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dimanche 28 mai 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (4ème partie) : Du 1er avril 2004 au 31 août 2004
AP, 31 août 2004

Haïti : Un assaillant mort et deux militaires blessés dans la fusillade visant une délégation française


Des chimères en pleine action, à Port-au-Prince, le 29 février 2004, jour du départ de Jean-Bertrand Aristide

PORT-AU-PRINCE, Haïti (AP) -Des hommes armés ont ouvert le feu, lundi 30 août 2004, sur un hôpital de Port-au-Prince, alors qu’une délégation française, comprenant le secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères Renaud Muselier, se trouvait à l’intérieur.

Les échanges de tirs ont fait au moins un mort du côté des assaillants et ont blessé un soldat français et un policier haïtien, a rapporté un responsable français.

Haïti


Renaud Muselier se trouvait à l’intérieur de l’hôpital Sainte-Catherine au moment des tirs mais n’a pas été touché. Interrogé, mardi 31 août 2004 au matin, sur RTL, le secrétaire d’Etat a précisé que « la fusillade a duré une heure et demie avant de pouvoir être évacuée par les forces onusiennes qui bouclé le périmètre » : « nous avons été évacués dans un convoi avec des voitures blindées ainsi que deux hélicoptères », a dit M. Muselier. Interrogé sur les assaillants, le ministre français a précisé qu’il s’agissait « vraisemblablement » de partisans de l’ex-président Aristide que les Haïtiens appellent « les chimères ».

Renaud Muselier

Renaud Muselier était en visite à Haïti dans le but de stimuler les échanges entre la France et son ancienne colonie. La délégation française comprenait une dizaine de personnes et c’est une centaine d’hommes armés, habitants du quartier, qui a encerclé l’hôpital. Une centaine de balles ont été tirées avant que n’interviennent les forces de l’ordre peu après midi, a précisé le responsable. Aucune information supplémentaire n’a été donnée au sujet des blessures du soldat français ou du policier haïtien. L’identité de l’assaillant décédé n’a pas non plus été révélée.

Un "exploit" des chimères, à Port-au-Prince, le 28 février 2004, la veille du départ de Jean-Bertrand Aristide

L’hôpital Sainte-Catherine est situé dans le quartier appelé Cité Soleil, un des plus pauvres de l’île, bastion traditionnel des partisans du président déchu Jean-Bertrand Aristide, chassé le 29 février 2004.

Un bidonville de Port-au-Prince, le 6 mai 2004

Les fidèles d’Aristide avaient promis qu’ils résisteraient au gouvernement intérimaire mis en place après la rébellion sanglante qui avait secoué l’île.

Jean-Bertrand Aristide avait affirmé que c’était les autorités américaines et françaises qui l’avaient forcé à quitter le pays, accusations vivement rejetées par Washington et Paris.

Scène de vie dans un bidonville de Port-au-Prince, le 6 mai 2004

Alors qu’Aristide est en exil en Afrique du Sud, les tensions persistent en Haïti. Malgré la présence des casques bleu de l’ONU, des groupes de rebelles armés contrôlent toujours certaines zones du pays.

Associated Press

Scène de vie dans un bidonville de Port-au-Prince, le 6 mai 2004

Scène de vie dans un bidonville de Port-au-Prince, le 5 mai 2004

Scène de marché à Port-au-Prince, le 6 mai 2004

Scène de vie dans un bidonville de Port-au-Prince, le 14 mars 2004

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