien camp de Belzec. Le travail fut confié à une équipe d’archéologues dirigée par le professeur Andrzej Kola qui en publia les résultats en 2000. Dans son ouvrage précité sur Belzec, Carlo Mattogno procède à une analyse très détaillée du Rapport Kola, que je vais résumer ici.

Inutile de dire que la seule méthode rationnelle aurait consisté à fouiller la totalité du territoire de l’ancien camp, mais c’est précisément ce que Kola et son équipe n’ont pas fait. Ils ont procédé comme suit : les forages dans la région désignée étaient répartis sur des intervalles de 5 m et étaient réalisés à l’aide d’une foreuse manuelle de 8 m de long et 65 mm de diamètre. Au total 2 277 forages furent pratiqués et 236 d’entre eux révélèrent des charniers. Les échantillons de terre prélevés ainsi furent ensuite analysés pour déterminer leur contenu. Les recherches amenèrent à la découverte de 33 fosses situées dans deux zones séparées du camp. Ces fosses représentaient une surface totale de 5 919 mètres carrés et un volume total de 21 310 mètres cubes.

Alors que Kola et son équipe avaient découvert non seulement des cendres humaines et des fragments d’os mais aussi un certain nombre de cadavres non brûlés, inexplicablement ils ne pratiquèrent pas de fouilles. Leur livre contient une documentation photographique d’objets trouvés dans la région du camp. Ces photographies montrent pêle-mêle des objets insignifiants : des fers à cheval, des clefs et des cadenas, des casseroles et des ciseaux, des peignes, des pièces de monnaie et des bouteilles, mais pas une photographie ne montre un cadavre ou une partie de cadavre !

Par expérience on sait que la capacité maximale d’un charnier peut comprendre 8 cadavres par mètre cube, en supposant qu’un tiers de ces cadavres sont ceux d’enfants. Théoriquement, la surface occupée par les fosses de Belzec aurait permis d’ensevelir 170 000 cadavres. Si tel avait été le cas, les révisionnistes seraient forcés d’admettre que Belzec avait été effectivement un camp d’extermination, puisqu’il n’aurait pas été possible que 170 000 personnes meurent “de cause naturelle” dans un camp qui n’avait eu que neuf mois et demi d’existence. D’un autre côté, Belzec n’aurait pas pu être totalement un camp d’extermination : si, d’après le document Höfle, 434 000 personnes y ont été déportées et que 170 000 d’entre elles ont été tuées, cela voudrait dire que les 264 000 personnes restantes auraient quitté le camp vivantes.

D’ailleurs, ce chiffre de 170 000 cadavres susceptibles d’avoir été ensevelis se fonde sur deux hypothèses complètement irréalistes : un rapport surface/volume des fosses poussé à l’extrême et une densité maximum des cadavres à l’intérieur de ces fosses. A propos de la première hypothèse, Kola fait la remarque suivante : “On peut supposer que dans la première zone on a observé la réunion de petites fosses voisines en fosses plus grandes par suite de la destruction des murs de terre qui les séparaient […] D’autres perturbations des structures archéologiques ont été le fait d’excavations intensives réalisées tout de suite après la guerre par des locaux à la recherche de bijoux. C’est la raison pour laquelle il est difficile pour les archéologues de définir de manière précise l’amplitude de ces fosses”.

En 1946, déjà, le parquet de la ville de Zamosc avait déclaré que l’emplacement du camp avait été “fouillé de fond en comble par la population locale à la recherche d’objets de valeur”.

Quant à la seconde hypothèse, sur les 236 échantillons se rapportant aux fosses, 99 ne contenaient aucun reste humain et plus de la moitié des 137 restants présentent une très mince couche de cendres humaines. Carlo Mattogno en conclut : “Bien qu’il soit impossible d’établir le nombre des morts, il est néanmoins possible de déduire, à partir de ce qui vient d’être dit, un ordre de grandeur de plusieurs milliers, peut-être même quelques dizaines de milliers”.

Personnellement j’estime extrêmement improbable ce dernier chiffre (“quelques dizaines de milliers”), mais je ne peux pas l’écarter de façon absolument certaine. Il y a eu probablement plusieurs milliers de juifs morts à Belzec.

Vue aérienne du camp de Sobibor

Sobibor ou le rapport scientifique qui n’a jamais existé

A propos du troisième de ces camps Reinhardt, celui de Sobibor, Thomas Kues, jeune et talentueux révisionniste, fournit l’information suivante : “Dans un article publié dans The Scotsman le 26 novembre 2001, on apprend que l’archéologue polonais A. Kola et son équipe avaient découvert sept charniers au camp de Sobibor. […] Sept années ont beau s’être écoulées depuis les forages et les fouilles prétendument exécutés, pas un seul article, pas un seul papier ou rapport scientifique n’a été produit à leur sujet, que ce soit en anglais, en polonais ou en toute autre langue”.

Pourquoi n’a-t-on jamais publié le moindre “article, papier ou rapport scientifique” sur les résultats de ces forages et de ces fouilles, “que ce soit en anglais, en polonais ou en toute autre langue” ? La réponse à cette question tombe sous le sens !

Deux documents importants ignorés délibérément par Irving

A la lumière des faits ci-dessus mentionnés, les camps Reinhardt ne pouvaient pas avoir été des centres d’extermination. Ils ne pouvaient pas non plus avoir été des camps de travail, parce qu’ils étaient beaucoup trop petits pour loger le nombre considérable de gens déportés vers ces camps. Il ne reste qu’une seule hypothèse : Treblinka, Belzec et Sobibor étaient des camps de transit. Cette conclusion cadre avec les nombreux documents de guerre allemands qui parlent d’“évacuation” ou d’“expulsion” des juifs vers l’Est. Elle cadre aussi avec deux documents importants sur Belzec et sur Sobibor que David Irving ignore délibérément parce qu’ils contredisent sa thèse.

Le 17 mars 1942, Fritz Reuter, employé au Bureau de la population et de la santé dépendant des services du Gouverneur général chargés du district de Lublin, rédigeait une note dans laquelle il faisait allusion à une conversation de la veille avec le SS Hauptsturmführer H. Höfle, délégué responsable de la réimplantation des juifs dans le district de Lublin. Voici ce qu’il écrivait : “Il serait opportun de scinder à la gare de départ les transports de juifs arrivant dans le district de Lublin entre juifs aptes ou inaptes au travail. […] Tous les juifs non aptes au travail doivent venir à Bezec [sic], qui est la station-frontière la plus éloignée dans le district de Zamozs [recte : Zamosc]. Le Hauptsturmführer Höfle envisage de construire un grand camp dans lequel les juifs aptes au travail pourront être enregistrés dans un fichier en fonction de leur profession et réquisitionnés à partir de ce lieu. […] En conclusion, il [Höfle] a déclaré qu’il pouvait recevoir 4-5 transports de 1 000 juifs par jour à la gare terminus de Bezec. Ces juifs passeraient la frontière et ne retourneraient jamais dans le Gouvernement général”.

La signification de ce document ne fait place à aucun doute : les juifs inaptes au travail devaient être expulsés du Gouvernement général et déportés vers les territoires occupés de l’Est. La phrase qualifiant Belzec de “station-frontière la plus éloignée dans le district de Zamozs” n’a un sens que si elle se rapporte à une expulsion au-delà de la frontière. Tout comme Sobibor, Belzec était situé à l’extrémité est du Gouvernement général, près de la frontière ukrainienne.

Bien sûr, David Irving pourrait prétendre que Reuter a utilisé un langage codé et que “passer la frontière et ne plus retourner dans le Gouvernement général” était une expression signifiant “seront tués à Belzec”, mais je ne lui conseille pas de le faire, parce que ce serait trop ridicule.

Le 15 juillet 1943 Heinrich Himmler donna l’ordre suivant : “Le camp de transit de Sobibor doit être transformé en camp de concentration”.

Par conséquent, Sobibor était officiellement appelé un camp de transit (Durchgangslager).

Les trois camps Reinhardt étaient des camps de transit

Le 31 juillet 1942, le Reichskommissar de Biélorussie, Wilhelm Kube, envoyait un télégramme au Reichskommissar des territoires occupés de l’Est, Henrich Lohse, dans lequel il s’élevait contre la déportation vers Minsk de 1 000 juifs du ghetto de Varsovie . Etant donné que la déportation des juifs du ghetto de Varsovie avait commencé huit jours plus tôt, et que tout le monde est d’accord pour dire qu’à l’époque tous les juifs de Varsovie étaient déportés vers Treblinka, les 1 000 juifs dont parle Kube doivent obligatoirement avoir été déportés vers Minsk via Treblinka. Le 17 août 1942, le journal polonais clandestin Informacja Biezaca rapportait que 2 000 ouvriers qualifiés juifs avaient été déportés de Varsovie vers Smolensk le 1er août. Le 7 septembre 1942, le même journal signalait que deux transports de 4 000 personnes du ghetto de Varsovie devant servir de main-d’œuvre avaient été envoyés aux importantes installations de Brzesc et de Malachowicze créées pour soutenir l’effort de guerre.

Wilhelm Kube

J’ai bien conscience que ces chiffres ne représentent qu’une petite partie des juifs transportés à Treblinka et que les antirévisionnistes vont prétendre que ces cas étaient des “exceptions”. Mais tout juif qui a quitté vivant Treblinka, ou l’un des deux autres camps Reinhardt, porte un coup à la version officielle qui veut que c’étaient de “purs centres d’extermination” où tous les juifs, quel que soit leur âge ou leur état de santé, étaient gazés à leur arrivée. Si les antirévisionnistes qualifient d’“exceptions” les cas cités plus haut, on est en droit de demander combien d’autres exceptions de ce genre il a pu y avoir.

Un certain nombre de juifs ont été envoyés des camps Reinhardt à Majdanek et à Auschwitz. Historien polonais peu suspect de sympathies révisionnistes, Zofia Leszczynska rapporte qu’en octobre 1942 1 700 juifs ont quitté Belzec pour Majdanek. Ce fait suffit amplement à démolir la version officielle selon laquelle moins de dix juifs ont survécu à Belzec.

Dans un article sur “Les juifs à Majdanek”, les historiens juifs Adam Rutkowski et Tatiana Berenstein écrivent : “Certains des transports en provenance de Varsovie gagnaient Lublin en passant par Treblinka où avait lieu la sélection des déportés”.

Pour l’historiographie officielle, ce fait à lui seul est mortel ! Le 30 avril 1942, un transport de 305 juifs arrivait à Majdanek en provenance de Treblinka. L’un de ces juifs, Samuel Zylbersztain, raconta plus tard la détresse qui avait été la sienne. Après avoir survécu au “camp d’extermination” de Treblinka et au “camp d’extermination” de Majdanek, Zylbersztain avait survécu à huit “camps de concentration normaux”. Il est donc bien une preuve vivante de ce que les Allemands n’exterminaient pas leurs prisonniers juifs.

L’auteur du livre le plus détaillé sur Sobibor, le juif hollandais Jules Schelvis, avait été lui-même détenu dans ce camp. Il présente naturellement Sobibor comme une usine de mort, mais sa description se fonde uniquement sur ce qu’il a entendu chez d’autres ou ce qu’il a lu dans des livres, car il n’a passé que quelques heures dans ce camp. De Sobibor il fut déporté vers Lublin et par la suite vers Auschwitz d’où il finit par rentrer aux Pays-Bas. Schelvis n’est pas un cas isolé : au moins 799 autres juifs hollandais ont été déplacés de Sobibor vers des camps de travail, et certains d’entre eux rentrèrent chez eux après un passage par Auschwitz –autre “camp d’extermination” où les Allemands, apparemment, ont oublié de les “gazer”.

Jules Schelvis

Le cas de Minna Grossova, juive tchèque, est particulièrement significatif : née en septembre 1874, elle fut déportée à Treblinka le 19 octobre 1942. Bien que Treblinka fût, dit-on, un “pur camp d’extermination” où même les juifs en bonne santé étaient gazés à leur arrivée, Mme Grossova ne fut pas gazée mais transférée à Auschwitz –où, d’après la vulgate holocaustique, tous les juifs incapables de travailler étaient immédiatement envoyés aux “chambres à gaz” sans enregistrement préalable. Là encore, Mme Grossova n’a pas été gazée mais dûment enregistrée. Elle mourut le 30 décembre 1943. Du point de vue de la version orthodoxe de l’histoire de “l’Holocauste”, le sort de cette femme est absolument inexplicable.

On peut facilement expliquer le fait qu’on ne possède pas beaucoup de documentation sur les transports de juifs depuis les camps Reinhardt vers d’autres destinations. Dès 1945, les vainqueurs de la Deuxième Guerre mondiale avaient décidé de perpétuer cette légende de l’extermination des juifs, et on peut affirmer sans risque qu’un nombre considérable de documents contredisant la vérité officielle ont été soit cachés soit détruits. Bien sûr, on m’accusera peut-être de recourir au même stratagème que les historiens orthodoxes qui prétendent qu’il n’existe pas de preuves documentaires de l’existence des chambres à gaz homicides parce que “les Allemands ont détruit les documents”, mais une telle accusation ne tient pas parce que ma position est beaucoup plus solide : s’il n’existait qu’un seul document prouvant le gazage de juifs, j’admettrais tout de suite qu’il aurait pu y en avoir d’autres, mais 64 années se sont écoulées depuis la fin de la guerre et aucun document dans ce sens n’a fait surface. En revanche, nous avons vu qu’il existe des documents prouvant que des juifs ont été envoyés depuis les camps Reinhardt vers d’autres destinations –et pour chaque document de ce genre il y en avait probablement des centaines d’autres.

Quand on est “négationniste”, on reste toujours “négationniste” !

David Irving est un homme extrêmement intelligent mais, malheureusement, il est complètement amoral. Pour lui, la vérité est négociable. Il est prêt à dire n’importe quoi s’il estime que sa carrière s’en trouvera mise en valeur.

Irving rêve de retrouver le bon vieux temps où il était invité à des débats télévisés, où ses livres faisaient l’objet de comptes rendus favorables et se vendaient bien. Il souhaite le retour de cet heureux temps. D’un autre côté, il sait que la société occidentale est contrôlée par les juifs et qu’il sera traité en paria aussi longtemps que ces juifs le traiteront de “négationniste”, par conséquent il veut se débarrasser à tout prix de cette étiquette. Au lieu d’attendre l’effondrement du pouvoir juif (qui aura lieu ou non de son vivant), il cherche à négocier avec les juifs.

Son seul vrai problème, c’est Auschwitz. Il n’a jamais contesté les autres aspects de l’histoire de “l’Holocauste”. Il a toujours soutenu que les Allemands avaient fusillé un nombre considérable de juifs sur le front de l’Est (dans le chapitre 8 de Treblinka / Extermination Camp or Transit camp ? il trouverait des preuves incontestables que les rapports des Einsatzgruppen, censés apporter la preuve d’un tel massacre gigantesque et qu’Irving semble accepter de manière inconditionnelle, sont hautement suspects parce qu’ils sont contredits par d’autres documents allemands et ne sont pas corroborés par des preuves médico-légales). Il n’a jamais contesté les prétendus massacres de masse dans les camps Reinhardt, ni à Majdanek. Il a explicitement reconnu l’existence des “camions à gaz” censés avoir été utilisés à Chelmno et dans les territoires occupés soviétiques. Mais il a si souvent, et avec tant de véhémence, défendu l’opinion révisionniste sur Auschwitz que sa fierté l’empêche de faire marche arrière sur cette seule question : au mieux, il est prêt à concéder que quelques gazages auraient peut-être pu avoir été réalisés à Auschwitz sur une petite échelle.

D’après Raul Hilberg, un million de juifs sont morts à Auschwitz. Etant donné qu’à Auschwitz le nombre de juifs morts de ce qu’on appelle “des causes naturelles” (maladie, épuisement, etc.) ne peut être supérieur à 100 000, il en résulte qu’environ 900 000 juifs ont dû mourir dans les “chambres à gaz” de ce camp. Alors, que fait David Irving ? Il prétend que ce sont 2,4 millions de juifs qui ont été assassinés dans les trois camps Reinhardt de Belzec, Sobibor et Treblinka et non, comme l’écrit Hilberg, 1,5 million, offrant ainsi aux juifs une contrepartie en échange des près de 900 000 “victimes de la chambre à gaz d’Auschwitz” qu’il leur avait volées.

Mais David Irving avait mal calculé son affaire. Apparemment il est toujours incapable de comprendre l’état d’esprit de ses persécuteurs. En contestant l’histoire d’Auschwitz, il a, du point de vue des juifs, commis le pire des sacrilèges, parce qu’Auschwitz est le cœur de l’histoire holocaustique même si, selon Hilberg, ce camp n’entre que pour moins d’un cinquième dans le total des “victimes de l’Holocauste”. Les juifs ne pardonneront jamais ce sacrilège à David Irving. Même s’il se mettait à dire tout d’un coup que les Allemands ont gazé un million de juifs à Majdanek, plus deux millions à Chelmno, plus trois millions à Sobibor, plus cinq millions à Belzec, plus dix millions à Treblinka, et qu’ils ont fusillé vingt millions de juifs sur le front russe, cela ne servirait à rien : les juifs et leurs laquais continueraient à le traiter de “négationniste”. Cette étiquette, jamais il ne s’en débarrassera, aussi longtemps que le monde occidental sera gouverné par les juifs.

Un avertissement à David Irving

Je ne sais pas quand sortira le livre de David Irving sur Heinrich Himmler annoncé depuis bien longtemps, mais j’ai bien peur d’en deviner dès maintenant l’essentiel : Oui, l’Holocauste a bien eu lieu ; des millions de juifs ont bien été exterminés, mais une petite partie seulement d’entre eux ont été gazés à Auschwitz. Deux millions quatre cent mille juifs ont été tués par un moyen inconnu à Treblinka, à Sobibor et à Belzec ; entre un et deux millions ont été fusillés, ou assassinés dans des camions à gaz, dans les plaines de la mort russes. Adolf Hitler ne porte aucunement la responsabilité de ces crimes. Ils ont été ordonnés et organisés par le Reichsführer SS Heinrich Himmler, qui en quelque sorte s’est arrangé pour dissimuler à son Führer ces massacres gigantesques.

Comme Heinrich Himmler compte peu d’admirateurs, même auprès des nationaux-socialistes déclarés, Irving le considère manifestement comme le bouc émissaire idéal. Je préviens David Irving que le seul effet qui résultera de telles déclarations sera de ruiner le peu de crédibilité dont il jouit encore. Mais le pire est que ces déclarations constitueront une abominable calomnie. Heinrich Himmler est peut-être coupable de bien des choses, mais personne, pas même David Irving, n’a le droit de l’accuser d’avoir ordonné et organisé un massacre monstrueux qu’il n’aurait jamais pu ordonner ni organiser pour la simple raison qu’il n’a pas eu lieu.

Un conseil à David Irving

Comme d’autres personnalités brillantes avant lui, David Irving est tombé bien bas, mais qui tombe peut se relever. Je conseille à David Irving de se souvenir du vieil adage : “Les faits sont des tyrans, ils ne tolèrent pas la contradiction”. Espérons que David Irving trouvera le courage nécessaire pour regarder en face les faits et en tirer les conclusions inévitables. Il n’y a pas d’autre moyen pour lui de sauver son honneur et restaurer sa crédibilité.

Jürgen GRAF Avril 2009

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éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source