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AFP, 3 septembre 2004

Burundi : l’enquête de l’ONU tend à confirmer une responsabilité multiple dans le massacre de Gatumba


Des soldats congolais

Un rapport préliminaire des Nations Unies sur le massacre commis, le 13 août, dans le camp de réfugiés de Gatumba, au Burundi, tend à confirmer la thèse d’une responsabilité multiple, incluant des groupes venus de République démocratique du Congo, a indiqué, vendredi 3 septembre 2004, à l’ONU, un diplomate de haut rang.

Burundi


"Toutes les indications continuent d’aller dans cette direction", a déclaré à la presse l’actuel président du Conseil de sécurité, l’ambassadeur d’Espagne Juan Antonio Yanez-Barnuevo, à l’issue d’une séance du Conseil consacrée à un compte-rendu de la situation dans la région des Grands Lacs africains.

Juan Antonio Yanez Barnuevo

Le diplomate répondait à la question de savoir si les premiers résultats de l’enquête menée par différents organes de l’ONU confirmaient un rapport, du 26 août 2004, du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan. Ce dernier avait indiqué que le massacre de 160 personnes dans un camp de réfugiés congolais tutsis au Burundi, revendiqué par des rebelles hutus, était peut-être en fait aussi l’oeuvre de combattants congolais et rwandais.

Le camp de réfugiés de Gatumba, après le massacre du 13 août 2004

Selon son rapport, le dernier groupe rebelle hutu encore actif au Burundi, les Forces de Libération nationale (FLN), qui ont refusé de prendre part au processus de paix dans ce pays et avaient revendiqué le massacre de Gatumba, coopèreraient avec des groupes armés congolais, les Maï-Maï, et rwandais, les anciens génocidaires interahamwe.

Des membres des Forces nationales de libération (FNL)

Tout en soulignant que l’enquête de l’ONU sur ce massacre "se poursuivait", M. Yanez-Barnuevo a déclaré : "il semble que plusieurs groupes y ont peut-être pris part, ce qui est très préoccupant". Les membres du Conseil de sécurité, a indiqué par ailleurs M. Yanez-Barnuevo, "ont exprimé leur préoccupation à la suite d’informations faisant état de la persistance des violations des droits de l’homme et des règles humanitaires internationales dans la région (des Grands Lacs) et de l’existence d’une culture de l’impunité très répandue". Ils ont "appelé tous les pays de la région à prendre tous les mesures nécessaires pour traduire en justice les responsables de crimes et mettre fin à l’impunité".

Scène du massacre de Bunia, en République démocratique du Congo, en 2003

Ils ont également appelé à la libération immédiate d’un membre du contingent marocain de la Mission d’observation des Nations Unies en République démocratique du Congo (Monuc) qui a été enlevé près de Bunia, dans le nord-est du pays, a indiqué le diplomate espagnol.

Agence France Presse

Un blindé de la MONUC à Bunia, en 2003

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