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mercredi 29 mars 2017
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AP, 17 septembre 2004

Irak : Frappes américaines meurtrières à Falloujah, attentat-suicide à Bagdad


BAGDAD (AP) - Un kamikaze a fait sauter un véhicule bourré d’explosifs, vendredi 17 septembre 2004, près d’une rangée de voitures de police dans le centre de Bagdad, faisant au moins trois morts et vingt-trois blessés.

Quelques heures auparavant, les frappes américaines sur le bastion rebelle de Falloujah avaient tué au moins quarante-quatre personnes.


Dans la capitale irakienne, c’est la deuxième fois cette semaine qu’un attentat à la voiture piégée vise la police. Le but est visiblement d’empêcher la consolidation des forces de l’ordre irakienne et la stabilisation du pays avant les élections prévues en janvier 2005. Une demi-douzaine de voitures de police bloquaient l’accès à un pont lorsqu’un véhicule s’est approché d’elles, a rapporté le policier Ammar Ali. Les policiers ont demandé au conducteur de s’arrêter mais il a continué à avancer et a déclenché ses explosifs au milieu du barrage.

Au moins trois personnes ont été tuées et vingt-trois autres blessées dans cet attentat perpétré à la mi-journée, selon le ministère irakien de la Santé. La déflagration a creusé un cratère de deux mètres de profondeur.

Sur l’autre rive du Tigre, dans la rue Haifa, un fief des résistants, les forces de sécurité irakiennes ont arrêté soixante-trois suspects, parmi lesquels figurent des Syriens, des Soudanais et des Egyptiens, a affirmé Sabah Kadhim, porte-parole du ministère de l’Intérieur. Il a ajouté que des caches d’armes contenant des roquettes, des grenades et des mitrailleuses avaient été découvertes. Dix personnes ont été blessées durant ces opérations, selon le ministère de la Santé.

Un peu plus tôt, vendredi 17 septembre 2004, les forces américaines avaient ouvert le feu sur une autre voiture piégée qui tentait de forcer un barrage. Selon un communiqué de l’armée, les deux personnes à bord de la voiture ont été tuées et un garde national irakien a été blessé.

A l’ouest de Bagdad, l’armée américaine a mené des frappes aériennes, jeudi 16 septembre 2004 au soir, contre des bâtiments à Fazat Shnetir, à une vingtaine de kilomètres au sud de Falloujah. Elle assure avoir ciblé des partisans du Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. Elle ajoute que ses soldats ont poursuivi les survivants des premières frappes qui ont trouvé refuge dans des villages voisins. Vendredi 17 septembre 2004, on pouvait voir les habitants de Fazat Shnetir creuser des tombes pour y enterrer leurs morts, quatre par quatre.

Dans la matinée, des avions américains ont aussi bombardé un lotissement de maisons à Falloujah, utilisées, d’après l’US Army, par des membres de Taouhid oual-Djihad (Unification et guerre sainte, le groupe d’Abou Moussab al-Zarqaoui).

A l’hôpital général de Falloujah, où le sol était couvert de sang, les médecins essayaient de soigner les nombreuses victimes qui arrivaient, dont une bonne partie en voiture particulière car les ambulances étaient débordées.

Au moins quarante-quatre personnes ont été tuées et vingt-sept autres blessées dans les frappes de Falloujah, selon Qassem Yahya Allaoui, porte-parole du ministère de la Santé. D’après lui, dix-sept enfants et deux femmes figurent parmi les blessés. Des responsables hospitaliers ont rapporté que des femmes et des enfants avaient aussi été tués mais aucun bilan exact n’était disponible dans l’immédiat.

L’armée américaine affirme de son côté que jusqu’à soixante résistants présumés ont été tués. Mais les troupes américaines ne sont pas entrées dans Falloujah, où les résistants ont renforcé leur mainmise.

L’Irak a connu une flambée de violence cette semaine qui a fait plus de 250 morts à travers le pays.

Quant aux deux journalistes français retenus depuis près d’un mois en Irak, la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie affirme, vendredi 17 septembre 2004, dans "Le Parisien" : "Nous avons eu des renseignements qui nous permettent de penser, sans en avoir la preuve directe, que nos otages sont vivants, en bonne santé et en sécurité".

Un gouverneur échappe à une tentative d’assassinat

TAKRIT, Irak (AP) - Hamad Hamoud Shagtti, le gouverneur de la province de Salahuddin, dans le nord de l’Irak, a rapporté que son convoi avait été la cible d’une attaque, vendredi 17 septembre 2004, près de Takrit. "J’ai échappé aujourd’hui à une tentative d’assassinat", a déclaré le gouverneur Hamad Hamoud Shagtti.

Associated Press

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