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vendredi 24 mars 2017
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AFP, 2 septembre 2004

Soudan : Les rebelles du Darfour refusent un désarmement et demandent une enquête internationale


Les rebelles du Darfour ont refusé, jeudi 2 septembre 2004, d’évoquer leur désarmement, et exigé une enquête internationale sur les atrocités commises, selon eux, par les forces gouvernementales, lors des pourparlers qui ont lieu à Abuja sous l’égide de l’Union africaine.


"Nous n’accepterons pas le cantonnement de nos forces, même si cela doit signifier l’échec de ces discussions", a déclaré Abdelhafiz Mustapha Musa, délégué du Mouvement de libération du Soudan (SLM) à la conférence d’Abuja.

Un peu plus tôt, la délégation de Khartoum avait demandé le désarmement des rebelles parallèlement à la démobilisation des milices pro-gouvernementales djandjawides, accusées par les Nations Unies de commettre des attaques contre les civils.

Mohammed Ahmed Tugod, négociateur en chef du second groupe rebelle, le Mouvement pour l’égalité et la justice (JEM), a accusé le gouvernement de ne pas avoir observé l’accord de cessez-le-feu conclu le 9 avril, et a indiqué avoir soulevé cette question jeudi 2 septembre 2004. "Nous avons assuré (aux médiateurs de l’Union africaine) que le gouvernement ne respectait pas l’esprit de l’accord. Nous avons également discuté de la question du désarmement des milices djandjawides, et les avons directement liées au gouvernement soudanais", a-t-il dit. "C’est le gouvernement qui leur donne des directives pour commettre des attaques. Donc, il est de la responsabilité du gouvernement soudanais de désarmer les Djandjawids et de respecter ses engagements envers la communauté internationale", a-t-il poursuivi.

Le délai de trente jours donné par le Conseil de sécurité de l’ONU à Khartoum, pour désarmer les Djandjawids, a expiré dimanche 29 août, et le secrétaire générale des Nations Unies, Kofi Annan, a assuré, mercredi 1er septembre 2004, que les attaques se poursuivaient.

"Nous demandons maintenant qu’une institution internationale neutre enquête sur les crimes contre l’humanité commis au Darfour", a déclaré M. Tugod. Le chef de la délégation a répété que les rebelles ne signeraient pas l’accord conclu la veille avec le gouvernement soudanais sur la protection humanitaire des quelque 1,2 million de personnes déplacées, tant que les questions d’ordre sécuritaire ne seraient pas réglées. Les pourparlers sur le volet sécurité des négociations ont débuté jeudi 2 septembre 2004 au matin.

Agence France Presse

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