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samedi 3 décembre 2016
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AFP, 16 avril 2016

Honduras : Arturo Corrales démissionne


Vue de Tegucigalpa

Le ministre des Affaires étrangères du Honduras, Arturo Corrales, a démissionné, vendredi 15 avril 2016, après avoir été éclaboussé par un scandale sur la participation de la police aux assassinats de personnalités influentes, a annoncé la présidence.


Honduras

Le président Juan Orlando Hernandez « a accepté la démission du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Arturo Corrales », qui était auparavant ministre de la Sécurité et donc responsable de la police, selon ce communiqué. M. Corrales pourra « consacrer son temps à des tâches spéciales dont pourraient avoir besoin le pays et la société du Honduras », ajoute le texte, sans plus de précisions.

Arturo Corrales

Cette démission surprise survient après les révélations du journal El Heraldo, selon lesquelles un rapport du ministère de la Sécurité reconnaît que de hauts responsables de la police ont commandité l’assassinat du chef de la lutte anti-drogues Julian Aristides Gonzalez, en décembre 2009.

Des enquêteurs autour du cadavre de Julian Aristides Gonzalez

Le journal a également révélé l’implication de la police dans les assassinats du procureur Orlando Chavez, en avril 2013, et de l’ancien conseiller à la Sécurité Alfredo Landaverde, en décembre 2014.

Alfredo Landaverde

Selon le quotidien, toutes les autorités de sécurité publique entre 2009 et 2014 ont caché les informations concernant ces faits. Une enquête judiciaire a été ouverte. Arturo Corrales avait été ministre de la Sécurité pendant la première année du mandat du président Juan Orlando Hernandez, du 27 janvier 2014 au 8 janvier 2015, avant d’être promu chef de la diplomatie. Le scandale a poussé le président Hernandez à demander au Parlement d’approuver un décret en urgence pour accélérer la réforme de la police, initiée après la découverte, fin 2011, que de nombreux commissaires faisaient partie de gangs de narcotrafiquants, de tueurs à gage et de voleurs. Sur les 12000 membres que compte la police du Honduras, les autorités estiment que 1400 devront en être exclus en raison de leur implication dans des délits.

Agence France Presse

Juan Orlando Hernandez

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