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Le Courrier, 29 avril 2016

Grèce : Les petites mains de l’entrepôt des âmes

par Emmanuel HADDAD et Elisa PERRIGUEUR


Des émigrants font la queue pour une distribution de vêtements, dans le bidonville d’Idomeni, le 7 avril 2016

Avec la fermeture de la route des Balkans, migrants et réfugiés se retrouvent bloqués en terre hellène. Un réseau s’est organisé pour les soutenir face à l’inertie du système d’asile. Reportage entre Athènes et Idomeni.


Grèce

Une aube brumeuse se lève sur Idomeni, laissant flotter encore un peu le froid humide de la nuit sur les milliers de tentes où dorment des réfugiés syriens, afghans et irakiens, bloqués à la lisière de cette ville frontalière entre la Grèce et la Macédoine. Lentement, la mécanique routinière de ce bidonville planté autour de la gare ferroviaire désaffectée s’enclenche. Les premiers volontaires débarquent avec des caisses de bananes, les premières queues se forment devant les tentes des organisations humanitaires, qui pour un verre de thé, qui pour un problème de santé. La branche de Western Union et le café de la gare, ouverts par des Grecs opportunistes, lèvent leur store sur ce spectacle désolé. Les premières chorégraphies des policiers grecs plantés devant les barbelés de la frontière macédonienne réveillent ces campeurs forcés, qui sortent de leurs tentes pour aller faire la queue devant des toilettes insalubres.

Depuis que la frontière macédonienne a fermé le 22 février dernier, les jours se suivent et se ressemblent dans le dénuement le plus total à Idomeni. Certains tentent de l’améliorer par un système D ingénieux, à l’instar de Mahmoud, devenu boulanger malgré lui : « J’étais diplômé de droit à Alep et me voilà à cuire du pain sous une toile de tente », se lamente ce Syrien âgé de 24 ans, en train de pétrir la pâte que son frère chauffe sur un four bombé improvisé. Son père est consterné : « On nous interdit de poursuivre notre route vers l’Allemagne, mais nous ne pouvons pas retourner en Syrie, où notre maison a été détruite sous les bombes. En attendant, on moisit ici, sans savoir de quoi demain sera fait. J’ai un fils ingénieur civil, un autre diplômé de droit ; ils devraient être en train de travailler ! »

Plus loin, les policiers tentent de déplacer des familles installées sur les rails, officiellement pour libérer la voie pour le passage des trains. Aussitôt, un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants syriens installent des tentes chargées de pierres sur la voie et brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire « Misérable », « Votre silence nous tue » ou « Donnez-nous l’enfance, l’espoir, la vie ». Leur porte-parole lance aux forces de l’ordre : « Si vous ouvrez la frontière et nous laissez rejoindre l’Allemagne, alors nous libérerons la voie avec plaisir ».

Pendant plusieurs semaines, une toile de tente a abrité une assemblée ouverte sur les rails d’Idomeni. Les réfugiés et migrants y coordonnaient des actions collectives, de grèves de la faim vite avortées en chants protestataires. Le 10 avril, des manifestants parmi eux ont tenté de couper les barbelés du mur frontalier et la police macédonienne a répliqué par une pluie de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Deux cent soixante habitants du camp ont été blessés, selon Médecins sans frontières (MSF) et, depuis, la tente a disparu. « Ils ont cessé d’y croire », dit l’un des réfugiés syriens qui vend des cigarettes à la sauvette pour survivre.

Dans la foulée, un voile de répression s’est abattu sur le camp. Seize bénévoles ont été arrêtés par la police, accusés sans preuve d’avoir incité les réfugiés à traverser la frontière. Lukas, bénévole allemand, grince des dents : « J’ai passé une nuit au poste, après qu’ils aient saisi le couteau que j’utilise pour couper le gingembre qu’on met dans le thé. La police a engagé une poursuite judiciaire contre moi. Mais je continue de venir », dit-il devant une marmite géante de thé noir qu’il distribue en souriant.

Les violences policières et la criminalisation des bénévoles à Idomeni sont au cœur des débats de l’assemblée hebdomadaire du squat de Dervenion, situé dans le quartier d’Exarchia, à Athènes, 550 km plus au Sud. De retour d’Idomeni, David s’y insurge : « Le simple fait que le camp se maintienne est un acte de protestation contre la politique de fermeture des frontières. Or sur place, les bénévoles se contentent de faire du soutien humanitaire. Nous devrions aussi être solidaires avec les revendications politiques des réfugiés », dit-il à une douzaine de jeunes grecs assis en cercle.

A l’étage d’en dessous, Samir et Safi coupent les légumes frais qui accompagneront les beignets de pommes de terre d’un cuisinier iranien travesti, la tête penchée sur d’énormes poêles à frire. Le premier a fui Damas, l’autre l’enfer d’Alep. Le repas qu’ils concoctent sera distribué gratuitement dans les squats de l’université et de Notara, où vivent respectivement 200 migrants et réfugiés. Puis une autre équipe de bénévoles de toutes origines viendra préparer le dîner. Pendant ce temps, à l’entrée du squat, des femmes afghanes et africaines se servent dans des cartons de vêtements pour agrémenter leur garde-robe printanière.

Dans la capitale grecque, un réseau d’espaces autogérés ouverts pour accueillir les migrants et réfugiés se déploie peu à peu, en réponse à la fermeture des frontières de l’Union européenne. L’objectif premier est l’hébergement d’urgence et l’aide humanitaire. Car selon l’estimation du gouvernement hellène, 53925 migrants et réfugiés étaient bloqués en Grèce à la mi-avril. Or le pays ne dispose que d’une capacité d’accueil de 36910 migrants et demandeurs d’asile selon l’UNHCR. A la suite de la fermeture de la frontière macédonienne, le ministre de la Politique migratoire, Yannis Mouzalas, avait déclaré que « la Grèce n’acceptera pas de devenir un entrepôt d’âmes, même si cela devait se faire avec d’importants fonds ».

Force est de constater que, deux mois plus tard, l’entrepôt grec déborde d’âmes errantes, ayant fui guerres et persécutions pour tomber nez à nez avec la misère. Malgré la demande d’un transfert de fonds de 480 millions d’euros de la Grèce à l’Union européenne pour construire de nouveaux centres d’accueil, les conditions de vie de la plupart de ces survivants sont insultantes. Outre les plus de 10000 migrants et réfugiés d’Idomeni, ils sont plusieurs milliers à être entassés au port du Pirée et pas moins de 6000 à Elliniko1, étouffant dans un hall d’aéroport désaffecté ou dans plusieurs anciens stades abandonnés après les Jeux olympiques de 2004.

Des émigrants face à des policiers grecs, devant la frontière macédoinienne, près du bidonville d’Idomeni, le 7 avril 2016

Le réseau des squats pour migrants et réfugiés veut créer une alternative solidaire face aux déboires de la politique migratoire grecque, comme le résume Yorgos, l’un des membres actifs des squats de Dervenion et Notara : « Le gouvernement grec veut parquer les migrants dans des camps, ouverts dans l’urgence par l’armée à l’écart des villes pour les rendre invisible aux yeux des électeurs grecs. Or il existe des dizaines de logements vides à Athènes qui pourraient les accueillir dignement parmi nous. En ouvrant des espaces à leur disposition dans la ville, nous démontrons que c’est possible ».

Outre l’offre d’un toit, de vêtements et de nourriture, les membres de ce réseau de solidarité tiennent à instiguer un sens de l’action collective chez les migrants et réfugiés. Dans les squats, pas question de faire la queue pour attendre son repas : tout le monde participe aux prises de décisions sur un pied d’égalité. Ouvert depuis six mois, le squat de Notara réunit des familles marocaines, syriennes, irakiennes ou d’ailleurs qui prennent de plus en plus le pli de la vie en communauté : « Je ne viens presque plus car les locataires gèrent seuls leur espace et n’ont plus trop besoin de nous », souligne un jeune grec assistant à l’assemblée hebdomadaire de Notara, qui s’étend souvent sur plusieurs heures.

Le 20 mars, l’accord Union européenne-Turquie est entré en vigueur. Un accord prévoyant les expulsions massives de migrants, condamné par le Conseil de l’Europe le 18 mars, estimant qu’« il soulève de nombreuses questions sur sa compatibilité avec les droits des réfugiés et des migrants ». Depuis, les centres d’accueil des îles de Lesbos et de Chios se sont transformés en centres de détention pour des milliers de migrants arrivés des côtes de la Turquie après cette date fatidique. Human Rights Watch et Amnesty International ont découvert que plusieurs requérants d’asile avaient été expulsés des îles grecques vers la Turquie, un pays qui a pourtant renvoyé plusieurs dizaines d’Afghans et de Syriens dans leurs pays en guerre. Un mois plus tard, le camp d’accueil ouvert par le mouvement de solidarité à Lesbos a été démantelé par la force, plusieurs de ses volontaires détenus et les 300 demandeurs d’asile y résidant, enfermés depuis dans le centre de détention de Moria.

A Athènes, certains membres du mouvement de solidarité redoutent que cette politique d’enfermement gagne l’ensemble du pays : « Les nouveaux camps d’accueil ouverts par l’armée sont éloignés des villes, inaccessibles aux journalistes et aux organisations de droits humains. Rien n’empêche les autorités, à terme, d’y enfermer les réfugiés comme ils ont fait dans les îles de Lesbos et de Chios », grogne Khristo, un anarchiste grec qui a ouvert une école abandonnée où vivent désormais 300 réfugiés afghans et syriens, en plein cœur d’Athènes. Ils craignent aussi que les squats ouverts pour les réfugiés et migrants soient à terme pris en main par l’Etat. Dans l’école qu’il a contribué à ouvrir, Khristo a assisté, impuissant, à la reprise en main du squat par une ONG, et les assemblées collectives ont désormais laissé place aux décisions d’un chef, un Syrien, qui sert d’intermédiaire avec l’organisation. « Parfois, je me demande si, malgré notre désir de proposer une autre politique que celle du gouvernement, nous ne lui rendons pas service », s’interroge Cristina, membre de plusieurs squats pour migrants. Malgré les remises en question, ces Grecs solidaires acceptent d’être les petites mains de l’entrepôt des âmes qu’est devenu leur pays. Ils savent que de nombreux réfugiés préfèrent rester à Athènes dans l’espoir de redémarrer leur vie, plutôt que d’être mis à l’écart dans des camps.

Chaque jour, des bus partent de l’embarcadère E2 du port de Pirée pour emmener les Syriens et Afghans qui souhaitent rejoindre ces camps, dans l’espoir de vider le port avant le pic touristique des congés de Pâques. Faten, mère de trois enfants ayant fui la ville syrienne d’Idlib sous les bombardements de l’armée, est au bord de l’effondrement moral après deux mois à dormir sous la tente. Mais pas question pour elle de rejoindre un camp : « Mon mari a un problème au cœur et doit se rendre fréquemment à l’hôpital. Comment ferons-nous, s’ils nous envoient dans un endroit éloigné de tout ? » s’inquiète-t-elle. Dans la tente voisine, Roben, ex-joueur de football à Homs, dont la petite amie a péri pendant les bombardements, reste pour une autre raison : « Je suis allé à toutes les manifestations pour demander le respect de nos droits à Athènes. En ouvrant ces camps, ils veulent nous disperser et nous empêcher de nous exprimer », soutient-il, décidé à rester jusqu’à l’évacuation annoncée.

Une émigrante et son enfant dans le bidonville d’Idomeni, le 7 avril 2016

Skype : L’asile aux abonnés absents

Un lendemain de tempête dans le camp d’Idomeni, Hosam, jeune Syrien provenant du camp palestinien de Yarmouk, résume les alternatives qui s’offrent à lui devant sa tente ravagée par les rafales de vent : « Pour demander l’asile en Grèce, je dois prendre rendez-vous par Skype. Une fenêtre d’une heure est prévue chaque jour, pour les plus de 50000 demandeurs d’asile de tout le pays. Ça ne répond donc jamais. Par ailleurs, les gens qui sont allés dans les nouveaux camps et se sont inscrits pour le programme de relocation y attendent toujours. Si c’est pour attendre, je préfère rester ici. Au moins, je me sens utile ». Avec des amis eux aussi originaires de Yarmouk et retrouvés à Idomeni, Hosam a monté un centre de soutien psychosocial pour les enfants. En attendant mieux, ils réalisent des activités et des jeux pour leur faire oublier les difficultés du quotidien.

Aurélie Ponthieu, spécialiste du déplacement à MSF, résume l’état d’esprit du camp en un tweet : « Les passeurs restent le seul moyen réaliste des gens pour accéder à leurs droits. Les interviews par Skype pour l’asile ne marchent pas ». Par ailleurs, pour bénéficier du programme de relocation prévu par deux décisions du Conseil européen en septembre 2015, qui prévoit le transfert de 160000 réfugiés de la Grèce et l’Italie vers d’autres pays de l’Union européenne, il faut d’abord demander l’asile en Grèce. Par Skype. Huit mois après, seules 1145 relocations ont eu lieu.

Or en Grèce, un grand nombre de réfugiés cherchent à rejoindre leurs proches arrivés en Allemagne avant la fermeture de la frontière macédonienne. Safi, le cuisinier de Dervenion, veut y retrouver sa mère et sa sœur. Nour, une jeune Palestinienne de Syrie qui travaille avec Hosam à Idomeni, espère y retrouver son frère. Sami, Yézidi d’Irak ayant fui l’Etat islamique, préfèrerait rester plus longtemps à Idomeni, heureux de s’être trouvé des amis précieux dans la bande de Nour et Hosam. Mais chaque semaine, il part avec ses parents et ses cousins sur les traces d’un passeur pour tenter de traverser la frontière : les parents de ses jeunes cousins les attendent impatiemment en Allemagne. En deux mois, ils ont été renvoyés six fois en Grèce par la police macédonienne, qui les a battus au passage. Sur le point de repartir, Sami espère que la septième fois sera la bonne.

Emmanuel HADDAD

Des policiers macédoiniens empêchent des émigrants d’arracher la clôture marquant la frontière avec la Grèce, près du bidonville d’Idomeni, le 7 avril 2016

Les médias publics se mobilisent aussi

L’Irakien Hassan, réfugié, promène son regard triste sur les tentes abîmées, les chiens errants et, partout, les gens qui pianotent sur leurs téléphones, au port du Pirée. Ces smartphones sont la première fenêtre sur le monde de ces migrants dans l’attente, bloqués dans ce campement improvisé. Ils consultent Facebook ou reçoivent des données de proches via les très populaires applications Viber ou WhatsApp. Pour Hassan, « c’est avant tout comme ça que l’on s’informe sur les suites de nos voyages vers l’Europe ».

Mais, selon lui, ces informations glanées sur les réseaux peuvent être dangereuses. Lui-même est « chargé » d’observer, de vérifier. Car le jeune originaire de Sinjar, l’un des rares qui parlent un bon anglais dans le camp, s’est improvisé traducteur bénévole pour les ONG en manque de moyens. « Les migrants ne parlent ni grec ni anglais. On manque d’interprètes. Beaucoup ont besoin de détails sur les choses simples. Comme les soins médicaux, par exemple... »

Et surtout démentir les rumeurs « sur les violences, les descentes de police ». Et surtout « La » rumeur, celle qui resurgit chaque semaine. Qui engendre trop d’espoir suivi d’une forte désillusion. L’ouverture de la frontière macédonienne.

Alors que près de 53000 migrants sont toujours coincés en Grèce, les camps de réfugiés fleurissent aux quatre coins du pays. Dans ces espaces nouveaux aux contours ambigus, l’information circule vite. La vraie, la fausse, parfois la non vérifiable. Aussi, des médias grecs ont décidé de s’adresser directement à ces migrants exclus du système pour prévenir la désinformation. La télévision publique ERT ou l’agence de presse étatique ANA ont créé des programmes en langue arabe à destination des réfugiés.

Lorsque Walid Elias marche d’un pas vif dans les vieux couloirs de la télévision publique grecque ERT, ses collègues lui lancent des « merhaba ». Ce matin-là, il tient dans ses mains ses notes, en arabe et en grec. Ces pages noircies évoquent les camps de réfugiés de Lesbos, d’Idomeni, de la venue du Pape, des déclarations de l’Allemagne sur la politique migratoire...

Le présentateur-phare glane chaque jour des informations pour nourrir ses deux journaux et son émission « politique et économique », en arabe. Walid Elias n’a aucun mal à remplir ses journaux, l’actualité des migrants est intense en Grèce.

« L’administration d’ERT a décidé de mettre en place les journaux en juillet dernier et l’émission politique le 22 mars », explique l’animateur gréco-libanais. Une initiative du service public saluée par le gouvernement grec, « même s’il n’en est pas à l’origine », indique Walid Elias. Il s’agit, pour l’équipe composée de dix personnes, de diffuser des données « pratiques » pour les exilés. « Ces gens peuvent se faire avoir sur tout. Par exemple, nous précisons régulièrement combien coûtent les biens de première nécessité, comme une petite bouteille d’eau, 50 centimes, car certains tentent de leur vendre plus cher ».

Le journaliste insiste aussi sur les conditions météo, les démarches à suivre pour les demandes d’asile, les tensions dans les camps... Enfin toujours cette rumeur à démentir. « La frontière macédonienne n’est pas ouverte, martèle Walid Elias. Mais des groupes ou particuliers à l’intérieur des camps induisent parfois les personnes en erreur ».

L’homme fustige notamment ces individus qui, le 15 mars, ont « encouragé », selon lui, quelque 1000 migrants à passer une rivière clandestinement pour rejoindre la Macédoine. « Il y a eu trois morts ! On ne peut pas jouer avec ça ».

S’il salue le projet « très utile », Hassan, le traducteur irakien du Pirée, estime lui que les migrants sont encore peu nombreux à en avoir connaissance. « Il n’y a pas la télé dans les camps et beaucoup ne connaissent pas les podcasts ». Les Afghans aussi, nombreux, qui parlent le dari, n’ont pas accès aux infos.

Depuis le lancement des informations en arabe, la fréquentation du site ERT est passée de 40000 à 60000 visites par jour, se satisfait toutefois Walid Elias, « l’information circule ». Plus anxieux, il évoque les commentaires négatifs. Notamment les attaques extrémistes. « Des commentaires racistes, des accusations d’islamisation de la chaîne ». Le 23 mars, une vidéo de leur JT a été détournée sur les réseaux sociaux. Sur fond de décor bleu et rouge ERT, on pouvait voir une présentatrice en hijab. « Aujourd’hui, on en sourit avec les collègues, parce que c’est ridicule. Mais sur le coup, de nombreux téléspectateurs y ont cru, c’était moins drôle », résume Walid Elias.

Elisa PERRIGUEUR

Des émigrants affrontent des policiers grecs pour forcer la frontière macédoinienne, près du bidonville d’Idomeni, le 7 avril 2016

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