retour article original

jeudi 27 avril 2017
Vous êtes ici Accueil Archives Archives Irak (11ème partie) : Octobre 2004
AFP, 3 octobre 2004

Irak : La ville de Falloujah de nouveau bombardée, Samarra "nettoyée"


BAGDAD (AFP) - L’aviation américaine a mené, dans la nuit de samedi 2 octobre à dimanche 3 octobre 2004, un nouveau raid aérien sur Falloujah, à l’ouest de Bagdad, tuant probablement "un grand nombre" de résistants, tandis qu’une autre ville rebelle, Samarra, a été "nettoyée", selon le ministre irakien de l’Intérieur.


Le raid américain, le troisième en 24 heures sur Falloujah, bastion sunnite à 50 km à l’ouest de Bagdad, a visé vers 01h00 un repaire présumé de résistants à la périphérie de la ville, a annoncé l’armée américaine. Le bâtiment, dans lequel se trouvaient selon l’armée 10 à 15 résistants soupçonnés de liens avec l’homme le plus recherché d’Irak, l’islamiste Abou Moussab al-Zarqaoui, a été gravement endommagé, selon un communiqué de l’armée. Aucun bilan des victimes éventuelles de ce raid n’a été communiqué dans l’immédiat.

Un autre bâtiment, dans les faubourgs de Falloujah, abritant 15 à 20 résistants, dont l’armée américaine avait affirmé qu’ils effectuaient des entraînements de style militaire, avait été bombardé, samedi 2 octobre au soir, et un autre site vendredi 1er octobre 2004.

Samedi 2 octobre 2004, lors d’une visite à Samarra, à 125 km au nord de Bagdad, le ministre de l’Intérieur Falah al-Nakib, accompagné du général John Batiste, commandant de la 1ère Division d’infanterie américaine, a déclaré que la ville avait été "nettoyée des mauvais éléments et des terroristes". "Les Irakiens commencent ainsi à contrôler leur pays", a-t-il dit. Le ministre a affirmé que la résistance comprenait des "Iraniens, des Syriens, des Yéménites, des Fedayine (ex-miliciens de Saddam Hussein) des éléments de Tawhid wal Jihad (groupe de Zarqaoui) et de criminels libérés par l’ex-régime en 2002".

Quelque 3000 soldats américains et 2000 éléments de l’armée et de la Garde nationale irakienne ont envahi la ville, vendredi 1er octobre 2004 à l’aube, après l’échec des négociations pour une entrée pacifique. Selon l’armée américaine, 125 "rebelles" ont été tués alors que les forces américaines et irakiennes ont eu "très peu de pertes". Des sources hospitalières locales ont fait état de 90 morts et de 180 blessés.

M. Nakib a souligné que l’offensive constituait "la première des opérations destinées à reprendre le contrôle de zones hors-la-loi" et interrogé sur Falloujah, il a répondu : "Nous avons la capacité de reprendre" cette ville.

Par ailleurs, un général de Saddam Hussein a été arrêté, samedi 2 octobre 2004, lors d’une opération effectuée par les forces polonaises, américaines et irakiennes, dans la province de Hilla, à 100 km au sud de Bagdad, a annoncé un porte-parole des forces polonaises en Irak, sans préciser son identité.

Dans la macabre série des exécutions d’otages, le groupe extrémiste Ansar Al-Sunna, lié au réseau Al-Qaïda, a diffusé sur un site internet une vidéo montrant la décapitation d’un Irakien travaillant avec les troupes américaines. En outre, un groupe armé a menacé de tuer un otage jordanien dans les 72 heures si son employeur jordanien ne cessait pas ses activités en Irak, a indiqué la chaîne Al-Arabiya, en diffusant une vidéo de l’otage. L’entreprise a aussitôt annoncé qu’elle cessait ses activités dans le pays.

L’Armée islamique en Irak, qui a enlevé deux Indonésiennes, deux Libanais et six Irakiens, a réclamé dans une vidéo la libération de l’islamiste Abou Bakar Bachir, détenu à Jakarta, en contre-partie de celle de deux Indonésiennes.

Ce groupe a aussi sommé le gouvernement de Beyrouth de retirer ses ressortissants d’Irak, dans un communiqué publié sur son site internet, menaçant les deux Libanais. Ce groupe détient en outre deux journalistes français, en faveur de la libération desquels le député français Didier Julia a lancé une initiative privée qui a semé la confusion sur leur sort.

A propos de la conférence internationale sur l’Irak, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmad Aboul Gheit a publiquement fait savoir qu’elle était "prévue pour la dernière semaine de novembre" en Egypte.

Enfin, les sept pays les plus industrialisés (G7), réunis à Washington, ont promis de réduire la dette de l’Irak, estimée à 120 milliards de dollars, avant la fin 2004, mais ils restent divisés sur le niveau de l’annulation.

Agence France Presse

Si vous souhaitez soutenir l’activité du site web interet-general.info, vos dons sont les bienvenus sur le compte de la Banque cantonale de Genève No Z 3267.34.01 Clearing bancaire (CB) : 788 IBAN CH48 0078 8001 Z326 7340 1

Compte de chèque postal : 12-1-2

Veuillez libeller les chèques au nom de : interet-general.info

Accueil

éditeur : Frank Brunner | ouverture : 11 novembre 2000 | reproduction autorisée en citant la source