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dimanche 26 février 2017
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AFP, 14 septembre 2004

Irak : 35 morts dans un attentat contre la police, à Bagdad


BAGDAD (AFP) - Au moins 35 personnes ont été tuées et des dizaines blessées dans l’attentat à la voiture piégée qui a visé, mardi 14 septembre 2004, un centre de recrutement de la police irakienne à Bagdad.


L’attentat s’est produit dans la rue Haïfa au centre de la capitale irakienne. "Le bilan s’est alourdi à 35 morts", a déclaré le porte-parole du ministère, le colonel Adnane Abdelrahmane. Un précédent bilan faisait état de dix morts et des dizaines de blessés. De nombreux corps carbonisés gisaient à terre tandis que les pompiers s’employaient à éteindre des voitures en flammes suite à l’explosion.

Egalement dans la capitale, deux soldats américains ont été tués et trois autres blessés, lundi 13 septembre, dans un attentat à la bombe artisanale, a indiqué, mardi 14 septembre, l’armée américaine. La journée de lundi 13 septembre 2004 avait déjà été particulièrement sanglante avec 15 morts à Falloujah.

La violence constante sur le terrain en Irak a fait dire, lundi 13 septembre 2004, à Jacques Chirac qu’"on a ouvert une boîte de Pandore" en Irak. Le président français s’exprimait à l’issue d’un sommet tripartite à Madrid avec le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le chancelier allemand Gerhard Schroeder. "Je pense que d’une façon ou d’une autre, nous avons ouvert une boîte de Pandore en Irak, que nous sommes incapables de refermer", a dit M. Chirac lors de la conférence de presse finale. "La situation est grave et ne s’améliore pas", a-t-il ajouté alors que le même jour, le Premier ministre irakien Iyad Allaoui indiquait que les élections générales pourraient être reportées dans les zones de combats.

Concernant le sort des otages étrangers en Irak, les autorités australiennes vérifiaient, mardi 14 septembre 2004, le statut de leurs ressortissants en Irak après qu’un groupe islamiste radical eut affirmé avoir enlevé deux d’entre eux. De leur côté, l’Italie et la France multipliaient les contacts pour libérer leurs otages.

Au terme d’une journée d’intenses vérifications, le Premier ministre australien John Howard a indiqué, mardi 14 septembre 2004, que le gouvernement n’avait pas été en mesure d’entrer en contact avec tous les Australiens en Irak. Des responsables du gouvernement avaient auparavant indiqué qu’aucun des 88 Australiens inscrits auprès de l’ambassade d’Australie en Irak ne manquaient à l’appel, évoquant la possibilité d’un "canular".

Après une visite la veille au Koweit, le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, poursuivait mardi 14 septembre, dans les Emirats, puis au Qatar, ses efforts diplomatiques pour obtenir la libération de deux Italiennes enlevées, le 7 septembre 2004, en Irak, par un groupe islamiste. A Koweit, il a appelé à la libération des deux jeunes femmes, mais affirmé que son pays ne retirerait pas ses troupes d’Irak, comme l’a réclamé le groupe ayant revendiqué l’enlèvement, faute de quoi il les exécuterait.

Le président de la Fédération nationale des musulmans de France (FNMF), Mohamed Bechari, a rencontré, lundi 13 septembre, à Beyrouth, le président libanais Emile Lahoud et des hauts dignitaires religieux, dans le cadre de sa campagne de mobilisation en vue de la libération des deux journalistes français enlevés le 20 août en Irak. M. Bechari doit se rendre, mardi 14 septembre 2004, au Qatar, où il y participera à une émission sur la télévision qatariote Al-Jazira avec l’influent dignitaire musulman sunnite, cheikh Youssef Al-Qardaoui.

L’islamiste algérien Abassi Madani, qui réside au Qatar, a annoncé qu’il allait entamer, mardi 14 septembre 2004, une grève de la faim, pour tenter d’obtenir la libération des otages en Irak, dont les deux journalistes français et les deux bénévoles italiennes.

A Bruxelles, lundi 13 septembre 2004, le ministre français des affaires étrangères, Michel Barnier, a indiqué que les deux otages français "seraient en vie et bien traités". "Nous avons établi tous les contacts, tous les fils, tous les dialogues possibles", a souligné M. Barnier, en marge d’une rencontre avec ses homologues de l’Union européenne.

Face à la crise des otages, le Comité des oulémas musulmans, principale organisation religieuse sunnite d’Irak, a lancé un appel pour la libération de deux Italiennes, de deux journalistes Français et des Irakiens pris en otages. "Vous connaissez notre position à l’égard du gouvernement italien, mais nous sommes des amis du peuple italien et nous défendons les deux otages italiennes comme nous le faisons pour les deux otages français", a déclaré à la presse le porte-parole du Comité, cheikh Mohammad Bachar al-Fayzi.

Agence France Presse

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