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mardi 25 avril 2017
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AP, 19 septembre 2004

L’Iran juge illégale l’interdiction de son programme d’enrichissement de l’uranium


Les installations nucléaires de Parchine, vues par satellite

TEHERAN (AP) - L’Iran a jugé illégales, dimanche 19 septembre 2004, les demandes de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui a exigé le gel de toutes ses activités d’enrichissement d’uranium.

Iran


Hassane Rowhani, le négociateur iranien chargé des questions nucléaires, a affirmé lors d’une conférence de presse, dimanche 19 septembre 2004, que Téhéran avait néanmoins décidé de poursuivre la suspension volontaire de son programme. Le pays devrait continuer la production, l’assemblage et les essais de centrifugeuses. Il a par ailleurs menacé de limiter la coopération iranienne avec l’AIEA, si l’agence onusienne devait soumettre cette question au Conseil de sécurité en vue d’éventuelles sanctions.

Hassan Rowhani

Le Conseil des gouverneurs de l’agence onusienne a demandé samedi à l’Iran de geler toute activité d’enrichissement d’uranium. Ils ont lancé implicitement un ultimatum pour la fin de l’automne à Téhéran afin de respecter les exigences de l’AIEA. « Nous sommes prêts à respecter la suspension de l’enrichissement réel, mais nous n’avons pas de décision pour étendre cette suspension », a déclaré Hassane Rowhani. « Cette demande est illégale et n’impose aucune obligation à l’Iran. Le Conseil des gouverneurs de l’AIEA n’a pas le droit de rendre obligatoire une telle suspension, quel que soit le pays ».

Le siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Wien

Téhéran a toujours démenti enrichir de l’uranium pour construire des armes nucléaires, affirmant que cet enrichissement est destiné à produire de l’électricité. « Soumettre le dossier nucléaire de l’Iran au Conseil de sécurité ne se justifie pas », a poursuivi le négociateur iranien. « Si un jour, ils le présentent au Conseil de sécurité des Nations Unies, ce jour-là, (...) l’Iran mettre un terme au protocole additionnel et limitera sa coopération avec l’AIEA ».

Livraison d’un élément destiné aux installations nucléaires de Bouchehr

Le protocole additionnel au Traité de non-prolifération (TNP) permet à l’agence onusienne de mener des inspections inopinées. Le Conseil a « exhorté fortement » le gouvernement iranien à respecter les exigences de l’AIEA dans son enquête sur les activités nucléaires clandestines de l’Iran depuis presque 20 ans, ce qui comprend un accès sans restriction aux sites, aux informations et au personnel susceptibles d’apporter une lumière sur son intérêt à la construction d’armes nucléaires.

Vue des installations nucléaires de Bouchehr

Suggérant que l’Iran pourrait avoir à présenter des explications au Conseil de sécurité en cas de non conformité aux exigences de l’AIEA, la résolution explique que la prochaine réunion du Conseil des gouverneurs, en novembre 2004, « décidera si de nouvelles mesures sont opportunes » pour s’assurer que Téhéran respecte les demandes.

Ali AKBAR DAREINI

Les installations nucléaires de Natanz, vues par satellite

Les installations nucléaires d’Arak, vues par satellite

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