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jeudi 22 juin 2017
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AFP, 7 septembre 2004

Irak : Raid américain à Falloujah, attentat raté contre le gouverneur de Bagdad


BAGDAD (AFP) - L’aviation américaine a mené un raid, dans la nuit de lundi 6 septembre à mardi 7 septembre 2004, près de Falloujah, après un attentat, au nord de cette ville, qui a coûté la vie à sept soldats américains et trois Gardes nationaux irakiens, tandis qu’un autre soldat américain a été tué près de Bagdad.

Parallèlement, le ministre irakien des Affaires étrangères a indiqué que son gouvernement était prêt à aider la France à obtenir la libération de deux journalistes français retenus en otages en Irak par un groupe islamiste depuis 18 jours.


Le raid près de Falloujah a détruit une batterie anti-aérienne, a déclaré un porte-parole des Marines. "Nous l’avons trouvée et visée car elle posait une menace pour l’aviation", a précisé le lieutenant-colonel Thomas V. Johnson. Il a ajouté que le raid n’avait pas été lancé sur une zone résidentielle. Huit explosions à partir du sud de la ville ont été entendues juste avant minuit (20h00 GMT) alors que des avions survolaient la région. Plus tôt, un drone américain, un appareil sans pilote, s’est écrasé près de Falloujah. Des combattants ont affirmé avoir abattu le drone et ont défilé dans la ville avec les restes de l’appareil dans une fourgonnette. L’armée américaine a confirmé avoir perdu un drone près de Falloujah, mais sans pouvoir dire ce qui était à l’origine de la chute de l’appareil.

Lundi 6 septembre, sept soldats américains et trois Gardes nationaux irakiens (auxiliaires de l’armée) ont été tués dans un attentat à la voiture piégée au nord de cette ville sunnite. Un site internet islamiste a attribué, mardi 7 septembre 2004, au groupe d’Abou Moussab al-Zarqaoui, un Jordanien présumé lié à Al-Qaïda, deux communiqués, impossibles à authentifier, dont l’un semble revendiquer cette attaque. Ce communiqué affirme que des membres du groupe "ont mené une opération martyre (attentat suicide) contre un rassemblement de soldats du tyran américain et des mercenaires apostats de l’armée irakienne (...) faisant plus de dix tués".

L’armée américaine a en outre annoncé, mardi 7 septembre, que l’un de ses soldats avait été tué et un autre blessé par l’explosion d’une bombe au passage de leur convoi à proximité de Bagdad, tard lundi 6 septembre 2004 au soir. Cette mort porte à 989 le nombre de soldats américains tués en Irak depuis l’invasion du pays en mars 2003.

Concernant les deux journalistes français, le chef de la diplomatie irakienne Hoshyar Zebari a déclaré, lundi 6 septembre 2004 au soir, que "le gouvernement irakien est désireux et prêt à fournir au gouvernement français toute l’aide possible pour assurer la libération des otages et leur retour sains et saufs dans leurs foyers". M. Zebari, en visite à Amman dans le cadre d’une tournée arabe, a précisé que son pays n’avait "pas annoncé publiquement sa position concernant les otages français pour une seule raison. Nous ne voulions pas interférer dans une affaire très délicate alors que les négociations sont en cours entre le gouvernement français, les ravisseurs ou d’autres parties".

Cinq chauffeurs routiers otages en Irak, un Turc, trois Jordaniens et un Soudanais, ont été relâchés, lundi 6 septembre 2004, par leurs ravisseurs.

Les attentats et sabotages se sont poursuivis, lundi 6 septembre, sur le terrain. L’oléoduc reliant la région pétrolière de Kirkouk au port turc de Ceyhan sur la Méditerranée, essentiel pour les exportations de brut irakien, a de nouveau été saboté. Un gazoduc alimentant une importante centrale électrique dans la région de Taza, à 20 km au sud de Kirkouk, a lui aussi été saboté lundi 6 septembre 2004 au matin. Les sabotages récurrents de gazoducs et de lignes à haute tension entraînent des coupures de courant 16 heures par jour dans le nord du pays, ont indiqué des responsables irakiens.

Agence France Presse

Un Irakien tué par une bombe visant le gouverneur de Bagdad

BAGDAD (Reuters) - Un civil a été tué, mardi 7 septembre 2004, à Bagdad, par l’explosion d’une bombe au passage du convoi du gouverneur de la capitale irakienne, ont déclaré des témoins et des policiers. Ils ont ajouté que le gouverneur, Ali Radhi al-Haïdari, était indemne. Selon la police et des responsables gouvernementaux, des insurgés ont d’abord ouvert le feu sur le convoi du gouverneur avant de faire exploser une bombe placée dans une camionnette garée le long de la route.

Reuters

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