retour article original

samedi 3 décembre 2016
Vous êtes ici Accueil Informations internationales Europe Suisse
ats, 14 juin 2016

Suisse : Le PS veut accueillir tous les émigrants

Suivi d’un commentaire


Un bateau d’émigrants

Maintien de l’ouverture des frontières et renforcement de l’intégration sur le marché du travail : tels sont les principaux axes de la politique migratoire prônée par le PS.


Suisse

Dans la foulée du PLR et de l’UDC, c’est au tour du parti socialiste de proclamer sa vision des pratiques en matière d’asile, suite à l’acceptation par le peuple de la procédure accélérée. Le PS appelle à changer fondamentalement la façon d’envisager l’intégration, que ce soit par le biais de la formation ou de l’emploi. Il s’agit de lever les obstacles à l’intégration en permettant aux requérants de travailler, mais aussi d’accéder à des cours de langue dès le premier jour, a notamment plaidé la conseillère nationale Cesla Amarelle (VD). « Tout le monde a un intérêt prépondérant à ce que chaque personne, qui restera en Suisse à long terme, soit bien intégrée, aussi vite que possible », a expliqué la Vaudoise, qui exige la mise en place d’une troisième conférence nationale sur l’asile, axée précisément sur ce sujet. Le parti demande en particulier à la Confédération de revoir ses incitations financières, afin de favoriser de meilleures politiques cantonales d’intégration. « L’intégration est un processus global et non une affaire administrative », a encore rappelé la conseillère nationale. Aussi importe-t-il de « décloisonner les pratiques et les modèles de financement ».

Cesla Amarelle

Le parti socialiste s’attend à une augmentation du nombre de migrants ces prochains mois, ainsi que l’a indiqué son président Christian Levrat. Mais il combattra néanmoins « avec la dernière énergie » toute velléité de fermer les frontières et d’employer l’armée à cette tâche, comme demandé par l’UDC.

Christian Levrat

« Nous devons nous éloigner d’une logique de sanctions et de durcissements, au profit d’une logique d’intégration et d’accueil », a développé le conseiller national Cédric Wermuth (AG). En lieu et place des tours de vis actuels, la politique devrait se focaliser sur les 95 % qui peuvent et veulent s’intégrer, en leur donnant des conditions favorables pour y parvenir, a-t-il insisté.

Cédric Wermuth

La Suisse est en mesure d’assumer une hausse du nombre de requérants si la situation l’exige, selon le PS. Mais cela n’implique en rien un passage de la frontière massif et incontrôlé. Il est important que l’accueil, l’enregistrement et l’hébergement se déroulent de manière coordonnée et contrôlée, a précisé Christian Levrat.

La Suisse ne solutionnera pas ses questions en matière d’asile sans collaborer avec ses voisins européens, a affirmé le conseiller national zurichois Tim Guldimann. L’Europe se trouve maintenant à la croisée des chemins et doit impérativement réformer le règlement de Dublin, en se donnant les moyens de garantir son application. 40 % des migrants arrivés en Suisse sont des « cas Dublin », a expliqué le Zurichois. mais le PS n’est pas favorable à un renvoi des réfugiés vers l’Allemagne ou l’Autriche, aussi longtemps que ces deux pays sont confrontés à des flux bien plus plus élevés que la Suisse. Le dispositif de Dublin n’est pas obsolète, mais il doit être amélioré. Or ce n’est qu’en parvenant à s’entendre sur une clé de répartition humaine et solidaire que l’Europe parviendra à sortir de l’ornière actuelle. Il est essentiel que les Etats s’accordent sur des standards relatifs à la procédure d’asile, à l’hébergement et à l’aide apportée, car il s’agit d’une condition sine qua non pour esquisser une pratique de répartition acceptable, a souligné Tim Guldimann. « Si la politique européenne en matière de migration échoue, nous assisterons à une nouvelle fermeture des frontières », a ajouté Tim Guldimann a également insisté sur le caractère inaliénable des droits humains et des Conventions de Genève.

Agence télégraphique suisse

Tim Guldimann

Commentaire

Comme bien souvent avec la gauche -ou ce qui en tient lieu-, on est dans la « politique de la posture politiquement correcte », au mépris de la réalité et du plus élémentaire bon sens.

Le parti socialiste suisse présente hypocritement l’hypothèse d’une adhésion de la Suisse à l’Union européenne comme une « politique progressiste », alors que l’Union européenne est antidémocratique, totalement corrompue, qu’elle a soutenu un coup d’Etat fasciste en Ukraine, qu’elle a délibérément plongé des peuples entiers (Grèce, Portugal, Espagne) dans la misère, imposé leur mise en coupe réglée au profit des banques, et qu’elle mène une politique belliciste à l’encontre de la Russie.

Le parti socialiste suisse (qui est en réalité un club d’opportunistes petits bourgeois complices de toutes les étapes du démantèlement social) ne fait aucune distinction entre, d’une part, les réfugiés politiques, qui ont le droit d’être accueillis et qui doivent être intégrés, et, d’autre part, les requérants d’asile, qui sont n’importe qui déposant une demande d’asile, y compris les émigrants économiques qui n’ont aucun droit à l’asile politique et le savent fort bien. Le parti socialiste prétend imposer l’accueil de tous, sous prétexte d’« esprit d’ouverture » (une formule passe-partout qui fait « progressiste » dans les séances de blabla).

Autrement dit, il faudrait adopter une politique similaire à celle de l’Allemagne et accueillir les émigrants quel que soit leur nombre et quelles qu’en soient les conséquences socio-économiques. On ne se soucie nullement de savoir comment ces émigrants seront logés alors qu’il y a déjà une pénurie de logements bon marché pour les autochtones, de même qu’on ne se soucie nullement de savoir par quelles entreprises ces émigrants seraient embauchés alors que les autochtones subissent eux-mêmes le chômage. La seule chose qui importe, aux yeux des socialistes, c’est d’afficher une posture d’« esprit d’ouverture ». Quiconque n’est pas d’accord se fait traiter de xénophobe, de raciste et de tout ce qu’on voudra.

Si on voulait absolument dissuader les gens de voter pour la gauche, on ne s’y prendrait pas autrement. Autant élire des idiots de village.

Frank BRUNNER

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source