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dimanche 23 avril 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Haïti (5ème partie) : De septembre 2004 à décembre 2004
AP, 3 octobre 2004

Haïti : Des affrontements à Port-au-Prince font au moins 14 morts


Scène de rue à Port-au-Prince, le 1er octobre 2004

PORT-AU-PRINCE, Haïti (AP) - Des Haïtiens demandant le retour du président Jean-Bertrand Aristide évincé du pouvoir en février 2004, ont lancé des pierres et tiré des coups de feu en l’air, samedi 2 octobre 2004, alors que les violences de ces derniers jours, à Port-au-Prince, ont fait au moins 14 morts.

Haïti


Trois hommes politiques pro-Aristide ont dû se terrer dans les locaux de la Radio Caraïbes après leur passage à l’antenne, affirmant que des policiers s’apprêtaient à les arrêter à la sortie pour port d’armes illégal. Environ 15 officiers avaient encerclé le bâtiment. "Nous sommes venus pour dire qu’il est nécessaire de faire la paix", a déclaré l’ancien sénateur Gérard Gilles à l’Associated Press à l’intérieur de la radio. "Mais le gouvernement a envoyé la police pour nous encercler. Nous sommes retenus en otages. Si la communauté internationale accepte cette situation, nous ne savons pas ce qu’il va se passer."

Scène de rue à Port-au-Prince, le 1er octobre 2004

Au moins cinq hommes ont été tués, vendredi 1er octobre, par des bandits armés, devant le domicile d’un chef de quartier anti-Aristide, dans le bidonville Village de Dieu, ont affirmé des habitants samedi 2 octobre 2004.

Un policier haïtien distribue des bouteilles d’eau, à Gonaives, le 2 octobre 2004

La police a également ouvert le feu sur une manifestation pacifique des partisans d’Aristide dans le quartier Bel Air, vendredi 1er octobre 2004, tuant deux jeunes hommes, a indiqué Anne Sosin surveillant le respect des droits de l’homme en Haïti pour l’Institut de la justice et de la démocratie.

Une file d’attente pour une distribution de nourriture, à Gonaives, le 2 octobre 2004

Un civil, deux chefs de gangs et quatre policiers, dont trois ont été décapités, ont également trouvé la mort depuis le début des violences jeudi 30 septembre 2004. "Les partisans d’Aristide ont lancé une opération de guérilla urbaine qu’ils appellent Opération Bagdad", a expliqué l’activiste des droits de l’homme Jean-Claude Bajeux. "Les décapitations imitent celles perpétrées en Irak et visent à mettre en évidence l’échec de la politique américaine en Haïti"."

Deux femmes s’éloignent après avoir reçu de la nourriture, à Gonaives, le 2 octobre 2004

Jean-Bertrand Aristide, en exil en Afrique du Sud, a accusé des agents des Etats-Unis de l’avoir kidnappé alors qu’il quittait le pays à bord d’un jet américain le 29 février sous la pression des révoltes meurtrières. Le gouvernement américain a toujours soutenu que Jean-Bertrand Aristide était parti de son propre chef.

Scène de marché à Gonaives, le 2 octobre 2004

Le parti Lavalas du président déchu a entamé trois jours de commémoration du coup d’Etat de 1991 qui a renversé le premier gouvernement Aristide. Ils demandent la fin de "l’occupation" et de "l’invasion" par les troupes étrangères, faisant référence à la force militaire menée par les Etats-Unis.

Associated Press

Une femme apporte du charbon de bois au marché de Gonaives, le 2 octobre 2004

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