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sputniknews, 18 juillet 2016

Turquie : Les listes de suspects à arrêter étaient prêtes avant le putsch


Une vitre endommagée au QG de la police, à Ankara, le 18 juillet 2016

La vague de représailles qui a couvert l’armée, les forces de l’ordre et les administrations régionales en Turquie devient de plus en plus large. Huit mille policiers ont été mis à pied dans l’ensemble de la Turquie, dont Istanbul et la capitale Ankara, du fait de leurs liens présumés avec le putsch manqué de vendredi 15 juillet 2016 au soir, a déclaré, lundi 18 juillet, à Reuters, un haut responsable turc. 30 gouverneurs et 50 hauts fonctionnaires ont également été limogés.


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Près de 3000 militaires et autant de juges et de procureurs ont d’ores et déjà été placés en détention provisoire dans la foulée du putsch avorté. De plus, 103 généraux et amiraux sont en garde à vue, selon les dernières informations de l’AFP, citant une agence progouvernementale. Près de 9000 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur turc ont été limogés après la tentative de coup d’Etat manquée, a rapporté, lundi 18 juillet 2016, l’agence de presse progouvernementale Anadolu.

Pour la commission européenne, dans la conduite de ces représailles, les autorités turques violent les normes du droit international. Selon Johannes Hahn, сommissaire européen à l’Elargissement, ce point de vue est partagé par Federica Mogherini, qui dirige la diplomatie européenne. "On a au moins l’impression que quelque chose avait été préparé. Les listes sont disponibles, ce qui laisse penser que cela était préparé pour servir à un moment ou un autre", a déclaré Johannes Hahn.

Un véhicule endommagé au QG de la police, à Ankara, le 18 juillet 2016

En réponse à la déclaration de M. Erdogan, qui a indiqué, dimanche 17 juillet 2016, entendre rétablir au plus vite la peine de mort en Turquie pour punir les participants au coup d’État avorté du 15 juillet, le parti pro-kurde HDP (Parti démocratique des peuples) a fait savoir qu’il ne soutiendra pas un éventuel projet de loi à ce sujet. "Non, nous ne le soutiendrons pas", a déclaré lundi 18 juillet, à Reuters, un porte-parole de cette formation, Ayhan Bilgen. Recep Tayyip Erdogan avait indiqué, dimanche 17 juillet, qu’il n’allait pas négliger la demande de certains de ses partisans, qui ont réclamé l’exécution des auteurs de la tentative de putsch. Selon M. Erdogan, il en discuterait avec les partis de l’opposition.

Selon Ankara, la rébellion avortée a fait 290 morts, dont 190 civils et 100 putschistes, ainsi qu’au moins 1400 blessés. Les autorités soupçonnent Fethullah Gülen, prêcheur islamique et opposant résidant à Saylorsburg (Pennsylvanie, États-Unis), d’avoir organisé la tentative de coup d’État, mais ce dernier dément son implication. À l’heure actuelle, dans l’ensemble, les forces de l’ordre ont réussi à maîtriser la rébellion, même si la tension persiste dans certains secteurs d’Istanbul et d’Ankara.

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Des véhicules endommagés au QG de la police, à Ankara, le 18 juillet 2016

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