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mercredi 23 août 2017
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sputniknews, 22 février 2017

Malaysia : Les suspectes savaient qu’elles utilisaient du poison


Kim Jong-nam et Kim Jong-Un

D’après la police malaisienne, les deux jeunes filles soupçonnées d’avoir assassiné Kim Jong-nam, le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, étaient conscientes que la substance utilisée pour l’attaquer était du poison.


Malaysia

Kim Jong-nam, âgé de 45 ans, a été attaqué, le 13 février 2017, par deux femmes qui lui auraient jeté un poison au visage dans le hall de départ de l’aéroport international de Kuala Lumpur, en Malaisie. Il a succombé, peu après, lors de son transfert à l’hôpital. Kim Jong-nam a été un temps considéré comme l’héritier potentiel de son père, Kim Jong-il, avant de tomber en disgrâce, suite à une tentative manquée, en 2001, d’entrer au Japon avec un faux passeport pour visiter Disneyland. Il vivait depuis lors en quasi-exil, principalement sur le territoire chinois de Macao.

Le chef de la police malaisienne, Khalid Abu Bakar, a écarté les affirmations selon lesquelles l’une des meurtrières présumées de Kim Jong-nam aurait été dupée par des inconnus qui lui avaient fait croire qu’elles participaient à un jeu télévisé du style « caméra cachée », dont le but était de faire une « blague » à quelqu’un dans l’aéroport. « Oui, bien sûr qu’elles savaient » que c’était une attaque au poison, a déclaré M. Khalid. Et d’ajouter : « La dame s’éloignait vers les toilettes avec les mains en avant. Elle était parfaitement au courant que c’était toxique et qu’elle devait se laver les mains ». Néanmoins, le chef de la police malaisienne n’a pas précisé quel type de poison avait été utilisé par les assassins.

Khalid Abu Bakar

Khalid Abu Bakar a également annoncé que les policiers malaisiens voulaient interroger un diplomate nord-coréen et quatre autres Nord-Coréens qui pourraient avoir été impliqués dans l’assassinat. Parmi ceux-ci figurent le deuxième secrétaire à l’ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur, Hyon Kwang Song, et un employé d’une compagnie aérienne nord-coréenne, Kim Uk Il, a déclaré à des journalistes le chef de la police nationale, Khalid Abu Bakar. « Nous avons écrit à l’ambassadeur pour obtenir l’autorisation d’interroger les deux. Nous espérons que l’ambassade nord-coréenne va coopérer et nous permettre de les entendre rapidement. Sinon, nous allons les contraindre à venir chez nous », a averti M. Khalid, cité par l’AFP.

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