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samedi 27 mai 2017
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AFP, Reuters, 2 octobre 2004

Irak : L’Armée islamique réclame la libération d’Abou Bakar Bachir, détenu en Indonésie


L’Armée islamique en Irak a réclamé, dans une vidéo diffusée, samedi 1er octobre 2004, par la télévision Al-Jazira, la libération de l’islamiste Abou Bakar Bachir, détenu à Jakarta, en contre-partie de celle de deux Indonésiennes que le groupe a enlevées en Irak.


Dans un communiqué diffusé également par Al-Jazira, le groupe armé affirme que "le gouvernement indonésien avait arrêté Abou Bakar Bachir pour faire plaisir au gouvernement australien". La vidéo a montré les deux Indonésiennes et les autres otages enlevés en même temps. Le groupe a également mis en garde contre "la répression dont sont victimes les musulmans dans le monde entier". Les deux femmes ont été enlevées par ce groupe qui avait indiqué dans une précédente vidéo diffusée par Al-Jazira, avoir enlevé dix étrangers -deux Indonésiennes, six Irakiens et deux Libanais- travaillant pour l’entreprise d’électronique britannique G-Bell. Les deux femmes avaient été identifiées sous les noms de Rosidah binti Anom et Rafikan binti Amin par un haut responsable du ministère des Affaires étrangères indonésien.

Al-Jazira, qui a diffusé seulement une séquence de la nouvelle vidéo, a rapporté que "tous les otages ont affirmé travailler pour le compte d’une entreprise qui traite avec l’armée américaine" en Irak.

La présidente indonésienne Megawati Sukarnoputri s’apprêtait à lancer un appel télévisé, samedi 2 octobre 2004, sur la télévision Al-Jazira, pour la libération des deux Indonésiennes, a indiqué sa porte-parole à l’AFP. "Elle lancera un appel via Al-Jazira", a déclaré Garibaldi Sujatmiko, chef du bureau de presse présidentiel, précisant que le contenu du message était encore en discussion, alors qu’une équipe de tournage d’Al-Jazira doit arriver sous peu au domicile de la présidente.

L’ambassadeur d’Indonésie au Qatar, Abdel Wahed Maktoub, s’est déja exprimé sur Al-Jazira, vendredi 1er octobre 2004, appelant les ravisseurs à libérer les deux femmes. L’Indonésie, dont près de 90 % des 212 millions d’habitants sont musulmans, a toujours été opposée à l’opération militaire des Etats-Unis et de leurs alliés contre l’Irak. La président indonésienne avait critiqué à plusieurs reprises l’intervention armée, parlant même d’une "injustice exceptionnelle".

Les autorités indonésiennes ont dit, vendredi 1er octobre 2004, avoir connaissance de la présence en Irak de seulement treize Indonésiens, dont huit étudiants et deux employés de l’ambassade mariés sur place.

En août 2004, un ingénieur indonésien travaillant pour une société allemande avait été tué dans une attaque à Mossoul, à 370 km au nord de Bagdad. La voiture dans laquelle il se trouvait était tombée dans une embuscade.

Sept morts, treize blessés dans un raid américain sur Falloujah

Sept personnes ont été tuées et treize autres blessées dans un raid aérien, vendredi 1er octobre au soir, sur Falloujah, a annoncé, samedi 2 octobre 2004, l’hôpital de la ville, où la Force multinationale a indiqué avoir visé un repaire d’Abou Moussab al-Zarqaoui. Un médecin de l’hôpital local, le docteur Ahmed Taher, a affirmé que son établissement avait reçu les corps de sept personnes, dont des femmes et des enfants, et admis 13 blessés.

Dans la nuit, des habitants avaient fait état du raid, indiquant que des explosions s’étaient produites au passage d’avions de combat et que deux maisons avaient été touchées dans un quartier du nord de la ville, située à 50 km à l’ouest de Bagdad. Dans un communiqué, la Force multinationale conduite par les Etats-Unis, a précisé avoir visé un repaire du groupe d’Abou Moussab Al-Zarqaoui, l’homme le plus recherché d’Irak, que l’armée américaine tient responsable de la majorité des attentats sanglants dans le pays. "La Force multinationale a mené un raid de précision sur un repaire terroriste d’Abou Moussab al-Zarqaoui", islamiste jordanien lié à Al-Qaïda, indique le texte. "Plusieurs sources crédibles de renseignement indiquent que des membres du groupe terroriste utilisent cet endroit pour préparer des attaques suicide contre des civils innocents et des forces irakienne", ajoute le communiqué. "Ces sources ont fait état de la présence à cet endroit de quelque dix terroristes au moment de l’attaque", selon la même source.

Cette attaque s’ajoute à une longue liste de raids menés par l’aviation américaine sur des repaires présumés de l’extrémiste jordanien dans la ville. Elle a été lancée à 22h53, selon la Force multinationale.

Un soldat américain tué à Bagdad

Un soldat américain a été tué par des tirs, dans la nuit de vendredi 1er octobre à samedi 2 octobre 2004, à Bagdad, a annoncé l’armée américaine, sans plus de détails. Ce soldat de la "Task Force Baghdad" a été tué vers 23h00 (20h00 GMT) par "un tir d’armes légères", a indiqué l’armée américaine dans un bref communiqué.

Selon un décompte basé sur des chiffres du Pentagone, 1049 soldats américains ont été tués en Irak depuis l’invasion de ce pays en mars 2003.

Agence France Presse

Les forces américaines progressent dans Samarra

SAMARRA (Reuters) - Les forces américaines ont poursuivi, dans la nuit de vendredi 1er octobre à samedi 2 octobre 2004, leur offensive contre Samarra, bastion de la résistance irakienne, où les derniers combats ont fait cinq morts et 20 blessés, selon un médecin de l’hôpital local. L’aviation a bombardé plusieurs quartiers de la ville, située à une centaine de kilomètres au nord de Bagdad, où des chars ont également été aperçus, rapportent des habitants. On ignore si les cinq tués sont des résistants ou des civils.

Dans un communiqué, diffusé vendredi 1er octobre 2004 au soir, l’état-major américain indiquait que plusieurs bâtiments publics ainsi que des locaux de la police irakienne avaient été "sécurisés", de même qu’une mosquée et des "sites importants". "Les troupes ont progressé dans la ville, régulièrement prises pour cibles par des tirs de roquettes, des engins explosif improvisés et des coups de feu directs ou indirects", ajoutait l’armée.

Dans la journée, un porte-parole avait fait état de 109 morts et de 35 prisonniers dans les rangs de la résistance.

L’offensive, entamée aux premières heures de vendredi 1er octobre 2004, semble être la première initiative d’envergure pour venir à bout de l’insécurité avant les élections prévues en janvier 2005, conformément à l’engagement de Washington.

Reuters

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