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jeudi 17 août 2017
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AFP, 7 octobre 2004

Guinée Bissau : Plus aucun soldat dans les rues de la capitale


Scène de rue à Bissau

Plus aucun soldat n’était visible, jeudi 7 octobre au matin, dans les rues de Bissau, au lendemain d’une mutinerie de militaires exigeant le paiement d’arriérés de soldes, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. Selon ce journaliste, les soldats mutinés ont regagné leurs casernes, progressivement, mercredi 6 octobre après-midi et durant la nuit de mercredi 6 octobre à jeudi 7 octobre 2004.

Guinée Bissau


Une réunion entre le chef des mutins d’une part et le ministre des Affaires étrangères, Soares Sambu, et le représentant spécial en Guinée Bissau du secrétaire général de l’ONU, Joao Bernardo Oniwana s’est achevée tard dans la nuit de mercredi 6 octobre à jeudi 7 octobre. Aucune indication n’avait encore filtré, jeudi 7 octobre au matin, sur le résultat de ces discussions.

La poste centrale de Bissau

Le chef de l’état-major des forces armées de Guinée-Bissau, Verissimo Correia Seabra, a été tué lors de la rébellion, avait indiqué, mercredi 6 octobre, le ministère portugais des Affaires étrangères. Le président portugais, Jorge Sampaio, avait qualifié, mercredi 6 octobre, cette rébellion de "coup d’Etat".

Verissimo Correia Seabra

Les militaires bissau-guinéens mutinés pour réclamer le paiement d’arriérés avaient été appelés à retourner dans leurs casernes, selon un communiqué officiel publié mercredi 6 octobre 2004 au soir. Selon ce communiqué, la commission de négociation qui réunissait les mutins, le gouvernement bissau-guinéen et un représentant du secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Kofi Annan, demandait aux mutins de regagner les casernes. "Les militaires surpris en train de circuler en dehors des casernes et en tenue militaire sont responsables de leurs actes", poursuivait le texte.

Kofi Annan

Le Premier ministre bissau-guinéen, Carlos Gomes Junior, avait indiqué, auparavant, au service africain de la radio publique portugaise, qu’un groupe de militaires ayant servi dans la mission de l’ONU au Liberia était au centre des troubles, tout en accusant "certains responsables politiques" d’être derrière ces incidents. Un contingent de 650 militaires bissau-guinéens fait partie de la force de paix de l’ONU au Liberia.

Agence France Presse

Une pirogue

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