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vendredi 9 décembre 2016
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sputniknews, 15 mai 2016

Etats-Unis : Pourquoi le gouvernement dépense tant dans les agences anti-propagande étrangère

Suivi d’un commentaire


Le 5 février 2003, le secrétaire d’Etat américain, Colin Powell, brandissait à l’ONU une fiole censée prouver que l’Irak cachait des armes de destructions massives. La preuve était bidon

Préoccupé par le fait que son message n’est pas correctement diffusé par les médias occidentaux, Washington s’emploie à interdire toute sorte de "déformation" de son propre point de vue. Sous prétexte de contrer la propagande russe bien-sûr.


Etats-Unis

Une agence antirusse existant déjà, une autre encore bientôt érigée… N’est-ce pas trop pour un seul pays ? Non ! Pour un pays qui veut convaincre tout le monde qu’il a raison s’agissant de la Russie "sournoise" tous les moyens sont bons. Les Etats-Unis inventent toujours de nouveaux moyens pour booster la propagande dont la cible évidente est la Russie. Les grands médias occidentaux, n’accomplissent-ils donc pas leur tâche ? Non, affirme l’ancien diplomate américaine Jim Jatras dans un entretien à la chaîne RT (1). Washington a dit récemment souhaiter instaurer une nouvelle force pour contrer la propagande étrangère, une agence fédérale afin de lutter contre la propagande émanant de la Russie et de la Chine, vu que ces deux pays recourent prétendument à de multiples instruments de propagande pour diminuer l’influence mondiale des Etats-Unis.

Jim Jatras

La proposition de loi connue sous le nom d’acte visant à contrer la guerre d’information a été rédigé pour assurer qu’il n’y ait "nulle déformation des faits diffusés par le gouvernement américain et utilisés ensuite pas les médias occidentaux". De fait, l’initiative a en premier lieu résulté d’un certain réchauffement des relations russo-européennes, indique M. Jatras. De plus en plus d’Européens soutiennent Moscou et la levée des sanctions antirusses imposées suite aux événements en Ukraine, en 2014, et au rattachement de la Crimée à la Russie. Ces Européens sont logiquement pas très contents de l’attitude américaine envers la Russie, ce qui préoccupe les hauts responsables américains et les pousse à inventer de nouveaux moyens pour convaincre tout le monde qu’ils ont raison.

Pourtant, au lieu de s’atteler aux défauts de leur propre politique, les Etats-Unis préfèrent faire à l’ancienne. "Plutôt que de revoir leur politique et de se dire "Bon, peut-être nous trompons-nous, peut-être faut-il changer de cap ?", ils disent "Tout simplement, ils ne nous comprennent pas assez bien. Et nous devons donc rendre notre propagande meilleure qu’elle l’est aujourd’hui", explique l’ancien diplomate.

Si la proposition de loi avancée par le sénateur Rob Portman est approuvée, un centre d’analyse d’informations et de réactions verra le jour. Savez-vous à combien se chiffre le budget de l’éventuel centre ? 20 millions de dollars pour 2017 et 2018. Et ce malgré que la dette publique s’élève à 19000 milliards de dollars, et qu’il existe déjà un département de propagande antirusse doté de 83 millions de dollars. Vraiment, si vous voulez apprendre à investir avec sagesse, demandez à Washington… La bagatelle de 20 millions de dollars est destinée à l’Europe où, pendant les deux prochaines années fiscales, elle sera mise sous la forme de subventions à la disposition de personnes non spécifiées, que l’on suppose dans les médias européens, pour écrire une histoire qui est plus en ligne avec la politique américaine, explique M. Jatras.

sputniknews

Robert Portman

Commentaire

Le gouvernement des Etats-Unis, à l’instar du gouvernement israélien, pratique l’inversion accusatoire, puisque c’est lui qui mène continuellement, par l’intermédiaire de journalistes corrompus, des campagnes de désinformation. L’histoire des prétendues "armes de destruction massive irakienne", "la menace iranienne" et "la menace russe" ne sont que des exemples parmi d’autres. De même, depuis des dizaines d’années, les éditorialistes ne cessent de présenter la fuite en avant néolibérale -une véritable escroquerie sous couvert politique- comme la seule politique raisonnable, toute alternative étant soit censurée, soit tournée en dérision et qualifiée d’utopiste.

Le seul résultat de cette politique est de discréditer toujours davantage les médias mainstream, désormais surnommés la presstituée.

La presstituée ne cherche pas à informer ses lecteurs. Elle cherche à les manipuler dans un but idéologique, dans l’intérêt des 1 % les plus riches au profit desquels les gouvernement occidentaux trahissent le reste de la population.

Les révisionnistes sont victimes d’une campagne de désinformation et de calomnie permanente que chacun peut constater. La presstituée, à la botte du shoah business, présente systématiquement les révisionnistes comme des "faussaires de l’histoire", sans jamais faire connaître leurs arguments factuels et les preuves qu’ils produisent à l’appui de leurs propos (2). Dans le même temps, le public subit un véritable matraquage destiné à faire passer les mensonges de soi-disant "rescapés des chambres à gaz" comme autant de "preuves" de la véracité du prétendu génocide des juifs, alors même qu’on ne compte plus les faux témoignages avérés de ces mythomanes.

Particulièrement ignoble est le ton généralement jubilatoire des articles relatant la condamnation de révisionnistes -parfois à des années de prison- par des magistrats qui refusent systématiquement d’entrer en matière sur les preuves produites par la défense.

Frank BRUNNER

Notes :

(1) https://www.rt.com/op-edge/342914-europe-sanctions-discontent-russian/

(2) http://robertfaurisson.blogspot.ch/search?updated-max=2014-12-31T17:29:00-08:00&max-results=7&start=60&by-date=false

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