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lundi 26 juin 2017
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AP, 28 août 2004

Irak : La résistance se poursuit et l’occupant bombarde à nouveau Fallujah


BAGDAD (AP) - Le calme est revenu dans la ville sainte de Najaf, mais la violence persiste à Bagdad. Dans le faubourg de Sadr City, autre bastion de Moqtada al-Sadr, des affrontements ont opposé, samedi 28 août 2004, les résistants chiites aux soldats américains. Plusieurs obus de mortier sont tombés sur un quartier animé de l’est de la capitale irakienne, tuant deux enfants.


Par ailleurs, un diplomate turc a annoncé, samedi 28 août, que la police avait découvert, vendredi 27 août 2004, sur une route près de Beiji, à 250 km au nord de Bagdad, les cadavres d’un chauffeur turc et d’un Irakien qui avaient été égorgés. Le routier turc a été identifié sous le nom de Ramadan Erkul, mais ni la date de son enlèvement, ni l’identité de ses ravisseurs n’ont été précisées.

A Najaf, à 160 km au sud de Bagdad, la situation s’est apaisée après l’évacuation, vendredi 27 août, du mausolée de l’imam Ali par les combattants de l’Armée du Mahdi, les résistants de Moqtada al-Sadr. Les clés du sanctuaire avaient été remises, vendredi 27 août 2004, aux représentants du grand ayatollah Ali Husseini al-Sistani, artisan du plan de paix accepté la veille par le gouvernement irakien et le jeune imam. Après trois semaines de combats entre résistants chiites et forces américaines et irakiennes, la police irakienne s’est déployée dans la Vieille ville, reprenant les positions tenues par l’armée du Mahdi.

Le mausolée, où s’est rendu dans la journée le ministre d’Etat Qassim Dawoud, a été nettoyé, selon lui, mais restait fermé. La police a aussi interdit certains quartiers de la Vieille ville à la population en raison de la présence d’engins non explosés.

Les forces américaines ont quitté de leur côté les abords du mausolée d’Ali et la Vieille ville, mais conservé des positions dans le reste de Najaf et la ville voisine de Koufa. Pour la première fois depuis des semaines, des dizaines d’employés municipaux balayaient les décombres au milieu des bâtiments éventrés par les bombes américaines.

Mais les combats entre résistants chiites et soldats américains se poursuivent dans un autre fief des fidèles de Moqtada al-Sadr, Sadr City, quartier déshérité de Bagdad, où trois personnes ont été tuées et vingt-cinq autres blessées, selon Saad al-Amili, un représentant du ministère irakien de la Santé. Des résistants ont fait usage de fusils d’assaut et de roquettes RPG contre les troupes américaines patrouillant dans la zone, expliquait le capitaine Brian O’Malley de l’équipe de combat de la première brigade. Huit obus de mortier ont été tirés sur les forces américaines, a-t-il dit. Un central électrique a été touché privant de courant un ensemble d’immeubles. Les soldats américains à bord de véhicules Humvee circulaient, samedi 28 août 2004, dans les rues de Sadr City, appelant la population à rester chez elle, les forces de la coalition ayant entrepris de "nettoyer le secteur d’hommes armés".

Des obus de mortier ont été tirés aussi sur un quartier très fréquenté de l’est de Bagdad, tuant deux enfants qui nettoyaient des voitures non loin de l’ancien siège du Comité national olympique irakien, selon un porte-parole du ministère de l’Intérieur, le colonel Adnan Abdul-Rahman. Au moins six autres personnes ont été blessés, selon Bashir Mohammed de l’hôpital al-Kindi de Bagdad. D’après des témoins, au moins quatre obus de mortier ont frappé en une heure le même secteur de la rue Palestine, semant la panique. Certains sont tombés près de l’hôtel Palestine, où résident journalistes étrangers et entrepreneurs privés et près de l’hôtel Bagdad. Un obus a aussi atterri sans exploser près de la place Firdous, où la statue de Saddam Hussein avait été renversée le 9 avril 2003 après l’entrée des Américains dans Bagdad.

A Baqouba, à 60 km au nord-est de Bagdad, des hommes armés ont tué cinq policiers et blessés deux autres, selon la police locale.

Nouveaux bombardements américains à Falloujah

FALLOUJAH (AP) - L’aviation et des blindés américains ont bombardé, samedi 28 août 2004, des objectifs à Falloujah, selon des témoins qui ont également fait état de combats entre GI’s et insurgés dans les faubourgs est de la ville.

Des affrontements étaient également signalés sur la principale autoroute en direction de la Jordanie.

Les tirs ont atteint le quartier d’Al-Askari dans l’est de Falloujah et une zone industrielle à l’entrée est de la ville. Au moins quatre habitations ont été détruites et des personnes ont été transportées à l’hôpital. On ne dispose pas de bilan dans l’immédiat.

Selon le lieutenant-colonel Thomas Johnson, un porte-parole des Marines, les soldats américains stationnés à l’est de Falloujah ont été attaqués. « Une de nos positions près de Falloujah a été la cible de tirs sporadiques. Les Marines ont riposté avec des blindés et de l’artillerie », a-t-il déclaré.

D’après des témoins, les raids aériens ont débuté à 19h00 locales et se poursuivaient une heure plus tard. Des flammes et de la fumée s’élevaient. Un des incendies à Falloujah a été provoqué par un des tirs américains, a reconnu le lientenant-colonel Johnson, et semble « lié à une frappe sur une importante cache d’armes ».

Associated Press

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