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lundi 26 juin 2017
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AFP, 30 septembre 2004

Proche Orient : Au moins 23 Palestiniens tués dans des opérations israéliennes dans la bande de Gaza


Un bulldozer israélien détruits des maisons palestiniennes dans le camp de Jabaliya, le 29 septembre 2004

JABALIYA (AFP) - Vingt-trois Palestiniens ont été tués, jeudi 30 septembre 2004, dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne opérait pour empêcher des tirs de roquettes sur Israël, dont au moins sept dans l’explosion d’un obus de char tiré sur le camp de réfugiés de Jabaliya.


L’armée a intensifié ses opérations aux abords des localités palestiniennes de Jabaliya, Beit Lahya et Beit Hanoun, après la mort, mercredi 29 septembre 2004, de deux enfants israéliens dans la chute d’une roquette artisanale Qassam tirée depuis la bande de Gaza sur Sdérot, une petite ville du sud d’Israël.

Un aperçu des dévastations perpétrées par l’armée israélienne, à Jabaliya, le 30 septembre 2004

Au moins sept Palestiniens ont été tués et dix-huit autres ont été blessés, jeudi 30 septembre 2004, par un obus de char israélien tiré sur le camp de réfugiés de Jabaliya dans le nord de la bande de Gaza, a-t-on appris de sources hospitalière et sécuritaire palestiniennes. L’obus est tombé sur un groupe de Palestiniens qui étaient rassemblés à l’entrée du camp, ont indiqué des témoins. "Nous avons reçu au moins sept morts et dix blessés", a déclaré Mahmoud Al-Assali, directeur de l’hôpital Kamal Edouane à Jabaliya. Huit autres blessés ont été transférés à l’hôpital Al-Aouda, également à Jabaliya. La plupart des blessés sont dans un état grave, selon les sources médicales.

Des dizaines d’activistes de différents mouvements palestiniens, armés de fusils, de grenades et de lance-roquettes antichars ont pris position dans les allées du camp de réfugiés de Jabaliya, à l’abri des tirs de soldats israéliens postés sur les immeubles, le 30 septembre 2004

Avant l’aube, un soldat israélien et deux combattants du mouvement palestinien Hamas ont été tués dans une attaque à l’arme automatique et à la grenade menée contre une position militaire israélienne près de Beit Hanoun. La branche militaire du Hamas a revendiqué l’attaque et indiqué dans un communiqué que deux de ses membres ont été tués dans cet accrochage.

Un Palestinien pleure son frère, tué par l’armée israélienne, à Jabaliya, le 30 septembre 2004

Deux autres activistes, respectivement membres des mouvements radicaux Brigades des martyrs d’Al-Aqsa et Jihad islamique, ont ensuite été tués lors d’affrontements avec l’armée, cette fois près du camp de réfugiés de Jabaliya.

Un Palestinien blessé par les tirs de tanks israéliens, à Jabaliya, le 30 septembre 2004

Un peu plus tard, deux Israéliens et deux activistes du Hamas ont péri lors d’une attaque palestinienne près de la colonie de Aléi Sinaï.

Evacuation d’un Palestinien blessé par l’armée israélienne, à Jabaliya, le 30 septembre 2004

Puis, quatre autres Palestiniens, dont un sexagénaire, ont trouvé la mort, quand des tireurs de l’armée postés sur des immeubles dominant le camp de Jabaliya ont ouvert le feu.

Un jeune Palestinien blessé par des tirs de l’armée israélienne est évacué vers un hôpital, à Jabaliya, le 30 septembre 2004

Toujours dans le même secteur, deux autres Palestiniens, dont un adolescent de 17 ans et un combattant ont à leur tour été abattus par les tirs de l’armée israélienne, qui ont aussi grièvement blessé un caméraman palestinien et fait 70 blessés.

Evacuation d’un Palestinien blessé au cours d’une opération de l’armée israélienne dans le camp de réfugiés de Jabaliya, le 30 septembre 2004

Enfin, un Palestinien, dont l’identité n’était pas connue dans l’immédiat, a été atteint d’une balle à la tête dans le camp de réfugiés de Jabaliya, selon des sources médicales et sécuritaires.

Funérailles d’un adolescent palestinien, à Gaza, le 29 septembre 2004

Ces morts portent à 4382 le nombre de personnes tuées depuis le début de l’Intifada, dont 3358 Palestiniens et 953 Israéliens.

Le Mur israélien à Aram, le 29 septembre 2004

Les rues du camp de Jabaliya, où vivent plus de 100000 réfugiés palestiniens dans des conditions misérables ressemblaient, jeudi 30 septembre 2004, à un champ de bataille. Des dizaines d’activistes de différents mouvements palestiniens, armés de fusils, de grenades et de lance-roquettes antichar ont pris position dans les allées, à l’abri des tirs de soldats israéliens postés sur les immeubles. Des explosions sporadiques étaient entendues dans le camp alors que d’intenses échanges de tirs opposaient combattants palestiniens et militaires israéliens.

Un soldat israélien à Jenine, le 27 septembre 2004

Au moins sept maisons ainsi que le mur d’enceinte d’une école gérée par l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) ont été détruits, jeudi 30 septembre 2004, par l’armée israélienne. Tous les hôpitaux de la bande de Gaza ont été placés en état d’alerte pour accueillir les blessés.

Evacuation d’un enfant palestinien blessé, vers l’hôpital de Gaza, le 27 septembre 2004

L’Autorité palestinienne a appelé à une intervention internationale pour mettre fin aux "massacres" israéliens. "Nous appelons le Conseil de sécurité de l’ONU, le Quartette, notamment les Etats-Unis, à intervenir immédiatement pour mettre fin aux massacres israéliens commis dans la bande de Gaza", a déclaré Nabil Abou Roudeina, conseiller du dirigeant palestinien Yasser Arafat.

L’armée israélienne a détruit au moins trente-cinq maisons à Khan Younis, le 25 septembre 2004

En Israël, qui célébrait, jeudi 30 septembre 2004, la fête juive de Souccot (Tabernacles), le Premier ministre Ariel Sharon, qui envisage d’évacuer l’armée et les colons de la bande de Gaza en 2005, procédait à des consultations sécuritaires intensives, a déclaré le porte-parole du gouvernement Avi Pazner. Il a souligné que M. Sharon avait ordonné à ses interlocuteurs de "prendre toutes les mesures nécessaires pour stopper les tirs de roquettes Qassam". Responsable de la plupart de ces tirs, le Hamas a pour sa part annoncé qu’il n’avait pas l’intention d’y mettre fin en dépit de l’offensive israélienne.

Avi Pazner

"Tirer des roquettes sur Sdérot est un acte de légitime défense contre l’agression (israélienne) contre notre peuple et si celle-ci cesse totalement, les moujahidine mettront fin aux tirs des roquettes" contre Israël, a déclaré dans un communiqué un haut responsable politique du Hamas, Saïd Siam.

Agence France Presse

Des Palestiniens manifestent contre le Mur israélien, à Budrus, le 22 septembre 2004

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