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vendredi 24 mars 2017
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AP, 3 octobre 2004

Irak : Gianfranco Fini revient sur ses déclarations

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LE CAIRE (AP) - Gianfranco Fini, qui avait évoqué un possible retrait des troupes italiennes après les élections en Irak, fait marche arrière. Le numéro deux du gouvernement italien a fixé, dimanche 3 octobre 2004, comme autres conditions, le rétablissement de la sécurité et d’un système politique stable dans le pays.


Le vice-président du Conseil italien n’a pas précisé à quelle échéance ces conditions pourraient être remplies.

« Les prochaines élections en Irak ouvriront la voie à la stabilisation du pays et à la création d’un système démocratique et représentatif », a déclaré M. Fini qui s’exprimait au Caire à l’issue d’une rencontre avec le président égyptien Hosni Moubarak. « A la fin de ce chemin, certainement, le moment viendra de retirer les troupes », a-t-il souligné, repoussant à une date éloignée cette perspective.

Samedi 2 octobre 2004, M. Fini avait laissé entendre que Rome pourrait retirer ses 3000 soldats d’Irak après les élections prévues dans ce pays en janvier 2005. « Quand il y aura un gouvernement qui représentera tous les Irakiens d’une manière libre, les troupes étrangères n’auront plus besoin de rester en Irak », avait déclaré le numéro deux italien, au début de sa visite en Egypte. Il avait jugé nécessaire de « permettre au peuple irakien d’effectuer des élections et de former un gouvernement irakien qui soit libre ».

Le gouvernement conservateur italien de Silvio Berlusconi, allié clé des Etats-Unis en Irak, a dit à plusieurs reprises dans le passé qu’il maintiendrait ses troupes en Irak aussi longtemps que nécessaire.

Associated Press

Commentaire

La présence des troupes d’occupation en Irak est la principale source d’insécurité et d’instabilité, puisqu’elle donne sa raison d’être à la résistance, suscitant combats et attentats.

Prétendre subordonner le retrait des troupes d’occupation à la fin de l’insécurité et de l’instabilité n’a pas de sens. Cela équivaut à poser des conditions dont on sait d’avance qu’elles ne se réaliseront jamais, puisque la présence même des troupes d’occupation empêchera qu’elles se réalisent.

On relèvera que les conditions énoncées pour un retrait des troupes d’occupation ne font aucun cas de la volonté d’un gouvernement irakien légitimement élu. Même si un tel gouvernement exigeait le départ des troupes d’occupation, l’occupant s’y opposerait, en prenant prétexte de telle attaque de la résistance, ou de tel attentat, pour affirmer que les conditions du retrait ne sont pas réunies.

En réalité, les Etats-Unis s’apprêtent à rester indéfiniment en Irak, bombarder indéfiniment les villes irakiennes, procéder indéfiniment à des arrestations massives, à des déportations, et piller indéfiniment l’Irak à leur profit. Cette perspective ne peut que conforter les partisans de la lutte à outrance contre l’occupant.

Frank BRUNNER

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