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dimanche 25 juin 2017
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AP, 9 septembre 2004

Irak : Ceux qui ont fait la guerre ne sont plus habilités à conduire la paix, selon José Luis Rodriguez Zapatero


TUNIS (AP) - Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a estimé, jeudi 9 septembre 2004, à Tunis, qu’après "l’erreur flagrante" de la guerre en Irak, les Etats-Unis n’étaient plus aptes à conduire les efforts de paix dans la région.


"Ceux qui ont commis cette erreur flagrante ne sont plus désormais habilités à conduire le processus de paix (au Proche-Orient). D’où le rôle plus grand qui incombe à l’Europe, aux Nations Unies et à la Ligue arabe", a-t-il déclaré devant la presse au terme d’une visite de deux jours en Tunisie.

Evoquant la multiplication des prises d’otages en Irak, M. Zapatero a dénoncé ces actes d’enlèvement "de personnes innocentes". "Nous nous trouvons dans une situation qui commande aux Nations Unies de prendre des mesures politiques urgentes", a-t-il suggéré.

Il a d’autre part déclaré partager l’analyse faite avec les responsables tunisiens selon laquelle "il faut absolument rendre le plus tôt possible la souveraineté au peuple irakien".

Interrogé sur le retrait des troupes espagnoles d’Irak, José Luis Rodriguez Zapatero s’est dit convaincu que, cinq mois après, cette décision s’avère "tout à fait fondée, d’autant qu’elle répondait à la volonté de la majorité du peuple espagnol". Tout en se disant "profondément préoccupé" par la situation qui prévaut actuellement en Irak, il a tenu à exprimer son "respect pour les pays qui sont présents dans ce pays".

Selon lui, l’intervention (des forces de la coalition) en Irak était une "erreur flagrante". Il a rappelé que l’un des objectifs de cette intervention était de favoriser le règlement du conflit israélo-palestinien. Or, "plus d’un an après, la situation a au contraire empiré", a-t-il constaté. Dans ce contexte, il a fait état d’une convergence de vues entre Tunis et Madrid quant à "l’impératif pour la communauté internationale de trouver un règlement du conflit israélo-palestinien". "Ce conflit ne peut plus perdurer. La paix est la seule solution pour remédier à la violence", a-t-il martelé, faisant valoir que la Tunisie et l’Espagne, résolument favorables au dialogue, peuvent jouer un rôle important dans ce sens.

Selon M. Zapatero, "l’avenir de la sécurité et de la paix dans le monde passe par une vision multilatérale fondée sur la légalité internationale, le dialogue des cultures et des civilisations et la lutte contre la pauvreté". Il a précisé qu’il se rendra, le 21 septembre 2004, aux Nations Unies, pour plaider en faveur d’un nouvel ordre mondial basé sur la sécurité et la justice.

Interrogé sur sa prochaine rencontre avec le président français, Jacques Chirac, et le chancelier allemand, Gerhard Schröder, qu’il doit recevoir, lundi 13 septembre 2004, à Madrid, M. Zapatero a expliqué qu’elle faisait partie de ses promesses électorales pour "un retour de l’Espagne au coeur de l’Europe", après les dissensions apparues entre les pays européens au sujet de la guerre en Irak.

Le chef du gouvernement espagnol a par ailleurs condamné avec force l’attentat contre l’ambassade d’Australie à Djakarta, qui a fait huit morts et plus de 160 blessés. "Je condamne fermement l’attentat qui s’est produit à Djakarta", a-t-il dit d’un ton grave. "Aucune justification ne peut être apportée au terrorisme."

Associated Press

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