retour article original

mardi 28 mars 2017
Vous êtes ici Accueil Corruption Corruption en France
AP, 18 septembre 2004

Corruption : Jacques Chirac doit "assumer ses responsabilités", demande Charles Pasqua


Vue du Palais de l’Elysée, à Paris

PARIS (AP) - L’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua demande au président Jacques Chirac d’"assumer ses responsabilités" dans l’affaire qui touche son ancien bras droit Jean-Charles Marchiani, mis en examen dans trois dossiers différents, dans un entretien publié, samedi 18 septembre 2004, dans "Le Parisien/Aujourd’hui en France".

France


Interrogé sur cette incarcération, Charles Pasqua estime que "l’Etat n’assume pas ses responsabilités". "C’est trop facile d’utiliser les gens, de les envoyer au casse-pipe et ensuite de les laisser tomber". Il dit "attendre de Jacques Chirac, comme de tout homme d’Etat, qu’il assume ses responsabilités". "Qu’ils ne viennent pas me dire qu’ils n’étaient pas au courant de ce que faisait Marchiani".

Charles Pasqua en compagnie de Jean-Charles Marchiani, en 2002

L’ancien préfet du Var est mis en examen dans trois dossiers. Le premier concerne le blanchiment d’une partie de l’éventuelle rançon destinée à libérer des otages français retenus au Liban en 1988. Le deuxième dossier a trait au contrat entre le ministère de la Défense et une société allemande qui fournissait les boîtes de vitesse des chars Leclerc. Enfin, il est accusé d’avoir perçu des commissions en marge d’un contrat signé entre Aéroports de Paris (ADP) et une société néerlandaise fabriquant des tapis roulants.

Un tank Leclerc

"Aujourd’hui, plus personne ne le connaît et plus personne ne sait qui l’a nommé préfet. Mais, quand il est allé libérer les pilotes en Bosnie, cela ne s’est pas fait par l’opération du Saint-Esprit. Au retour des pilotes, Marchiani devait rentrer sur un autre vol. C’est Chirac lui-même qui m’a demandé qu’il rentre avec les otages et qui l’a félicité en personne à sa descente d’avion", poursuit l’ancien ministre de l’Intérieur. "Maintenant, le même Chirac ne s’en souvient plus".

Charles Pasqua

Alors que des sources judiciaires affirment qu’il est lui-même convoqué lundi à la brigade financière de Paris pour être entendu sur un prêt de 450000 euros de la Banque populaire de Chypre ayant servi à financer sa campagne présidentielle en 2002, Charles Pasqua redit "n’avoir reçu aucune convocation ni du juge, ni des policiers, ni écrite, ni orale". Il précise que ce prêt était destiné à l’élection présidentielle de 2007.

Associated Press

Vue du Palais de l’Elysée, à Paris

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source