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samedi 29 avril 2017
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AP, AFP, 12 septembre 2004

Irak : Un groupe menace de tuer les deux humanitaires italiennes si Rome ne retire pas ses troupes

par Nadia ABOU EL-MAGD


LE CAIRE (AP) - Un deuxième groupe résistant a affirmé, dimanche 12 septembre 2004, sur Internet retenir en otages les deux Italiennes enlevées récemment à Bagdad et a menacé de les tuer si l’Italie ne retire pas ses troupes d’Irak dans les 24 heures.


Le communiqué n’a pu être authentifié. Il était signé « l’Organisation du djihad islamique en Irak ». Le mois dernier, un groupe se faisant appeler « l’Organisation du djihad islamique » avait revendiqué un attentat contre les locaux d’un parti politique dans le sud du pays.

Le communiqué, mis en ligne dimanche 12 septembre, affirme que Simona Torretta et Simona Pari, et enlevées le 7 septembre 2004, sont retenues en otages en guise de représailles pour le rôle militaire de l’Italie en Irak.

« Ce qui se produira dans les prochaines heures sera lié au retrait d’Irak. Nous n’accepterons aucun succédané. Nous ne nous calmerons pas et nous n’abandonnerons pas tant que les impies n’auront pas quitté la terre de la sainte campagne et jusqu’à ce que les disciples de l’Islam jouissent de la sécurité en Irak », prévient le texte. « Nous prolongeons la date-limite de 24 heures à compter de la mise en ligne de ce communiqué. Après cela, si nous ne voyons pas les soldats italiens se retirer de la terre irakienne, nous appliquerons la loi de Dieu aux otages qui sera, si Dieu le veut, leur exécution ». Le groupe affirme avoir déjà donné 12 heures au gouvernement italien pour se conformer à ses exigences afin que les deux jeunes femmes soient libérées. On ignore quand et comment le précédent ultimatum avait été lancé.

Rome a écarté toute négociation avec les ravisseurs de Simona Pari et Simona Torretta. Toutes deux âgées de 29 ans, elles travaillaient à Bagdad pour l’organisation « Un ponte per ... » (Un pont pour ...) qui construit des écoles et répare les installations d’eau. L’Italie a déployé 3500 militaires en Irak.

Vendredi 10 septembre 2004, un groupe jusqu’alors inconnu, se faisant appeler « les Partisans d’Al-Zawahri » avait revendiqué sur Internet l’enlèvement des deux Italiennes. Le communiqué accusait le gouvernement italien de complicité dans les mauvais traitements infligés par des militaires américains aux détenus irakiens. Il donnait 24 heures à Rome pour s’engager à faire libérer toutes les musulmanes incarcérées en Irak. Ce texte n’avait pu être authentifié.

Parallèlement, l’Association des oulémas algériens a demandé la libération « inconditionnelle » des deux Italiennes. Dans un communiqué signé de son président, Abderrahmane Chibane, l’association fondée en 1931 « lance un appel aux ravisseurs, espérant qu’elles seront libérées inconditionnellement et dans les délais les plus proches ». Le texte précise que « l’Islam condamne tout acte de mort injuste à l’encontre de toute âme humaine » et que « toute action et tout dépassement contraire à l’idéal islamique ne peuvent que porter préjudice à l’Islam et aux musulmans du monde entier, et aussi à la résistance irakienne contre l’occupation et ses méfaits ». L’Association des oulémas algériens avait déjà appelé à la libération des deux journalistes français retenus en otages en Irak.

Nadia ABOU EL-MAGD

Le groupe du Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui revendique les attaques près de la "zone verte" à Bagdad

LE CAIRE (AP) - Le groupe "Unification et guerre sainte" du Jordanien Abou Moussab Al-Zarqaoui a revendiqué, dimanche 12 septembre 2004, les attaques qui ont fait au moins treize morts tout près de la "zone verte", qui abrite l’administration civile et militaire à Bagdad.

"Dimanche 12 septembre 2004 au matin, plusieurs dizaines de roquettes de combattants sacrés ont été tirées pour frapper plusieurs cibles à Bagdad en particulier et dans le reste des provinces sunnites en général, à destination des sièges de l’administration américaine et du gouvernement irakien traître", a affirmé le mouvement dans un communiqué publié sur Internet dont l’authenticité n’a pu être vérifiée.

De violents combats ont opposé, dimanche 12 septembre 2004 au matin, des résistants irakiens aux troupes américaines, dans le centre-ville de Bagdad. C’est le long de la rue Haïfa, située sur la rive occidentale du Tigre et proche de la "zone verte" que ce sont notamment déroulés les combats qui au moins treize morts.

Dans son communiqué intitulé "Dieu est grand. Les Lions d’Unification et guerre sainte envahissent la rue Haïfa", le groupe d’Abou Moussab Al-Zarqaoui revendique également l’attentat à la voiture piégée qui a fait un mort devant la prison d’Abou Ghraïb, en périphérie ouest de Bagdad. Il explique avoir perpétré cette attaque pour libérer les détenus, en particulier "les femmes nobles et pures de la communauté de Mahomet".

Au total, au moins 25 personnes ont été tuées et 102 autres blessées dans les affrontements qui ont secoué Bagdad dimanche 12 septembre 2004 au matin.

Associated Press

Affrontements à Ramadi : 10 morts et 40 blessés

Dix personnes ont été tuées et quarante blessées, dimanche 12 septembre, dans des affrontements, à Ramadi, entre la résistance irakienne et l’armée américaine, a-t-on appris de source hospitalière. "Nous avons enregistré dix morts et quarante blessés, dont des enfants, des femmes et deux policiers", a affirmé à l’AFP le directeur de l’hôpital de Ramadi, Khamis al-Saad.

Vers 06h00 locales (02h00 GMT), des membres de la résistance ont mené une attaque au mortier contre deux bases de l’armée américaine installées dans des palais du président déchu Saddam Hussein, selon un correspondant de l’AFP.

A la suite de ces attaques, des soldats américains se sont déployés dans les rues de la ville, prenant position notamment près du siège du gouverneur de la province d’Al-Anbar où ils ont essuyé de nouveaux tirs. Intenses entre 06h00 et 07h00 locales, les combats sont devenus sporadiques, mais se poursuivaient en cours d’après-midi.Les rues se sont vidées et la ville a été encerclée par la Garde nationale irakienne, qui en a fermé les accès.

Agence France Presse

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