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mardi 6 décembre 2016
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sentinelleducontinent, 7 octobre 2016

Le lobby juif : Les usines à gaz existent

par René-Louis BERCLAZ


Un trader au New York Stock Exchange

L’usine à gaz dont il est question est une infrastructure qui permet de faire passer une matière première –en l’occurrence le blé– de l’état gazeux à l’état liquide ou, autrement dit, de l’état virtuel à l’état substantiel, et vice-versa quand du liquide s’évapore dans les tuyaux percés… Son mode de fonctionnement est un secret jalousement gardé par quelques familles apparentées dont le savoir-faire séculaire n’est plus à démontrer. Soit dit en passant, quelques gagne-petit, rejetons issus de la même tribu, se sont dit qu’ils pouvaient obtenir le même résultat avec une installation bien plus simple, voire même un brin rustique, la fabuleuse « chambre à gaz ». Après un départ en fanfare, on s’est aperçu que son mode de fonctionnement provoquait certains doutes, raison pour laquelle les experts les mieux informés estiment qu’il s’agit d’une technique vouée à l’obsolescence suite aux victoires du révisionnisme.


L’usine à gaz, quant à elle, est une vénérable institution qui est loin d’avoir dit son dernier mot : comme le dit l’adage, c’est dans les vieilles marmites que l’on fait la meilleure soupe. Reste à en connaître la recette. Il existe à ce sujet une lettre explicite qui ne tourne pas autour du pot. Datée du 25 juin 1863, la lettre en question est adressée à une grande banque de New York :

MM. Ikleheimer, Morton & Vandergould, New York.

Messieurs,

Un certain John Sherman nous écrit d’une ville de l’Ohio, concernant les profits que pourrait faire une institution bancaire opérant à la faveur d’une loi récente soumise à votre Congrès. Nous vous incluons copie de la lettre de M. Sherman. Apparemment, la loi en question fut préparée conformément au plan formulé l’été dernier par l’Association des Banquiers d’Angleterre. Cette association recommandait à nos amis américains ce plan qui, traduit en loi, serait très profitable à la fraternité des banquiers dans le monde entier. M. Sherman déclare que jamais les capitalistes n’eurent aussi belle occasion d’accumuler de l’argent, et que l’ancien système des banques d’Etat est tellement impopulaire que le nouveau système va être reçu avec faveur, malgré qu’il donne aux Banques nationales le contrôle absolu de la finance du pays. Les quelques Américains capables de comprendre le système, dit-il, ou bien sont intéressés au profit du nouveau système ou bien en dépendent pour des faveurs ; ce ne sont donc pas eux qui feront opposition. Quant aux autres, la grande masse du peuple, ils sont mentalement incapables de saisir les immenses avantages qu’en tirera le capital et ils vont accepter le fardeau sans se plaindre, peut-être même sans soupçonner que le système est contraire à leurs intérêts. […]

Attendant votre réponse, nous demeurons, vos serviteurs respectueux,

Rothschild Frères

(Ezra Pound, Le Travail et l’Usure, L’Age d’Homme, Lausanne, 1968, pages 58-59)

John Sherman

Une guerre mondiale et quelques Krachs plus tard, Louis T. McFadden (1876-1936), député et président du Comité des services financiers et de la devise des Etats-Unis, dénonça les banksters lors d’un discours mémorable prononcé à la Chambre des représentants en date du 10 juin 1932 :

Monsieur le Président,

Nous avons dans ce pays l’une des institutions la plus corrompue qui ait jamais existé nulle part ailleurs dans le monde ; je veux parler du Conseil des gouverneurs de la Réserve Fédérale ainsi que des banques affiliées à la Réserve Fédérale. Le Conseil des gouverneurs de la Réserve Fédérale a dépouillé le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique de montants plusieurs fois supérieurs à la dette nationale.

Cette institution diabolique a appauvri et ruiné le peuple des Etats-Unis d’Amérique ; elle s’est elle-même mise en faillite et a pour ainsi dire mis en faillite notre gouvernement. Elle l’a fait à cause des imperfections de la loi en vertu desquelles elle opère au moyen de malversations orchestrées par le Conseil des gouverneurs de la Banque Fédérale et par les pratiques de corruption des riches vautours qui la contrôlent. Ce dont nous avons besoin, c’est le retour à la Constitution des Etats-Unis d’Amérique. Il faut une séparation complète entre la Banque et l’Etat.

L’ancien combat qui fut mené ici à l’époque de Jackson doit être mené à nouveau. La Loi sur la Réserve Fédérale doit être abrogée et les banques de la Réserve Fédérale, ayant manqué à leurs obligations, doivent être immédiatement liquidées. Des fonctionnaires déloyaux ont violé leur serment : ils doivent être mis en accusation et traînés en justice. Si nous ne le faisons pas, je prédis que le peuple américain outragé, volé, pillé, insulté et trahi dans son propre pays, se soulèvera et exprimera sa colère en installant ici un président qui expulsera les marchands du Temple.

Certaines personnes pensent que les banques de la Réserve Fédérale sont des institutions du gouvernement des Etats-Unis. Elles ne sont pas des institutions gouvernementales. Ce sont des monopoles privés de crédit qui exploitent le peuple des Etats-Unis pour leur seul bénéfice et celui de leurs clients étrangers. Les banques de la Réserve Fédérale sont les agents des Banques centrales étrangères.

Henry Ford l’a révélé : l’unique objectif de ces financiers est le contrôle de la planète par la création de dettes inextinguibles. La vérité est que le Board de la Réserve Fédérale a usurpé le pouvoir du gouvernement légitime des Etats-Unis en monopolisant avec arrogance le crédit, que le Board de la Réserve Fédérale et les banques affiliées à la Réserve Fédérale exploitent sans vergogne.

Louis Thomas McFadden

Après avoir survécu à cinq tentatives d’assassinat, Louis McFadden mourut empoisonné en 1936.

Une guerre mondiale et quelques Krachs plus tard, Dominique Morisod, un ancien directeur exécutif d’UBS, signait la phrase qui tue : « En résumé, la finance non bancaire se fait de plus en plus bancaire lorsqu’il s’agit d’avoir les mêmes droits que les banques ; et elle se fait de moins en moins bancaire lorsqu’il s’agit d’avoir les mêmes obligations que les banques. C’est la stratégie classique de la privatisation des profits et de la collectivisation des pertes » (La finance de l’ombre a pris le contrôle, page 67, Favre, 2006).

Dominique Morisod

Et, effectivement, Dominique Morisod se suicidait peu après son réquisitoire dénonçant l’imposture des « réformes » bancaires et décrivant par le menu le mécanisme de l’arnaque. Le texte sera retrouvé après sa mort sur son ordinateur, repris par Myret Zaki, rédactrice en chef du magazine économique suisse Bilan et publié en avril 2016 par l’éditeur Pierre-Marcel Favre sous le titre La finance de l’ombre a pris le contrôle.

En mentionnant la finance non bancaire, Dominique Morisod faisait allusion aux spéculateurs qui opèrent en dehors des règles bancaires : ces méthodes douteuses sont la conséquence de la crise financière de 2008. Rappelons que, selon le Fonds monétaire international, les pertes dues à la crise des « subprimes » se montaient à mille milliards de dollars (Figaro du 10 avril 2008), alors qu’actuellement, le « shadow banking » c’est 80000 milliards de dollars de dettes spéculatives à haut risque.

Chef de file de cette finance de l’ombre, BlackRock est sans doute l’institution financière la plus puissante du monde avec une masse sous gestion de l’ordre de 4700 milliards d’euros d’actifs, un montant supérieur au PNB de l’Allemagne. Cet argent n’est pas le sien. Il lui a été confié par des caisses de retraite, des grandes fortunes et des banques pour qu’elle le fasse fructifier.

BlackRock a été fondée en 1986 par Larry Fink, un affairiste qui a ensuite repris Merrill Lynch, Barclays, SwissRe et un fonds spéculatif du Crédit Suisse (CS). Titulaire du Prix Woodrow Wilson 2010, Larry Fink, talmudiste frénétique de New York, compte parmi les principaux soutiens financiers d’Hillary Clinton.

Larry Fink

Philippe Hildebrand, un aigrefin de la haute finance, placé à la tête de la Banque Nationale Suisse (BNS) puis remercié pour ses tripotages financiers, a été engagé en 2012 par Larry Fink, dont il est le bras droit.

Philippe Hildebrand

Depuis la place financière suisse BlackRock gère près de 100 milliards de francs suisses, avec une plus-value annuelle d’environ 10 %, alors que les banques traditionnelles, soumises aux contraintes d’une régulation prudentielle, « offrent » des taux d’intérêt négatif. Le fonds AVS [assurance vieillesse et survivants, une assurance fédérale obligatoire en Suisse], d’un montant de 33 milliards de francs suisses, est géré en partie par BlackRock. En 2015, le fonds AVS a enregistré une perte d’exploitation de 313 millions de francs suisses, ce qui représente un rendement négatif de 0,92 %. On est donc très loin du rendement publicitaire de 10 %, sans doute réservé à quelques rares « élus » qui n’ont rien à voir avec les tondus de l’AVS.

Et dire que des inconscients soutiennent l’initiative populaire « AVSplus : pour une AVS forte » (1) qui a l’extraordinaire audace de quémander une augmentation de 10 % des rentes ! Peu importe le résultat du vote, puisque le magot des petits rentiers est voué à passer de l’état liquide à l’état gazeux lors de l’inévitable et prochain krach. C’est aussi ça, la magique usine à gaz…

René-Louis BERCLAZ

Note :

(1) Cette initiative populaire a été rejetée par la majorité des électeurs en votation.

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